Ibn 'Ezra Abraham ben Me'ir ; Gutman René ; Freude
BELLES LETTRES
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EAN :9782251456133
Cette oeuvre que nous présentons ici ouvre une fenêtre singulière sur l'histoire hors du commun d'Abraham Ibn Ezra (1092-1167). Savant juif, tour à tour mathématicien, astronome, astrologue, philologue, mystique, poète et précurseur de la Kabbale, il maîtrisait l'ensemble du savoir antique et des cultures d'islam. Le très grand nombre de ses livres, couvrant de larges pans de la culture ibérique, entre la poésie, l'astrologie et l'astronomie, les mathématiques, les études calendaires et bien sûr l'exégèse biblique, ont assuré le passage du savoir juif oriental et andalou des terres séfarades aux communautés ashkénazes de l'Europe chrétienne et septentrionale. Incarnant de manière exemplaire la figure même de l'intellectuel juif médiéval, ce passeur érudit fut également l'un des plus grands commentateurs juifs de la Bible. Le Secret de la Torah est une des oeuvres les plus étonnantes d'Ibn Ezra et une des dernières. Ce texte, qui pourrait servir aujourd'hui encore de guide à l'exégèse audacieuse mais cependant fidèle, a intrigué plus d'un lecteur de son temps et a continué, à travers les âges, à susciter étonnement et commentaires. Invoquant la Raison, Ibn Ezra nous invite, comme dans un parcours initiatique, à lire la Bible sans préjugés ni dogmes, en quête du secret, le "soda qui s'y loge et qu'il est, selon lui, de notre devoir et de notre qualité en tant qu'êtres humains doués de raison, de creuser, afin d'en extraire la vérité ultime. "La lecture d'Ibn Ezra est notoirement difficile [...], mais le grand rabbin René Gutman prend le lecteur parla main et le guide à travers cet écrit avec un sens didactique et une patience exemplaire. La traduction est accompagnée de notes détaillées qui soutiennent le lecteur continuellement." (Extrait de l'avant-propos de Gad Freudenthal)
Nombre de pages
352
Date de parution
06/09/2024
Poids
414g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782251456133
Titre
Le secret de la Torah. Yesod mora ve-sod Torah
Auteur
Ibn 'Ezra Abraham ben Me'ir ; Gutman René ; Freude
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
135
Poids
414
Date de parution
20240906
Nombre de pages
352,00 €
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Premier volume des Sagesses (al hikam), compilées par Ibn Ata Illah Sakandari, un maitre de la voie Shadhili. Ces sagesses simples et profondes sont indispensables à chaque chercheur de vérité désirant se connaître lui-même et son Seigneur afin de s'élever spirituellement. En effet, cet ouvrage traite de tous les aspects spirituels liés au cheminement et à la grande Unicité. Les aphorismes d'Ibn Ata Illah ont plusieurs niveaux de compréhension et s'adressent autant au débutant, qu'au cheminant et au connaissant. Un des successeurs d'Ibn Ata Illah, le maitre Ibn Ajibah, conscient de l'importance de ces sagesses, a décidé de les expliciter, pressentant la raréfaction des maitres spirituels. Il a donc écrit un livre intitulé iqad al himam : l'Eveil des aspirations spirituelles.
Historien et philosophe arabe, Ibn Khaldûn (Tunis 1332-Le Caire 1406) vécut d'abord en Andalousie et en Afrique du Nord. Après de nombreuses péripéties liées à ses missions politiques pour le compte des sultans, il se rendit en Égypte où il devint grand qadi du Caire, poste auquel il fut nommé trois fois successives, mais démissionna à chaque fois. Il entreprit alors une série de voyages vers la Palestine, au cours desquels il rencontra notamment Tamerlan à Damas en 1401.
Ibn Khaldûn (Tunis, 1332 - Le Caire, 1406), le plus connu des historiens arabes, est un esprit tiraillé entre ambition politique et amour de la science. Contemporain de Froissart, de Chaucer et de Pétrarque, il exerce diverses fonctions administratives, d'abord au Maghreb, où on le voit souvent changer de pays et de maîtres, puis, à partir de 1382, en Egypte où il occupa à six reprises la haute charge de grand cadi malikite. Le Kitâb al-'Ibar, ou Livre des Exemples, histoire universelle monumentale à laquelle il travailla près de trente ans et dont l'objet est la civilisation et la société humaine, fait de lui non seulement un historien, mais, cinq siècles avant Auguste Comte, l'inventeur de la sociologie.
Ibn Ba ?? û? a (XIV ? siècle) fut, avec Marco Polo, un de ces globe-trotters obstinés à découvrir le monde et jamais rassasiés de nouveautés. Parti de Tanger en 1325, il reviendra se fixer à Fès en 1353 et prendra un certain plaisir à nous narrer ses aventures. Il nous a laissé un passionnant reportage de ses quelque vingt-cinq années de pérégrinations dans les quatre continents, nous livrant un témoignage unique, une documentation de première main dont la spontanéité et la fraîcheur nous étonnent et dont le style, celui du conteur, nous enchante par sa verve intarissable et sa drôlerie. Il n'existait de ce texte qu'une traduction française fort ancienne (C. Defrémery et B. R. Sanguinetti, Voyages d'Ibn Batoutah, Paris, 1853-1858). La traductrice de ce choix s'est donc attachée, d'une part, à apporter les précisions nécessaires en tenant compte des recherches géographiques et historiques effectuées par les orientalistes depuis plus d'un siècle, d'autre part, à corriger certaines erreurs d'interprétation et, enfin, à moderniser l'expression. Pour les toponymes et les patronymes, le système de transcription permet une lecture plus aisée et plus nette. C'est donc une traduction entièrement nouvelle et originale qui est offerte aux lecteurs.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Depuis sept ans, Le Bulletin des Belles Lettres est le compagnon idéal de vos bibliothèques, arpentant les livres et les époques avec pour seule boussole un thème annuel. Ce numéro part à la rencontre des langues imaginaires, nées par frictions étincelantes avec notre réalité commune. Il rend hommage à l'intraduisible, à ce qui se joue à la lisière des langues et des mondes connus. Certains tissent des mots comme un flot, de conscience ou de rimes. Chez Simine Dânechvar, Virginia Woolf et James Joyce, la langue romanesque prend des formes intimes qui subjuguent la conscience ; les poètes Yahya Kemal et Ahmet Hâsim réinventent l'art poétique turc ; avec Rilke la poésie passe d'une rive à l'autre ; Lewis Carroll fait du langage sa créature. D'autres parlent des langues nouvelles. Déchiffrez l'elfique de Tolkien et conversez en na?vi ; adonnez-vous à la glossolalie jubilatoire d'Antonin Artaud ; inventez des hiéroglyphes avec Athanasius Kircher ; écoutez la confession d'un interprète extra-terrestre mise en récit par Alexander Dickow et animée par Laurent Gapaillard. Cryptogrammes pirates, alphabets sorciers, runes merveilleuses et faux japonais d'un mythomane génial vous initieront au mystère des signes.
Claudel Paul ; Caron Maxence ; Soeur Marie de l'as
Cet ouvrage n'a guère à voir avec ce que l'on publia jusqu'à présent de Claudel (1868-1955). Il est un fait qu'en dehors de quelques titres, l'un des plus célèbres écrivains du monde n'est aujourd'hui connu dans son pays que de nom. Ce volume édite ses livres capitaux. Il est préfacé par Émilie d'Arvieu (Soeur Marie de l'Assomption), dominicaine et arrière-petite-fille du grand homme. Claudel n'est pas un écrivain comme les autres : derrière cette force qui plonge dans le puits de Jacob un bras sculpté par Isaïe, Eschyle et Rimbaud, il est la plus puissante figure fondatrice de l'Histoire contemporaine. Cette figure est encore si proche de nous, que nous commençons seulement d'apercevoir l'ampleur où conduit sa parole. Entrant un jour de Noël à Notre-Dame ce « grand coeur catholique », qui d'abord ne le fut point, se convertit au christianisme de manière aussi fulgurante qu'inattendue. Il fréquente alors chez Mallarmé où il se rencontre avec la jeune avant-garde. Irréductible aux manières des habitués de la rue de Rome, Claudel crée une oeuvre souverainement affirmative en qui l'art est indissociable de l'annonce de la Vérité. Or, annoncer la Vérité, c'est ce que signifie précisément le mot « prophétie ». Prophétiques, les oeuvres de Claudel le sont par nature : armées de l'héritage de l'immortalité antique dont elles déduisent un symbolisme universel, elles dépassent les avant-gardes. Claudel traverse ainsi les genres littéraires, qu'il soumet à cette exigence prophétique et dont il obtient une parole nouvelle et éternelle. Poète, bien sûr, puis dramaturge dont le théâtre est un poème à plusieurs voix, il est d'abord un penseur au sens le plus pur. Ainsi, après avoir achevé Le Soulier de satin, il laisse le théâtre et consacre trente ans de sa vie à l'invention d'une nouvelle forme : la méditation biblique totale, en qui s'unissent tous les arts au sein d'une seule pensée récapitulant sa plénitude. Ces livres de philosophie, véritablement katholiques, prolongent sa recherche poétique qui, dépassant à présent le cadre d'un « théâtre dont la scène est le monde », épouse en une langue sublime les contours de l'Écriture Sainte afin de découvrir le sens de notre monde et la clef de son avenir. Jamais de tels textes n'avaient été écrits. Avant que Claudel ne manifestât cette unité qui mène des Cinq grandes Odes à Un poète regarde la Croix en passant par l'étincelant examen de notre époque au regard de l?Apocalypse, jamais n'avait été établie la cohérence qui va de la poésie à la pensée la plus intense. C'est ce parcours, cette cohérence, cet art, cette unité d'une vie qu'incarne notre ouvrage en réunissant les livres majeurs où, traçant son chemin entre grands poèmes et traités bibliques abyssaux, se révèle la pensée prophétique de Claudel.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.