Ainsi l'étouffante tradition villageoise, la pauvreté ou presque, la cécité n'auront pu venir à bout de cet enfant d'Egypte appelé à devenir le héros d'un nouveau classicisme. Etudiant contestataire de la Grande Mosquée, il s'en va poursuivre ses études en France. Il se reconnaît dans la culture française plus encore qu'il n'en fait sa seconde culture. Rien ne peut empiéter sur sa liberté acerbe. Ecrivain, professeur, journaliste, opposant politique ou ministre, sans trêve il convoque son peuple aux lumières, les Arabes à des retrouvailles méditerranéennes, l'Orient et l'Occident à s'échanger. [... ]Ce militant de la modernité véritable, cet adversaire de tous les immobilismes, de toutes les suffisances, n'a jamais rien abdiqué de son identité personnelle ou collective. Affamé du vaste monde, il n'a jamais déserté en esprit son limon natal. La nouveauté en lui s'est voulue gardienne de l'authenticité, et il fait résider une part de cette dernière dans un dialogue de civilisations. Ce message ne sera pas inutile, croyons-nous, aux débats de notre temps". Jacques Berque.
Nombre de pages
288
Date de parution
11/01/1978
Poids
345g
Largeur
140mm
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EAN
9782070297290
Titre
Au-delà du Nil
Auteur
Hussein Taha
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
345
Date de parution
19780111
Nombre de pages
288,00 €
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L'?uvre de Taha Hussein et, en particulier, Le livre des jours, qui a été traduit dans de très nombreuses langues, connaît un rayonnement universel. Lui-même a traduit en arabe Sophocle, Racine et André Gide.
Quatrième de couverture «Ainsi l'étouffante tradition villageoise, la pauvreté ou presque, la cécité n'auront pu venir à bout de cet enfant d'Égypte appelé à devenir le héros d'un nouveau classicisme. Étudiant contestataire de la Grande Mosquée, il s'en va poursuivre ses études en France. Il se reconnaît dans la culture française plus encore qu'il n'en fait sa seconde culture. Rien ne peut empiéter sur sa liberté acerbe. Écrivain, professeur, journaliste, opposant politique ou ministre, sans trêve il convoque son peuple aux lumières, les Arabes à des retrouvailles méditerranéennes, l'Orient et l'Occident à s'échanger. [...]Ce militant de la modernité véritable, cet adversaire de tous les immobilismes, de toutes les suffisances, n'a jamais rien abdiqué de son identité personnelle ou collective. Affamé du vaste monde, il n'a jamais déserté en esprit son limon natal. La nouveauté en lui s'est voulue gardienne de l'authenticité, et il fait résider une part de cette dernière dans un dialogue de civilisations. Ce message ne sera pas inutile, croyons-nous, aux débats de notre temps.» Jacques Berque.
Aboul-Ala d'al-Maarra, qui vécut en Syrie au XIe siècle, est l'un des esprits les plus originaux de la tradition poétique arabe : d'ailleurs son oeuvre exigeante sent encore le soufre pour certains. Il y exprime, en un style virtuose, une vision pessimiste de l'existence, avec une hauteur de vue et une liberté de ton rares. Lors d'un séjour en France, le principal intellectuel égyptien du XXE siècle, Taha Hussein, lui consacra un essai très personnel, qui nous fait pénétrer " dans la prison d'About-Ab ". C'est non seulement le logis où le poète désespéré s'enferma pendant la majeure partie de sa vie, mais aussi la cécité qu'ils eurent tous deux en partage. Cet essai est un dialogue passionné entre deux grands esprits des lettres arabes.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.