L'honneur du guerrier. Guerre ethnique et conscience moderne
Ignatieff Michael
LA DECOUVERTE
14,94 €
Epuisé
EAN :9782707132307
Dix ans après la chute du Mur de Berlin, l'euphorie et l'espoir d'une paix mondiale et d'une humanité réconciliée ont pris fin. Les guerres civiles et les conflits interethniques se multiplient aux quatre coins de la planète. En réponse à cette nouvelle situation, les démocraties occidentales ont placé le fameux " devoir d'ingérence " au centre de leur politique étrangère. Dans cet essai provocateur, Michael Ignatieff s'efforce d'interroger la signification et la portée de ce nouvel engagement moral. Depuis le début des années quatre-vingt-dix, il a parcouru les zones de conflits de la planète, l'Ex-Yougoslavie, l'Angola, le Rwanda, l'Irlande du Nord ou l'Afghanistan. Sa rencontre avec les diplomates, les journalistes, les organisations humanitaires, les soldats de la paix, mais aussi les nouveaux " seigneurs de la guerre " et autres paramilitaires, nourrit une réflexion vivante sur les limites de la morale et de la justice dans un monde en guerre. Livre choc, passionné, L'honneur du guerrier est à la fois un compte rendu et une réflexion sur ce face-à-face entre la guerre ethnique, devenue un " mode de vie ", et le discours universaliste des droits de l'homme. C'est la tentative faite par un homme sincère pour " saisir la contradiction qui habite nos principes, de comprendre la faiblesse de nos engagements, la division et le cynisme qui, dans nos c'urs, nous ont amenés à trahir la promesse de liberté que nous avons entrevue si brièvement en 1989 ".
Nombre de pages
215
Date de parution
24/08/2000
Poids
270g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782707132307
Titre
L'honneur du guerrier. Guerre ethnique et conscience moderne
Auteur
Ignatieff Michael
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
135
Poids
270
Date de parution
20000824
Nombre de pages
215,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les empires ont-ils vécu ? Sans doute si l'on songe à ce que furent les empires coloniaux du siècle passé. Mais une nouvelle forme d'empire est en train de voir le jour en Bosnie, au Kosovo, à Timor, en Afghanistan, partout où l'effondrement des Etats lâche la bride à la barbarie et nécessite une intervention armée extérieure. Les trois récits réunis ici décrivent un impérialisme humanitaire pressé, conduit par une superpuissance aux tentations casanières - les Etats-Unis - et épaulé par une Europe plus soucieuse de sa puissance économique que de ses responsabilités géopolitiques. Ce nouvel impérialisme pèche moins par excès que par défaut. La reconstruction des sociétés là où l'Etat a failli appelle en effet autre chose qu'un investissement de court terme : un travail impérial de longue haleine. La difficulté est que la domination et l'ingérence ne font pas bon ménage avec les valeurs démocratiques portées par les dominateurs d'aujourd'hui. Le monde découvre cependant qu'elles sont parfois une étape nécessaire à la reconstruction. C'est cette contradiction qui structure et taraude le nouvel empire.
Depuis la proclamation de la Déclaration universelle des droits de l'homme, en 1948, partout dans le monde, c'est surtout sous la forme de droits qu'on a voulu définir le bien public. En réclamant haut et fort la confirmation de leurs droits, les femmes, les autochtones et les différentes minorités ont ébranlé les fondements mêmes de nos sociétés. Au Canada, la longue lutte pour la reconnaissance menée par la minorité francophone et les Premières Nations a fait advenir une véritable révolution des droits. Ce qui se passe ici a non seulement donné naissance à de vives controverses, mais fait l'objet de la curiosité du monde entier. Les droits collectifs - touchant la langue ou le territoire - représentent-ils une menace pour les droits individuels ? Quand tout le monde invoque ses droits, quelle place reste-t-il pour la responsabilité ? La famille peut-elle survivre quand chacun de ses membres a des droits ? Les droits linguistiques affaiblissent-ils la communauté tout en donnant davantage de pouvoir à l'individu ? Michael Ignatieff répond avec franchise à chacune de ces questions. Selon lui, croire aux droits, c'est croire à la politique, c'est croire au dialogue plutôt qu'à l'affrontement, c'est croire au compromis plutôt qu'à la violence.
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
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