La vie de chacun est-elle contenue entre deux termes, le moment de la naissance (ou de la conception) et le moment indéterminé de la mort ? Le coryphée à la fin d??dipe-roi de Sophocle appelle à toujours considérer le dernier jour de la vie d'un homme : seul le terme de sa vie peut permettre de dire s'il a vécu heureux. Mais la mort n'est pas seule décisive : l'impact qu'a la vie prénatale sur la vie de chacun, son identité, son destin a été pensé et développé dans différentes traditions religieuses, philosophiques et médicales.Parler d'une vie prénatale ne suppose pas seulement, pour celui qui vit la vie que nous connaissons et que nous avons en partage, un statut d'avant la vie, mais que cet avant soit aussi une vie. Les questions qui découlent de cette double acception sont au c'ur de ce volume où l'on examine les représentations, les théories et les pratiques concernant la vie prénatale à partir de matériaux à la fois ethnographiques et textuels. De la Grèce et de la Chine anciennes, de l'Inde védique au Togo contemporain et à la philosophie tardo-antique, les auteurs s'intéressent aussi bien à l'embryologie qu'aux idées concernant une vie ou des vies prénatales.
Nombre de pages
240
Date de parution
03/11/2023
Poids
306g
Largeur
134mm
Plus d'informations
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EAN
9782841374229
Titre
La vie prénatale. Destin, identité, mémoire
Auteur
Ildefonse Frédérique ; D'Intino Silvia
Editeur
MILLON
Largeur
134
Poids
306
Date de parution
20231103
Nombre de pages
240,00 €
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Mêlant les formes du récit et de l'essai, ce livre singulier dresse l'éloge du polythéisme. S'interrogeant sur sa spécificité (en Grèce ancienne ou dans le candomblé) et sur les effets qu'il produit sur ceux qui le pratiquent, il cherche à comprendre la manière dont notre rapport à une pluralité de dieux s'articule à notre rapport à notre propre puissance. Il s'attache à comprendre notamment ce qu'est un rituel et l'apaisement qu'il apporte. Soulignant la liberté du polythéisme par rapport à la question de la foi, il explore plus largement la multiplicité inhérente au psychisme, et notre rapport au savoir et au non-savoir.
Zénon de Citium (env. 334-262 avant J.-C.), Cléanthe (env. 331-230) et Chrysippe (env. 277-206), qui ont successivement dirigé le Portique (Stoa), sont les trois figures maîtresses de l'Ancien Stoïcisme. Du stoïcisme ancien on ne connaît souvent que sa postérité éthique, à laquelle il ne se réduit pas quelle qu'en soit l'importance. Avec ses trois parties, physique, logique, éthique, il développe en effet la première philosophie systématique, et donne pour la première fois à la logique un statut de partie, et non plus de simple instrument. Ce livre cherche à présenter ces deux innovations - innovation du système, innovation d'une logique conçue comme partie. Il s'attache également à illustrer comment le stoïcisme s'inscrit, en amont, dans une tradition ouverte par Platon et Aristote qu'il parachève ; comment, en aval, il demeure très présent dans la tradition de la philosophie occidentale : dans le Dieu ou la Nature de Spinoza, dans certains traits de l'harmonie leibnizienne, par exemple, jusque dans l'impératif catégorique kantien, voire dans l'affirmation nietzschéenne. Que Nietzsche détache le stoïcisme de son fondement cosmologique n'implique pas qu'il y fasse lui-même exception.
Husserl Edmund ; Pestureau Jean-François ; Mazzù A
L'existence des " Manuscrits de Bernau " de Husserl sur la conscience intime du temps fut révélée pour la première fois publiquement par Heidegger, en 1928 dans sa préface aux célèbres Leçons sur la phénoménologie de la conscience intime du temps. Ces Manuscrits, écrits par Husserl à Bernau (Forêt Noire) en 1917/18, sur la base d'une compilation faite par Edith Stein, sont restés inédits du vivant du philosophe, bien qu'ils aient été confiés, dans les années trente, à Eugen Fink en vue de la publication. Pour plusieurs raisons, dont la complexité des textes n'est pas la moindre, Fink n'en vient pas à bout, et après la guerre, y renonça. Husserl considérait en effet ces manuscrits comme son " ouvrage principal " qui, restés dans les cartons des Archives de Louvain, sont entrés dans la légende pour le milieu des phénoménologues , puisqu'ils étaient censés contenir les clés de l'oeuvre entière. Il aura fallu le travail persévérant de Rudolf Bernet et Dieter Lohmar pour que l'ouvrage (une sélection parmi la masse des manuscrits) paraisse enfin, en 2001, dans la collection des Husserliana. Cette édition critique est celle qui est publiée ici en traduction française. L'importance considérable de ces textes tient à ce qu'ils constituent proprement l'acte de naissance de la phénoménologie génétique, et conduisent par là à réexaminer et relativiser les analyses structurales et statiques auxquelles on a trop souvent réduit la phénoménologie, en en faussant l'" esprit ", en la figeant dans une scolastique. Car les " Manuscrits de Bernau " sont avant tout un exercice aigu du sens critique, de la pensée aux prises avec des problématiques aporétiques, de l'art de pratiquer des distinctions nuancées jusqu'au plus subtil, de la rencontre de choses essentiellement mobiles, bref, de la pratique de la philosophie telle qu'elle doit se donner à entendre aujourd'hui.
Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c'ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c'ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.