SION ET ALBION. JUIFS ET PURITAINS ATTENDENT LE MESSIE.
IFRAH LIONEL
CHAMPION
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EAN :9782745313621
Le vif engouement qu'éprouvent les Anglais pour les études bibliques dans le sillage de la Réforme redonne toute sa place à l'Ancien Testament et confère aux Ecritures le statut d'ouvrage de référence universel. Les puritains se passionnent pour le livre de Daniel et l'Apocalypse de Jean qui annoncent, l'un le triomphe des saints avec l'avènement de la Cinquième Monarchie, l'autre leur règne avec le Christ pendant le Millénium. Tout comme les Juifs, ils sont persuadés de l'imminence de l'ère messianique. Convaincus du rôle prépondérant d'Albion, les millénaristes interprètent les messages eschatologiques de la Bible en termes historiques et politiques et définissent la mission du peuple juif dans l'économie de la Rédemption. Pour eux, la conversion des Juifs doit précéder leur Restauration nationale à Sion après la chute de l'Antéchrist (Rome) et la défaite de Gog et Magog (les Turcs). Nova Solyma (1648) où la Nouvelle Jérusalem est dépeinte comme une république idéale, puis A Pisgah-Sight of Palestine (1650), description minutieuse de la Terre promise, viennent, entre autres, illustrer ce thème.
Date de parution
22/02/2006
Poids
585g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782745313621
Titre
SION ET ALBION. JUIFS ET PURITAINS ATTENDENT LE MESSIE.
ISBN
2745313622
Auteur
IFRAH LIONEL
Editeur
CHAMPION
Largeur
150
Poids
585
Date de parution
20060222
Disponibilité
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Les premières colonies américaines furent fondées par des Puritains anglais férus de la Bible hébraïque qui se proposaient de créer outre-Atlantique une nouvelle Terre promise. Dans ce nouvel Israël, ils respectent strictement les règles du Sabbat et leurs enfants portent des prénoms hébraïques. Mais c'est la révolution à la fin du XVIIIe siècle qui va illustrer toute l'importance de ce texte dans la société américaine : les héros bibliques deviennent alors une puissante source d'inspiration dans la guerre contre les forces britanniques et la libération des Hébreux de l'esclavage en Egypte imprègne de son esprit la lutte pour l'indépendance américaine ; ainsi, George Washington sera fréquemment surnommé le Moïse américain.
En 1596, lorsque Shakespeare présente au public londonien son Marchand de Venise, les Juifs sont absents du sol anglais depuis plus de trois siècles. Shylock, l'usurier inhumain, n'en incarne pas moins le Juif honni qu'une longue tradition médiévale représente dans les romans et sur la scène comme un archétype du diable. L'effroyable accusation de meurtre rituel qui pèse sur lui et ses coreligionnaires est au c'ur de la pièce et fait ici l'objet d'une étude détaillée tout comme les principaux thèmes et personnages de cette "comédie". Face à cette image négative et persistante du Juif se développe néanmoins, à la faveur des progrès de l'humanisme, une meilleure connaissance des valeurs spirituelles et morales du judaïsme, résultat d'un -intérêt croissant pour la Bible, l'Ancien Testament surtout. Cet extraordinaire engouement s'exprime à travers un gigantesque travail de -traduction du livre sacré qui culmine, en 1611, avec la parution de la "Version Autorisée". Ce vaste mouvement s'accompagne d'un essor important des études hébraïques qui inclut les écrits rabbiniques classiques et mène plusieurs sectes puritaines aux confins du judaïsme. La littérature anglaise conservera les marques patentes de cette influence qui éclate dans toute sa richesse dans l'?uvre poétique de Milton. Son Paradis Perdu, en effet, épopée aux dimensions cosmiques, redonne vie aux événements de la Genèse et à ses personnages dont les faits et gestes acquièrent une intense résonance éthique et poétique grâce à la puissance évocatrice des termes hébraïques et à la charge conceptuelle des images empruntées au Pentateuque. Lui-même intellectuellement et moralement implanté dans l'espace biblique, Milton composera son ultime symphonie, Samson Agonistes (1671), à la gloire du héros aveugle auquel il s'identifie.
Né Marrane, Menasseh ben Israël devient rabbin à Amsterdam à l'âge de 18 ans, enseigne le Talmud et crée une imprimerie hébraïque. Sa vaste culture, qui englobe les littératures rabbinique, chrétienne et classique, fait de ce polyglotte le porte-parole du judaïsme européen auprès des esprits les plus brillants de son temps. Il est officiellement invité à Londres, où la réadmission des juifs en Angleterre est bien vue de Cromwell et des millénaristes puritains. Précédé dans la capitale britannique par son Espérance d'Israël (1650), ?uvre messianique de caractère théologico-politique, il y publie en 1656 une vigoureuse défense et illustration du judaïsme et des juifs intitulée Vindiciæ Judæorum. Féru de Kabbale et grand admirateur de Maïmonide (que les scolastiques appelaient "L'Aigle de la Synagogue"), c'est à l'intention du monde chrétien qu'il a écrit la plupart de ses ouvrages. Cet humaniste juif a ainsi ouvert la voie à un dialogue judéo-chrétien constructif.
LE petit livre pour enfin avoir le dernier mot quand on est végé ! Un petit manuel de survie haut en couleurs pour savoir se défendre en toute situation et rire un bon coup. Parce que l'humour est souvent la solution pour rendre muets tous ceux qui trouvent que " quand même, l'Homme a toujours mangé de la viande ! " Retrouvez des super punchlines anti-carences, des QCM, des astuces, des citations et des fun facts : Les punchlines ?; L'Homme est en haut de la chaîne alimentaire, il peut faire ce qu'il veut des autres espèces. ?; Tu penses être en haut de la chaîne alimentaire ? Je te laisse en débattre avec un grizzly. * Le dico du viandard Végane, nom : personne faible et pâle se nourrissant exclusivement de quinoa. Souvent observé dans son habitat naturel : la salle de yoga ou chassant la céréale dans un magasin bio. * Le saviez-vous ? Bien qu'elle ne consomme pas de viande, la Tour Eiffel ne présente aucune carence en fer.