Religions et pouvoir dans le monde romain. 218 av. J.-C.-250 ap. J.-C. Histoire Géographie CAPES Agr
Humm Michel ; Stein Christian ; Hurlet Frédéric ;
ARMAND COLIN
26,10 €
Epuisé
EAN :9782200629861
A Rome, comme pour les autres cités du monde méditerranéen antique, les dieux faisaient pour ainsi dire partie des communautés humaines : intégrer une de ces communautés revenait donc à adopter ses dieux. Parmi celles-ci, les communautés politiques avaient toutes "leurs dieux"et "leur" religion. Tout acte "politique" (c'est-à-dire en rapport avec la polis, ou civitas) était donc aussi "religieux", et inversement, car il s'agissait des deux faces d'une même médaille. Pour comprendre les évolutions qui ont affecté la vie religieuse publique des multiples communautés humaines progressivement soumises à l'autorité souveraine de Rome, puis intégrées dans l'Empire à l'apogée de sa dynamique de puissance (IIIe S. av. J.-C. - IIIe S. ap. J.-C.), il faut commencer par appréhender les structures religieuses sur lesquelles s'appuyait le pouvoir romain dans ses formes successives. Pouvoir et religion publique étaient tellement liés dans l'Antiquité qu'il n'était pas possible que le passage d'une cité-Etat italienne en un empire allant de l'Ecosse à l'Euphrate et au Sahara ne générât pas des mutations considérables au sein de la religion romaine. De même, le changement d'échelle spatiale a entraîné une confrontation de Rome avec des cultes de plus en plus étrangers qui a eu des conséquences assez variées pour la religion romaine publique et les religions privées, comme pour ces autres cultes. Enfin, au fil des siècles, les religions des populations d'abord soumises au pouvoir de Rome, puis progressivement de plus en plus intégrées au sein de la communauté impériale, ont elles-mêmes connu des transformations importantes. Toutefois, la distinction entre les Romains "de Rome", et par extension d'Italie, et les autres Romains résidant au sein des communautés provinciales, a toujours persisté et s'est manifestée dans la vie religieuse de ces Romains des provinces.
Nombre de pages
352
Date de parution
03/03/2021
Poids
674g
Largeur
172mm
Plus d'informations
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EAN
9782200629861
Titre
Religions et pouvoir dans le monde romain. 218 av. J.-C.-250 ap. J.-C. Histoire Géographie CAPES Agr
Auteur
Humm Michel ; Stein Christian ; Hurlet Frédéric ;
Editeur
ARMAND COLIN
Largeur
172
Poids
674
Date de parution
20210303
Nombre de pages
352,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le BAHR est une revue bibliographique et analytique unique pour la connaissance et la recherche en histoire et en archéologie romaines : consacré exclusivement à l'Histoire romaine et couvrant toute l'histoire du monde romain antique, de l'époque archaïque à l'Antiquité tardive, sur tout l'espace géographique qui a pu être concerné par l'empire de Rome. Le BAHR est une revue bibliographique et analytique unique pour la connaissance et la recherche en histoire et en archéologie romaines, puisqu'il est consacré exclusivement à l'Histoire romaine et qu'il couvre toute l'histoire du monde romain antique, de l'époque archaïque à l'Antiquité tardive, sur tout l'espace géographique qui a pu être concerné par l'empire de Rome. Cette base de données est fondée sur le dépouillement de plus de 800 revues françaises et étrangères traitant du monde romain antique (en histoire, archéologie, épigraphie, numismatique, papyrologie...) ainsi que d'un certain nombre d'ouvrages collectifs traitant de l'histoire du monde romain antique. Les revues dépouillées couvrent un éventail très large de publications parfois rares ou difficiles d'accès, y compris lorsqu'elles sont rédigées dans des langues moins connues (notamment d'Europe orientale).
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La République romaine commence son histoire vers 509 av. J.-C. par l’expulsion du « roi » Tarquin le Superbe. S’en suivit la mise en place d’un gouvernement de type oligarchique qui laissa le pouvoir à quelques grandes familles aristocratiques. Cinq siècles plus tard, les déchirements politiques qui divisèrent son aristocratie précipitèrent la fin de la République après l’avoir entraînée dans des conflits sociaux et des guerres civiles interminables. Entre temps, la « république » avait constitué un « empire » qui s’est étendu à l’ensemble du monde méditerranéen ainsi qu’à ses territoires périphériques grâce à des institutions politiques et sociales lui permettant d’associer un peuple de citoyens à son aristocratie.Cette profonde solidarité d’intérêts au sein de la société romaine favorisa une expansion territoriale exceptionnelle tant d’un point de vue historique que géographique. Toutefois, l’expansion impérialiste finit par révéler l’inadéquation entre les structures institutionnelles et l’univers socio-culturel d’une cité-État, et le mode de gestion d’un empire aux dimensions exceptionnelles. L’incapacité à surmonter cette contradiction mit un terme au régime aristocratique qui définissait la nature de la République romaine.
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