Ouvrage couronné par l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres (Prix Saintour 1990) L'égyptomanie consiste en la réutilisation d'éléments empruntés à l'Egypte ancienne dans des formes d'art et à des périodes variées. Elle doit être distinguée de l'égyptophilie et de l'exotisme. Le but de cet ouvrage est de montrer les manifestations les plus spectaculaires du phénomène, d'en expliquer les sources, les thèmes et les symboles, dans tous les domaines de l'art et du XVIe siècle à nos jours. Parmi les sujets abordés, citons : architecture, monuments commémoratifs, art funéraire, décors extérieurs, fontaines, ponts, bâtiments industriels, sculptures, peinture, décors intérieurs, mobilier, objets d'art, spectacles, cinéma, publicité, mode, bande dessinée...
Nombre de pages
336
Date de parution
31/07/2005
Poids
2 305g
Largeur
261mm
Plus d'informations
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EAN
9782867700378
Titre
L'Egyptomanie dans l'art occidental
Auteur
Humbert Jean-Marcel
Editeur
ACR
Largeur
261
Poids
2305
Date de parution
20050731
Nombre de pages
336,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La fascination que l'art de l'ancienne Egypte a de tout temps exercée sur les Français s'est traduite à Paris dans nombre de réalisations architecturales et décoratives. Cet engouement remonte au culte de la déesse Isis, qui resta longtemps liée à l'histoire de la capitale au point d'en devenir un moment la figure tutélaire. Que ce soit en accueillant au centre de la place de la Concorde l'obélisque de Louxor, devenu ainsi le plus ancien monument de la ville, ou en suscitant des décors extérieurs archéologiques ou égyptisants, Paris s'est plu à mettre en valeur des évocations de l'art des anciens Egyptiens. Sphinx, obélisques, pyramides et autres pastiches ont ainsi apporté au cadre urbain une touche d'exotisme et d'universalité qui participe bien de son esprit cosmopolite. Cet ouvrage, dû au meilleur spécialiste du domaine de l'égyptomanie, présente l'ensemble des manifestations parisiennes de ce surprenant phénomène visibles librement, que tout promeneur aura plaisir à découvrir.
La découverte de la tombe de Toutankhamon en 1922 remet l'Egypte ancienne et l'égyptomanie au goût du jour. La "tutmania" se répand dans tous les domaines - le théâtre, la BD, l'architecture, les arts décoratifs, la mode et môme la publicité. Les trésors découverts stimulent les grandes maisons : Lanvin, Cartier, Van Cleef, Lacloche... associent l'antique et l'esprit des années 1920 en empruntant des motifs tels que tètes d'Horus, ibis, chats, chacals ou fleurs de lotus. Le vent de l'Egypte souffle également sur les ads de la scène : les affiches, les décors et les costumes sont investis de hiéroglyphes, de végétaux et d'animaux. Cecil B. DeMille dirige Claudette Colbert dans le rôle de Cléopâtre. Des salles de cinéma comme le Louxor à Paris ou le Grauman's Egyptian Theatre à Hollywood témoignent de l'intérét renouvelé du septième art pour ce style aimé de tous. Des bâtiments égyptiens fleurissent à Strasbourg, Clermont-Ferrand, Londres, New York, Chicago, Bruxelles, au Brésil... En sculpture, Pompon, Csaky, Alberto Giacometti, Mahmoud Mokhtar ou les frères Martel témoignent eux aussi de leur intérét pour le motif comme pour l'approche synthétique des volumes dans l'art égyptien. L'égyptomanie s'impose partout, y compris dans les arts décoratifs, où elle s'affirme à la fois dans les créations distinguées - les pièces uniques d'Eileen Gray ou de Jacques-Emile Ruhlmann - et dans les objets da quotidien, plus populaires - vaisselle, serre-livres, vases, pendules ou encriers -, réinterprétant avec humour l'iconographie antique. Après 1925. Quand l'Art déco séduit le monde et L'Art déco. France Amérique du Nord, cet ouvrage, dirigé par Jean-Marcel Humbert, regroupe les meilleurs spécialistes et offre pour la première fois un nouvel éclairage sur l'influence de l'égyptomanie dans l'Art déco.
Louxor ! Magie d'un mot qui évoque l'Egypte, l'ancienne Thèbes, la vallée des rois. Nom d'un rare cinéma de style égyptisant. Edifié en 1920 à Paris, au coeur de Barbès à côté d'un autre monument, le métro aérien. Orientalisme et machinisme. Après la Grande guerre, les films muets d'aventures, d'amour et surtout burlesques attirent les foules. Age d'or pour le septième art, il désigne depuis 1911 le cinéma, qui se construit des temples et revisite librement ceux de l'Egypte, y ajoutant des accents Art déco, le style à la mode. Les années passent, le parlant, la guerre, les Trente Glorieuses, la fréquentation des salles faiblit, le Louxor survit en accueillant les noctambules, frôle la destruction et ressuscite en 2013, paré de la beauté et des attributs de sa jeunesse tout en se dotant de nouvelles salles, d'un bar panoramique. Voici l'histoire d'un lieu parisien mythique dont les péripéties sont retracées par les acteurs mêmes de sa renaissance, l'association Les Amis du Louxor et l'architecte Philippe Pumain, mandataire de l'équipe chargée de la rénovation.