Humbert Marc ; Caillé Alain ; Beraud Philippe ; Bi
PU RENNES
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EAN :9782753503410
La question des rapports entre économie et démocratie se pose désormais, depuis ces dernières années, en des termes finalement très différents de ceux auxquels nous avaient accoutumés les débats classiques. Elle n'est plus tant de savoir comment trouver le bon dosage, le bon équilibre entre nécessités économiques, contraintes sociales et exigences démocratiques. Plus tragiquement, la question est celle de savoir dans quelle mesure l'imposition planétaire de la nouvelle norme économique - rentière et spéculative - ou nom de la démocratie ne constitue pas une menace mortelle pour la survie de la démocratie et des valeurs humanistes du pluralisme. La démocratie ou péril de l'économie ? Marc Humbert et Alain Coillé ont réuni ici des textes issus d'un colloque international sur le thème " Démocratie et Économie ". Ce colloque a été organisé à l'université de Rennes 2 en novembre 2005, par PEKEA, un réseau international pluridisciplinaire qui a pour projet de construire un savoir politique et éthique sur les activités économiques (Political and Ethical Knowledge in Economic Activities) L'organisation scientifique a été soutenue par le MAUSS (Mouvement AntiUtilitariste en Sciences Sociales). PEKEA réunit, notamment, des économistes critiques et des chercheurs des différentes sciences sociales, autrement dit ceux qui réfléchissent aux interdépendances et aux tensions entre capitalisme et démocratie, tout en accueillant ceux qui sur le terrain expérimentent de nouvelles pratiques. Ce faisant il peut jouer un rôle tout à fait central dans la formulation de nouveaux discours et de nouvelles normes universalisables qui permettent d'impulser une lutte planétaire contre toutes les formes d'illimitation et de revivifier du même coup l'idéal démocratique. Les textes réunis dans cet ouvrage qui offrent à la fois des apports théoriques et l'examen de nombreuses expérimentations constituent une importante.
Nombre de pages
367
Date de parution
23/11/2006
Poids
580g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753503410
Titre
La démocratie au péril de l'économie
Auteur
Humbert Marc ; Caillé Alain ; Beraud Philippe ; Bi
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
580
Date de parution
20061123
Nombre de pages
367,00 €
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Les convivialistes offrent dans cet ouvrage une pensée alternative à celle des fondamentalistes du marché. L'application de cette pensée fondamentaliste met à mal les liens sociaux et la relation avec la nature. Il est urgent de disposer d'une pensée et de modes pratiques qui aident à remédier à ce désastre, c'est-à-dire qui aident à la reconstruction de la société, au sein d'une nature préservée. L'idée maîtresse des convivialistes est qu'une société ne peut être menée que par la poursuite d'une finalité et que celle-ci est nécessairement la poursuite, ensemble, du bien commun. C'est ainsi que chacun pourra trouver sa place dans la société et s'y sentir bien. On trouve dans cet ouvrage des analyses de la reconstruction de la société menées avec rigueur, de manière transdisciplinaire et ouverte à la délibération avec la société civique. Ces analyses portent sur la reconstruction théorique du politique et de l'économique et sur les pratiques transformatrices en cours dans la société. Ce sont des outils qui permettent de s'extirper des modes de pensée traditionnels et des sentiers tracés par le modèle néolibéral.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.