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La vie prénatale. Destin, identité, mémoire
Ildefonse Frédérique ; D'Intino Silvia
MILLON
22,00 €
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EAN :9782841374229
La vie de chacun est-elle contenue entre deux termes, le moment de la naissance (ou de la conception) et le moment indéterminé de la mort ? Le coryphée à la fin d'Odipe-roi de Sophocle appelle à toujours considérer le dernier jour de la vie d'un homme : seul le terme de sa vie peut permettre de dire s'il a vécu heureux. Mais la mort n'est pas seule décisive : l'impact qu'a la vie prénatale sur la vie de chacun, son identité, son destin a été pensé et développé dans différentes traditions religieuses, philosophiques et médicales. Parler d'une vie prénatale ne suppose pas seulement, pour celui qui vit la vie que nous connaissons et que nous avons en partage, un statut d'avant la vie, mais que cet avant soit aussi une vie. Les questions qui découlent de cette double acception sont au coeur de ce volume où l'on examine les représentations, les théories et les pratiques concernant la vie prénatale à partir de matériaux à la fois ethnographiques et textuels. De la Grèce et de la Chine anciennes, de l'Inde védique au Togo contemporain et à la philosophie tardo-antique, les auteurs s'intéressent aussi bien à l'embryologie qu'aux idées concernant une vie ou des vies prénatales.
Nombre de pages
240
Date de parution
03/11/2023
Poids
306g
Largeur
134mm
Plus d'informations
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EAN
9782841374229
Titre
La vie prénatale. Destin, identité, mémoire
Auteur
Ildefonse Frédérique ; D'Intino Silvia
Editeur
MILLON
Largeur
134
Poids
306
Date de parution
20231103
Nombre de pages
240,00 €
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Mêlant les formes du récit et de l'essai, ce livre singulier dresse l?éloge du polythéisme. S'interrogeant sur sa spécificité (en Grèce ancienne ou dans le candomblé) et sur les effets qu'il produit sur ceux qui le pratiquent, il cherche à comprendre la manière dont notre rapport à une pluralité de dieux s'articule à notre rapport à notre propre puissance. Il s'attache à comprendre notamment ce qu'est un rituel et l'apaisement qu'il apporte. Soulignant la liberté du polythéisme par rapport à la question de la foi, il explore plus largement la multiplicité inhérente au psychisme, et notre rapport au savoir et au non-savoir.
Le présent ouvrage est né d'un étonnement : comment se fait-il que la grammaire se soit si tardivement constituée en discipline autonome - entre le second siècle avant J. C. et le premier siècle après J. C. -, bien postérieure donc à l'invention de la conceptualité philosophique ? L'étude du langage, loin d'être d'emblée présentée comme l'objet d'une discipline spécifique, fut longtemps distribuée entre différentes disciplines : phonétique, métrique, onomastique, rhétorique, poétique, logique, dialectique. L'enquête a permis de montrer que le caractère tardif de l'émergence de la grammaire devait être mis au compte du projet spécifique qui unit les philosophies platonicienne, aritotélicienne et stoïcienne, projet de dire les réalités dans le logoi (discours, énoncés, raisonnements...), et de la mainmise corrélative, par la philosophie, sur l'analyse du langage.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.