Le Québec, terre d'hospitalité ? Réflexions sur l'accueil de l'étranger
Hurteau Pierre
L'HARMATTAN
21,50 €
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EAN :9782343234274
Les interminables vagues géantes de migrants qui ont déferlé sur l'Europe et le continent nord-américain ont conduit plusieurs pays à resserrer les contrôles frontaliers et rendre plus contraignants les critères d'immigration sur leur territoire. Comment rester, par ailleurs, insensible à la détresse humaine de ces millions de migrants fuyant la guerre, la persécution ou l'insécurité alimentaire ? Comment concilier l'obligation instinctive d'aider l'étranger dans le besoin et la légitime et essentielle édification du "chez-soi". C'est tout le paradoxe de l'hospitalité. Le Québec, comme le Canada, bénéficie à l'échelle internationale d'une bonne réputation en matière d'immigration. Celle-ci contribue certainement à la perception que nous avons de nous-mêmes comme terre d'hospitalité. Un bref rappel historique des manifestations de xénophobie et de racisme, des pratiques et politiques discriminatoires, des mesures législatives visant la réduction de l'immigration, permettra de nuancer cette perception. Le présent ouvrage examine comment l'imaginaire religieux, en particulier celui de la règle d'or — "Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse" — compose avec la tension suscitée par les deux pôles du paradoxe de l'hospitalité. Le modèle québécois de l'interculturalisme y est présenté comme satisfaisant à cette double exigence de l'hospitalité : respect égal du "chez-soi" de l'hôte et de l'altérité de l'invité.
Nombre de pages
208
Date de parution
10/06/2021
Poids
260g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343234274
Titre
Le Québec, terre d'hospitalité ? Réflexions sur l'accueil de l'étranger
Auteur
Hurteau Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
260
Date de parution
20210610
Nombre de pages
208,00 €
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Au cours des dernières décennies, la question de la transidentité - définie comme une identité de genre différente du sexe attribué à la naissance - est devenue un sujet central du débat public. Des organisations militent pour les droits des personnes transgenres et non binaires, tandis que certains groupes conservateurs émettent des réserves quant à l'expansion de ces droits. Les concepts d'identité de genre et de non-binarité suscitent des discussions, parfois influencées par des discours religieux, affirmant une relation stricte entre le masculin, le féminin et le déterminisme biologique. Cet essai examine la manière dont diverses traditions religieuses abordent la transidentité. Les religions abrahamiques, telles que le christianisme, le judaïsme et l'islam, tendent généralement à adopter une perception binaire du genre, bien que des exceptions historiques existent. En revanche, certaines traditions, telles que l'hindouisme et le bouddhisme, reconnaissent parfois l'existence d'un troisième genre. Cependant leur approche actuelle est influencée en partie par l'impact du colonialisme et par d'autres conceptions sociales du genre. L'histoire suggère un potentiel libérateur puisque toutes les traditions étudiées ont, dans les temps anciens, accueilli, à des degrés divers, l'idée que le sexe et le genre ne se limitent pas à deux catégories opposées, le masculin et le féminin.
La présence de symboles religieux dans l'espace public suscite la controverse depuis une vingtaine d'années en Europe. Le débat s'est transporté au Québec il y a dix ans environ. Au coeur de la polémique, le hijab et le voile suscitent les passions qui occasionnent de vives tensions sociales, le hijab ou le voile se présente chez les unes comme la volonté d'extérioriser la foi personnelle. Pour d'autres, il symbolise l'oppression des femmes, associé le plus souvent à l'intégrisme et à la montée d'un islam plus radical qui combat les valeurs démocratiques occidentales. Lorsque l'opposition aux valeurs occidentales s'incarne dans le jihadisme, c'est-à-dire la violence et le terrorisme, elle engendre naturellement la peur et des réactions islamophobes. La laïcité est-elle la solution à ces problèmes ? Faut-il appliquer une laïcité stricte qui interdit le port du hijab dans l'espace public ? Comment protéger le libre exercice de la religion tout en maintenant le droit à l'égalité des sexes ? Il n'existe pas de recette magique capable de régler les défis du vivre ensemble. Plusieurs solutions se sont avérées peu efficaces. La peur est bien mauvaise conseillère. Ce livre propose une réflexion de fond sur les notions en jeu : religion, liberté de conscience, laïcité, neutralité de l'Etat, valeurs démocratiques et égalité des sexes.
L'homosexualité et la sexualité queer occupent toujours une place importante dans les débats publics. Encore récemment, plusieurs décideurs sociaux et leaders religieux ont été confrontés à la reconnaissance civile du mariage pour tous ou à des questions d'identité de genre. Avec la mondialisation, la protection civile des droits des minorités LGBTQ s'étend rapidement en dehors de l'hémisphère nord et ce sont d'autres traditions religieuses qui réagissent. Maintenant, moines bouddhistes, rabbins et ulémas font entendre leur voix. L'intérêt du présent ouvrage se situe au coeur même de ce nouveau déploiement de la libération homosexuelle à plus grande échelle. L'auteur invite donc à un dialogue entre les divers systèmes religieux et à un réexamen de leurs prises de position qui sont souvent instrumentalisées à des fins homophobes par le politique, soit avec leur participation, soit involontairement. "Dans l'ensemble, le livre de Hurteau constitue une solide contribution à la littérature savante sur l'homosexualité et la religion. Les étudiants et les universitaires bénéficieront de la gamme des matériaux qu'il aborde en un seul volume, ainsi que de la clarté de son écriture et de son analyse." (Kent L. Brintnall, Université de la Caroline du Nord, Charlotte, E.-U., professeur agrégé au département d'études religieuses.) "Tout au long du livre, les lecteurs entendront la voix de l'auteur, toujours interrogative, réceptive, objective, et amplement critique. Il s'agit d'un livre exceptionnellement bien documenté et réfléchi. C'est aussi un travail d'une grande lucidité et empreint d'humanité." (Frederick Bird, Université de Waterloo, Ontario, chercheur au département de sciences politiques et professeur émérite du département de religion de l'Université Concordia, Montréal.)
L'homosexualité a certainement occupé une place importante dans les débats engagés au sein des sociétés occidentales durant le dernier quart de siècle. Encore récemment, plusieurs décideurs sociaux et leaders religieux ont été confrontés par la reconnaissance civile du mariage ou des unions homosexuelles. Avec la mondialisation, la protection civile des droits des homosexuels s'étend rapidement en dehors de l'hémisphère nord et ce sont d'autres traditions religieuses qui doivent réagir. Maintenant, moines bouddhistes, rabbins et ulémas font entendre leur voix. L'intérêt du présent ouvrage se situe au coeur même de ce nouveau déploiement de la libération homosexuelle à plus grande échelle. Le lecteur sera à même de saisir comment chacune des traditions étudiées articule ses propres mécanismes de régulation de la sexualité masculine puis de l'homosexualité. L'ouvrage conduit le lecteur à une compréhension de la sexualité masculine, et plus spécifiquement de l'homosexualité, qui intègre la diversité. L'auteur invite donc à un dialogue entre les divers systèmes religieux et à un réexamen de leurs prises de position. Les sociétés occidentales comme la France ou le Québec, pour ne nommer que celles-ci, ont pour citoyens beaucoup d'immigrants pratiquant diverses religions. Ceux-ci sont souvent en face d'une société où le discours ambiant sur la sexualité et l'homosexualité diffère passablement de leurs valeurs familiales et culturelles.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...