Le dix-huitième siècle. Plan d'une anthropologie comparée
Humboldt Wilhelm von
PU SEPTENTRION
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EAN :9782859394622
W. von Humboldt est un peu connu et, quand il l'est, c'est en tant que spécialiste du langage, c'est-à-dire en fonction de recherches, pour l'essentiel, postérieures à 1820. On ignore généralement que la détermination du sens de son entreprise est bien antérieure, avant même qu'il ne découvre le problèm du langage. Ces deux écrits, inachevés, restés à l'état de brouillons et publiés seulement au début de ce siècle, peuvent être datés de 1796 et 1797. Ils sont intéressants à bien des égards. Ils constituent l'achèvement d'une réflexion menée depuis 1790, sur fond d'une assimulation du criticisme, dans plusieurs champs du savoir et d'importantes dimensions de l'expérience humaine (politique, histoire, esthétique, etc.). Ils se donnent comme un effort, mené d'une manière certes encore spéculative, pour thématiser ce qui apparaît à Humboldt comme l'exigence de l'époque, savoir ce qu'il en est de l'homme, et cerner les contours d'une anthropologie philosophique d'un type nouveau. Mais, s'ils condensent le passé d'une pensée, ces textes valent aussi comme première formulation relativement claire de ce qui s'accomplira bien plus tard sous les traits d'une philosophie du langage. Le sens de la tentative est désigné : élaborer le concept de science humaine, ici essentiellement à travers la recherche d'un fondement de la psychologie, saisir l'articulation de cette nouvelle connaissance de l'homme avec la philosophie et ainsi, à partir de la prise de conscience du chemin parcouru, et de la caractérisation du siècle qui s'achève, comprendre la tâche assignée à l'humanité par la modernité.
Nombre de pages
208
Date de parution
01/05/1995
Poids
338g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782859394622
Titre
Le dix-huitième siècle. Plan d'une anthropologie comparée
Auteur
Humboldt Wilhelm von
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
160
Poids
338
Date de parution
19950501
Nombre de pages
208,00 €
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Philosophe et linguiste imprégné de l’esprit des Lumières, Wilhelm von Humboldt (1767-1835), fondateur de l’Université de Berlin, a séjourné à Paris, avec deux interruptions, de 1797 à 1801 et tenu, pour la période qui s’étend du 24 décembre 1797 au 22 août 1799, un précieux journal où il a consigné régulièrement ses observations sur la société du Directoire. Il a rencontré toutes les personnalités de l’époque, hommes politiques, savants, artistes, écrivains, et laissé sur elles des témoignages de première main. Introduit auprès des Idéologues, il s’est efforcé en vain de les rallier à la philosophie de Kant. Familier des séances de l’Institut, mais aussi des théâtres et des salons où il rencontre Mme de Staël et Benjamin Constant, il a brossé un large tableau de la société française entre deux coups d’État, celui du 18 Fructidor an V qui balaie jacobins et royaliste et celui du 18 Brumaire an VIII où Bonaparte liquide le Directoire et met fin à l’ère révolutionnaire.
Résumé : Imprégné des Lumières, Wilhelm von Humboldt séjourne à Paris entre 1797 et 1799. Durant cette période riche et mouvementée, il tient un journal, qu'il conçoit comme une véritable enquête anthropologique. Dans ce dessein, Humboldt rencontre toutes les personnalités marquantes de la capitale : Bonaparte, Sieyès, Mme de Staël, Benjamin Constant, pour ne citer qu'eux. Il fréquente assidûment assemblées, instituts, théâtres et salons ; prend de nombreuses notes de lectures ; dépeint enfin, non sans humour et avec un sens aigu du pittoresque, la société d'alors. Encore inédit en France, le journal parisien est un document exceptionnel sur la vie politique et culturelle sous le Directoire. Il contribuera à faire découvrir au public français, à travers un chapitre de sa propre histoire, la richesse de la pensée de Humboldt et sa profonde originalité.
Humboldt Wilhelm von ; Laurent Alain ; Chrétien He
Jamais réédité en France depuis sa traduction de l'allemand en 1867, l'Essai sur les limites de l'action de l'Etat compte au nombre des très grands classiques de la philosophie politique.Rédigé par Wilhelm von Humboldt en 1791/92, ce texte ne fut publié, à titre posthume, qu'en 1850. Immédiatement alors salué comme pièce maîtresse de la philosophie libérale, l'Essai développe en effet une implacable argumentation contre toute extension de l'intervention de l'Etat au-delà de la garantie de la sûreté à tous - même et surtout si cette intervention est motivée par le soin du "bien positif" des citoyens, que Humboldt juge liberticide. L'exceptionnelle richesse de l'Essai provient assurément de cette affirmation d'une dimension existentielle et spirituelle de la liberté, elle-même facteur du perfectionnement harmonieux de l'humanité...
Qu'est-ce qu'être père ? Comment la paternité était-elle pensée et vécue au cours des derniers siècles ? Le présent ouvrage cherche à éclairer les profondes mutations de la figure paternelle en Occident du XV ? au XX ? siècle. S'intéressant aux relations personnelles et concrètes des pères avec leurs enfants, notamment tout-petits, aux émotions de même qu'aux enjeux de transmissions et de pouvoir, les contributeurs de ce volume donnent à voir les expériences paternelles et les modèles qui s'imposent aux pères dans toute leur diversité. Au profit d'un dépassement de stéréotypes et de simplifications communes, historiens et historiens de l'art mènent ici une série d'études variées qui révèlent des pans méconnus de la paternité d'hier et d'aujourd'hui.
Envois et Dédicaces constitue une réflexion sur le don du livre, qu'il se manifeste par un ex-dono, un envoi manuscrit ou une dédicace imprimée. Si cette dernière a été étudiée à propos de tel ou tel auteur, il nous manquait encore une réflexion d'ensemble sur celle-ci. Quant à l'envoi, jugé marginal et mondain, il n'a guère été abordé, hormis par les bibliophiles. On en trouvera ici un "bref traité" qui en souligne toute la richesse. Pas plus qu'il n'existe d'éléments insignifiants dans la vie psychique, ainsi que Freud nous l'a appris, il n'existe dans le livre de détail dépourvu de valeur. La modernité s'est intéressée longuement à la signature, beaucoup moins à l'envoi et à la dédicace, parce qu'elle estimait la littérature intransitive. Elle transite cependant et s'adresse à quelqu'un. Et ce qui semble à première vue accessoire joue un rôle non négligeable, sinon capital, dans la constitution du sens d'un livre. Telle est l'hypothèse d'Envois et Dédicaces, et son pari. Sa première partie, "Perspective cavalière" s'interroge, entre autres, sur la position en tiers du lecteur ainsi que sur la place de la dédicace, premiers mots d'un livre qui se révèlent souvent aussi ses derniers mots. La seconde, "Couleurs locales", examine la façon dont quelques auteurs se sont appropriés ce geste: un musicien, Bach, et cinq écrivains, Voltaire, Hugo, Baudelaire, Montherlant, Goffette, ce dernier nous offrant, en guise de conclusion, un poème inédit adressé "à ceux qui partent".
Habbard Anne-Christine ; Message Jacques ; Colette
Cet ouvrage, qui réunit chercheurs français et étrangers, présente un éclairage renouvelé sur la question de l'éthique chez Kierkegaard. Souvent présentée comme une étape intermédiaire entre l'esthétique et le religieux, l'éthique se révèle chez Kierkegaard à la fois la matière et le fruit d'une intense problématisation de ce que signifie être humain: est enjeu la possibilité d'une compréhension éthique de l'exigence d'un "rapport absolu à l'absolu". L'oeuvre étudiée, fondée sur des expériences déterminées autant que sur une culture immense, multiplie sources d'interrogation et terrains d'analyse. Sa forme même implique en matière éthique une réflexion irréductible à une doctrine, tout lecteur se trouvant engagé dans une relation originale avec les questions exigeantes qu'elle pose; cependant, aussitôt suscitée, cette relation échappe à la rassurante ordonnance de la communication entre deux entités finies, non qu'y jouent quelque subjectivisme (supposé par tous ceux qui n'ont pas compris le rationalisme de Kierkegaard) ou certaine haine du moi acclimatée en climat luthérien (alors que Kierkegaard analysa comme désespoir la haine du fini pour le fini), mais parce que les conditions uniques de sa mise en scène appellent un acte patient de lecture, et ouvrent le lecteur à son histoire propre. Que ce soit dans la vulnérabilité d'une relation à autrui, l'écoute musicale, la tension de l'amour, l'expérience du vertige, le travail d'écriture, l'épreuve du religieux ou même dans les échecs de la vie morale, les auteurs s'attachent à comprendre l'intensité paradoxale de cette expérience de soi fondamentale qu'est l'éthique, et que Kierkegaard a su, de façon lumineuse et inédite, magistralement penser.
En dehors des polémiques, cet ouvrage interroge les notions de rayonnement et de retenue appliquées à l'Allemagne contemporaine qui est accusée tour à tour d'être hégémonique et de pratiquer une trop grande retenue. Des spécialistes issus des sciences politiques, de l'histoire, de l'économie, des études littéraires et culturelles allemandes proposent un tableau nuancé et sans complaisance invitant à la réflexion.