Aboul-Ala d'al-Maarra, qui vécut en Syrie au XIe siècle, est l'un des esprits les plus originaux de la tradition poétique arabe : d'ailleurs son oeuvre exigeante sent encore le soufre pour certains. Il y exprime, en un style virtuose, une vision pessimiste de l'existence, avec une hauteur de vue et une liberté de ton rares. Lors d'un séjour en France, le principal intellectuel égyptien du XXE siècle, Taha Hussein, lui consacra un essai très personnel, qui nous fait pénétrer " dans la prison d'About-Ab ". C'est non seulement le logis où le poète désespéré s'enferma pendant la majeure partie de sa vie, mais aussi la cécité qu'ils eurent tous deux en partage. Cet essai est un dialogue passionné entre deux grands esprits des lettres arabes.
Nombre de pages
178
Date de parution
06/10/2009
Poids
224g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782916590110
Titre
Dans la prison d'Aboul-Ala
Auteur
Hussein Taha ; Milelli Jean-Pierre
Editeur
MILELLI
Largeur
120
Poids
224
Date de parution
20091006
Nombre de pages
178,00 €
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Ainsi l'étouffante tradition villageoise, la pauvreté ou presque, la cécité n'auront pu venir à bout de cet enfant d'Egypte appelé à devenir le héros d'un nouveau classicisme. Etudiant contestataire de la Grande Mosquée, il s'en va poursuivre ses études en France. Il se reconnaît dans la culture française plus encore qu'il n'en fait sa seconde culture. Rien ne peut empiéter sur sa liberté acerbe. Ecrivain, professeur, journaliste, opposant politique ou ministre, sans trêve il convoque son peuple aux lumières, les Arabes à des retrouvailles méditerranéennes, l'Orient et l'Occident à s'échanger. [... ]Ce militant de la modernité véritable, cet adversaire de tous les immobilismes, de toutes les suffisances, n'a jamais rien abdiqué de son identité personnelle ou collective. Affamé du vaste monde, il n'a jamais déserté en esprit son limon natal. La nouveauté en lui s'est voulue gardienne de l'authenticité, et il fait résider une part de cette dernière dans un dialogue de civilisations. Ce message ne sera pas inutile, croyons-nous, aux débats de notre temps". Jacques Berque.
L'?uvre de Taha Hussein et, en particulier, Le livre des jours, qui a été traduit dans de très nombreuses langues, connaît un rayonnement universel. Lui-même a traduit en arabe Sophocle, Racine et André Gide.
Quatrième de couverture «Ainsi l'étouffante tradition villageoise, la pauvreté ou presque, la cécité n'auront pu venir à bout de cet enfant d'Égypte appelé à devenir le héros d'un nouveau classicisme. Étudiant contestataire de la Grande Mosquée, il s'en va poursuivre ses études en France. Il se reconnaît dans la culture française plus encore qu'il n'en fait sa seconde culture. Rien ne peut empiéter sur sa liberté acerbe. Écrivain, professeur, journaliste, opposant politique ou ministre, sans trêve il convoque son peuple aux lumières, les Arabes à des retrouvailles méditerranéennes, l'Orient et l'Occident à s'échanger. [...]Ce militant de la modernité véritable, cet adversaire de tous les immobilismes, de toutes les suffisances, n'a jamais rien abdiqué de son identité personnelle ou collective. Affamé du vaste monde, il n'a jamais déserté en esprit son limon natal. La nouveauté en lui s'est voulue gardienne de l'authenticité, et il fait résider une part de cette dernière dans un dialogue de civilisations. Ce message ne sera pas inutile, croyons-nous, aux débats de notre temps.» Jacques Berque.
Angelo Del Boca, le principal historien du colonialisme italien, donne avec ce volume la synthèse de l'aventure italienne en Libye grâce à un document exceptionnel: les mémoires inédits de l'un des acteurs de premier plan de la résistance aux colonisateurs italiens, Mohammed Fekini. Ce notable de Tripolitaine, qui tout d'abord lutta contre les Italiens puis collabora avec eux lorsqu'ils manifestèrent la volonté d'associer les Libyens à leur pouvoir, pour les combattre à nouveau quand ils abandonnèrent cette politique libérale, fut à la tête de cette épopée qui s'acheva pour lui dans l'exil, et pour beaucoup dans la mort. Néanmoins, elle marqua la naissance de la nation libyenne. Ses mémoires constituent un témoignage de premier ordre sur l'histoire encore méconnue d'un peuple proche, à l'heure où il rentre dans le sein des nations.