Au nom de Hegel. Les juristes néo-hégéliens et la philosophie du droit de la République de Weimer au
Hürstel Sylvie ; Jouanjan Olivier
PU RENNES
20,00 €
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EAN :9782753510593
Après 1945, la recherche historique allemande et française s'est d'abord focalisée sur la figure emblématique de Carl Schmitt, qui a été vite répertorié comme le "juriste du Troisième Reich". Pourtant, sous le nazisme, les juristes néo-hégéliens se sont eux aussi amplement illustrés à l'avant-garde du droit völkisch. Tandis que Schmitt a été écarté de ses fonctions, l'engagement idéologique de ces juristes en faveur du nazisme a longtemps été passé sous silence. Dès lors, les auteurs néo-hégéliens se sont refait une place et un nom dans l'université allemande d'après-guerre - comme en témoigne l'exemple du plus connu d'entre eux, Karl Larenz. Le présent ouvrage tente de lever le voile sur le cas des néo-hégéliens allemands en explorant leur discours tout au long de la période qui va de la République de Weimar au Troisième Reich. Peut-on parler d'un mouvement néo-hégélien chez les juristes d'outre-Rhin comme d'un ensemble cohérent aux contours clairs et à la stratégie univoque? Faut-il voir dans son recours au nom de Hegel une simple instrumentalisation du philosophe à des fins politiques ou bien l'expression d'un projet philosophique original? On examine ici les trajectoires individuelles des penseurs, non pas du point de vue de leur filiation - réelle ou présumée - à la pensée de Hegel, mais dans une double perspective qui interroge simultanément la cohérence de leur discours et la cohésion institutionnelle de leurs travaux. A travers le cas des néo-hégéliens, la question de la continuité entre la République de Weimar et le Troisième Reich reçoit un éclairage particulier, qui intéresse aussi bien l'histoire, que le droit et la philosophie.
Nombre de pages
365
Date de parution
26/08/2010
Poids
610g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782753510593
Titre
Au nom de Hegel. Les juristes néo-hégéliens et la philosophie du droit de la République de Weimer au
Auteur
Hürstel Sylvie ; Jouanjan Olivier
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
610
Date de parution
20100826
Nombre de pages
365,00 €
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De Vienne à Belgrade, de Belfast à Glasgow, de Bruxelles à Porto ou à Setubal, de Francfort à Lyon ou à Turin, la société de la connaissance et de la culture l'emporte peu à peu, en Europe, sur le monde industriel que nous avaient légué les générations précédentes. Mais de quelle cultures'agit-il et surtout au bénéfice de quelle ville? Poursuivant d'un pays à l'autre, entre banlieue et centre-ville, les traces de pratiques culturellesplus fraternelles et plus ouvertes, l'auteur puise dans sa propre expérience et dans ses multiples parcours à travers l'Europe d'aujourd'hui lesraisons d'espérer dans un monde sans frontières, pluriculturel et plus solidaire... "Enfants, nous allions, les dimanches d'été, en vélo au bord du Rhin. Enchantement premier d'un paysage rêvé. Nous suivions du regard les lourdes péniches remontant le fleuve à contre-courant depuis Rotterdam, et déjà nous rêvions de ports, d'océans, de troquets à matelots. Nous tentions d'apercevoir sur l'autre rive les ombres mouvantes et colorées des personnages appelés"les Allemands". [...] Nous ne disposions ni de passeports ni de cartes d'identité. Alors, comment atteindre l'autre rive, aller vers cet"ailleurs"hors d'atteinte, à la fois fascinant et menaçant? Oui, l'autre rive étrangère nous paraissait plus belle, plus fascinante, plus étrange que celle que nous longions semaine après semaine. Le franchissement des frontières a occupé toute une vie. En réalité, il est infini."
Il est urgent de remettre l'entreprise au coeur de la Société. Ordonnée par la maximisation de la valeur actionnariale, elle a perdu le contact avec son environnement. La Société, elle aussi, a besoin que l'entreprise participe à l'élaboration de solutions nouvelles. Daniel Hurstel la repense ici en fonction d'une finalité sociétale qui lui permettra de répondre à sa vocation de contribution au bien-être social. Il propose aussi : une gouvernance articulée autour du projet d'entreprise et qui favorise l'innovation, une redéfinition du rôle des actionnaires, une réaffirmation de l'autorité des dirigeants et une revalorisation du rôle des employés, une prise en compte des intérêts des parties prenantes (clients, fournisseurs, collectivités) dans l'élaboration du projet d'entreprise. L'actualité montre avec force que si l'entreprise ne se réforme pas elle-même, elle le fera sous la contrainte brutale et à contretemps de l'Etat. Or jamais le contexte n'a été aussi favorable pour qu'elle redevienne un prolongement de l'action de l'Homme et participe à son évolution.
Que vous souhaitiez louer ou mettre en location un bien immobilier, il vous faut connaître un certain nombre de règles précises. Ce petit ouvrage, qui se veut le plus complet et le plus accessible possible, aborde tous les points qui peuvent générer des interrogations ou des litiges au sujet des baux d'habitation avant, pendant et après leur rédaction. Vous y trouverez les définitions des notions clés et des exemples des situations les plus ardues ; en annexe sont résumés les textes législatifs et réglementaires en vigueur. Donner les bases, éviter conflits et ennuis en amont, vous simplifier le quotidien : tels sont les objectifs de ce livre.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.