Depuis la proclamation de la Déclaration universelle des droits de l'homme, en 1948, partout dans le monde, c'est surtout sous la forme de droits qu'on a voulu définir le bien public. En réclamant haut et fort la confirmation de leurs droits, les femmes, les autochtones et les différentes minorités ont ébranlé les fondements mêmes de nos sociétés. Au Canada, la longue lutte pour la reconnaissance menée par la minorité francophone et les Premières Nations a fait advenir une véritable révolution des droits. Ce qui se passe ici a non seulement donné naissance à de vives controverses, mais fait l'objet de la curiosité du monde entier. Les droits collectifs - touchant la langue ou le territoire - représentent-ils une menace pour les droits individuels ? Quand tout le monde invoque ses droits, quelle place reste-t-il pour la responsabilité ? La famille peut-elle survivre quand chacun de ses membres a des droits ? Les droits linguistiques affaiblissent-ils la communauté tout en donnant davantage de pouvoir à l'individu ? Michael Ignatieff répond avec franchise à chacune de ces questions. Selon lui, croire aux droits, c'est croire à la politique, c'est croire au dialogue plutôt qu'à l'affrontement, c'est croire au compromis plutôt qu'à la violence.
Nombre de pages
141
Date de parution
16/04/2002
Poids
180g
Largeur
140mm
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EAN
9782764601259
Titre
La Révolution des droits
Auteur
Ignatieff Michael
Editeur
BOREAL
Largeur
140
Poids
180
Date de parution
20020416
Nombre de pages
141,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les empires ont-ils vécu ? Sans doute si l'on songe à ce que furent les empires coloniaux du siècle passé. Mais une nouvelle forme d'empire est en train de voir le jour en Bosnie, au Kosovo, à Timor, en Afghanistan, partout où l'effondrement des Etats lâche la bride à la barbarie et nécessite une intervention armée extérieure. Les trois récits réunis ici décrivent un impérialisme humanitaire pressé, conduit par une superpuissance aux tentations casanières - les Etats-Unis - et épaulé par une Europe plus soucieuse de sa puissance économique que de ses responsabilités géopolitiques. Ce nouvel impérialisme pèche moins par excès que par défaut. La reconstruction des sociétés là où l'Etat a failli appelle en effet autre chose qu'un investissement de court terme : un travail impérial de longue haleine. La difficulté est que la domination et l'ingérence ne font pas bon ménage avec les valeurs démocratiques portées par les dominateurs d'aujourd'hui. Le monde découvre cependant qu'elles sont parfois une étape nécessaire à la reconstruction. C'est cette contradiction qui structure et taraude le nouvel empire.
Dix ans après la chute du Mur de Berlin, l'euphorie et l'espoir d'une paix mondiale et d'une humanité réconciliée ont pris fin. Les guerres civiles et les conflits interethniques se multiplient aux quatre coins de la planète. En réponse à cette nouvelle situation, les démocraties occidentales ont placé le fameux " devoir d'ingérence " au centre de leur politique étrangère. Dans cet essai provocateur, Michael Ignatieff s'efforce d'interroger la signification et la portée de ce nouvel engagement moral. Depuis le début des années quatre-vingt-dix, il a parcouru les zones de conflits de la planète, l'Ex-Yougoslavie, l'Angola, le Rwanda, l'Irlande du Nord ou l'Afghanistan. Sa rencontre avec les diplomates, les journalistes, les organisations humanitaires, les soldats de la paix, mais aussi les nouveaux " seigneurs de la guerre " et autres paramilitaires, nourrit une réflexion vivante sur les limites de la morale et de la justice dans un monde en guerre. Livre choc, passionné, L'honneur du guerrier est à la fois un compte rendu et une réflexion sur ce face-à-face entre la guerre ethnique, devenue un " mode de vie ", et le discours universaliste des droits de l'homme. C'est la tentative faite par un homme sincère pour " saisir la contradiction qui habite nos principes, de comprendre la faiblesse de nos engagements, la division et le cynisme qui, dans nos c'urs, nous ont amenés à trahir la promesse de liberté que nous avons entrevue si brièvement en 1989 ".
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