Développement, gouvernance, globalisation. Du XXe au XXIe siècle
Hours Bernard
L'HARMATTAN
14,50 €
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EAN :9782296991828
Développement, gouvernance, globalisation, ces trois notions ont en commun de faire l'objet d'usages particulièrement flous et élastiques. Cet ouvrage d'anthropologie politique les met en perspective historique et idéologique en analysant leurs émergences respectives, leurs articulations et emboîtements qui structurent profondément le discours contemporain. Entre un XXe siècle où progrès et développement faisaient sens et un XXIe siècle de gestion dévorante des risques et de naturalisation des sociétés, une véritable rupture s'opère qui rend caduque une partie du vocabulaire antérieur pour désigner les territoires des hommes et leurs liens. La gouvernance se présente en particulier comme l'outil principal d'une globalisation, nommée mais peu analysée, qui avance dans une large opacité que cet ouvrage tente d'éclairer.
Nombre de pages
120
Date de parution
24/05/2012
Poids
160g
Largeur
135mm
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EAN
9782296991828
Titre
Développement, gouvernance, globalisation. Du XXe au XXIe siècle
Auteur
Hours Bernard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
160
Date de parution
20120524
Nombre de pages
120,00 €
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Le monachisme, manière de vivre l'ascétisme chrétien, est apparu dans la seconde moitié du IIIe siècle dans la partie orientale de l'Empire romain. Véritablement institutionnalisé à partir du IVe siècle, il n'a cessé de former jusqu'aujourd'hui une composante essentielle du christianisme. Une composante qui recouvre des réalités diverses dans le temps comme dans l'espace. De l'essor des abbayes aux ordres mendiants, des copistes aux missionnaires, cet ouvrage s'attache à retracer l'histoire de celles et ceux qui, au sein du catholicisme, ont voulu mener une vie entièrement vouée à Dieu, toutes ces formes de vie consacrée, réglementée et formalisée hors du cadre paroissial, en communautés fraternelles.
Une enquête et une analyse passionnantes: comment "fonctionnait" l'entourage royal, la famille, les courtisans, durant ce règne connu pour son libertinage (à l'exemple du roi) et qualifié par les historiens de décadent, antichambre de la Révolution. De cette décadence, le roi est responsable, écartelé entre le privé et le public. "Avec le règne du Bien-Aimé commence l'automne de Versailles" [celui-ci] "fatigué par le cérémonial aime à vivre en particulier". C'est devenu un axiome de l'histoire de France. "Une époque et un sujet sur lequel les arts, peinture, musique, littérature et même cinéma, sont prolixes. Style fluide, chaleureux, lecture agréable ponctuée de citations extraites de témoignages de l'époque, par un auteur qui témoigne d'une compréhension du" fonctionnement "de la Cour et d'une connaissance parfaite des divers documents (Mémoires, Journaux, Correspondances) dont on dispose et des analyses déjà publiées"
Le 7 avril 1719 mourait Jean-Baptiste de La Salle, fondateur des Frères des Ecoles chrétiennes, la congrégation de frères enseignants aujourd'hui la plus nombreuse, implantée sur tous les continents. Cette biographie propose de redécouvrir sa personnalité, son itinéraire et son oeuvre qui lui ont valu d'être canonisé en 1900 par Léon XIII et déclaré "patron de tous les éducateurs" en 1950 par Pie XII. Figure déroutante et paradoxale à bien des égards, né en 1651 au sein du patriciat qui contrôle la ville de Reims, il est promis à une prestigieuse carrière ecclésiastique. Mais il lui tourne délibérément le dos pour se consacrer à l'éducation populaire et se faire pauvre parmi les pauvres. Tout en demeurant jusqu'au bout attiré par la vie contemplative, il organise les Frères en une société de laïcs consacrés, qu'il développe jusqu'à sa mort en dehors de toute reconnaissance légale et canonique. Et pour les écoles qu'il fonde, il formalise avec les membres de cette nouvelle congrégation un projet pédagogique promis à un grand avenir : Ferdinand Buisson, le père de l'école laïque républicaine, ne voyait-il pas en lui son véritable précurseur ? A partir des recherches documentaires patientes et érudites qui ont été conduites depuis plusieurs décennies par les Frères, il est possible aujourd'hui de présenter un nouveau visage de Jean-Baptiste de La Salle : celui d'un mystique en action.
Prince fornicateur, adultère, incestueux, sacrilège, voleur public, ivrogne, fainéant, idiot, excommunié, n'ayant point fait ses Pâques depuis près de vingt-huit ans et digne de toute la colère de Dieu. A cette condamnation sans appel par un contemporain, répond cette réhabilitation tranquille et non moins excessive par un historien du siècle dernier : " Louis XV était un saint ". Ces jugements des plus contradictoires puisent à la même source : avec Louis XV, l'image du roi a subi une césure définitive entre vie publique et vie privée. Considérée comme une évidence, cette césure a rendu possible une réputation d'immoralité et de débauche d'une part, d'indolence et de faiblesse d'autre part. Malgré leur érudition, les études récentes qui ont tenté de réhabiliter le roi, ont échoué. Pour mieux comprendre ce que signifie ,, être roi " en France à l'époque des remises en cause de l'absolutisme, il fallait tenter de ressaisir la personne royale à la fois dans son unité et dans sa complexité. Au récit linéaire qui constitue la trame coutumière des biographies, on a préféré l'esquisse d'un portrait historique par touches successives. Ainsi, Louis XV se trouve rétabli connue roi dans chacune des facettes multiples et parfois contradictoires de sa personnalité. Son règne apparaît alors comme le dévoilement progressif de son autorité au c?ur d'un État en proie à des antinomies et à des blocages structurels. Plutôt que le raconter, l'objectif de cette biographie est de comprendre le roi, tout le roi, rien que le roi.