L'Homme et la Société N° 174/2009/4 : Adieu aux colonialismes ? Tome 1
Hours Bernard ; Pouch Thierry
L'HARMATTAN
21,50 €
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EAN :9782296113343
Durant de longues années, notre collègue et ami Saïd Tamba a scruté jusque dans leurs moindres recoins la logique et les ressorts du colonialisme. On se tromperait pourtant à vouloir ramener les analyses qu'il a produites à une stricte dimension historique. Témoin privilégié de cette histoire coloniale où se sont mêlées aliénation et émancipation, Saïd Tamba aurait souhaité que l'on dépasse ce seul cadre rétrospectif. C'est pourquoi ces deux numéros de Lhomme et la société qui lui sont dédiés se devaient d'éclairer le lecteur sur les formes contemporaines de la domination, en particulier en raison de l'interdépendance globale des sociétés engendrée par la mondialisation. Si le colonialisme fut un chapitre décisif dans l'histoire de la domination exercée sur des peuples, cette domination a pris des formes multiples, allant de la religion à la politique en passant par l'économie. La mémoire de Saïd Tamba devait donc être honorée en mettant en exergue ces formes nouvelles, faites de ruptures, du colonialisme au post-colonialisme. Parmi elles, figurent celles engendrées par des processus de libération du joug colonial qui, initialement, étaient porteurs d'espoirs d'émancipation. L'objectif des contributions réunies ici était de souligner le caractère à la fois global et en même temps complexe, varié, se déclinant selon des modalités sociales et des temporalités multiples, des formes contemporaines de la domination. De ce point de vue, la question de l'émancipation demeure d'une brûlante actualité.
Nombre de pages
213
Date de parution
23/03/2010
Poids
265g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296113343
Titre
L'Homme et la Société N° 174/2009/4 : Adieu aux colonialismes ? Tome 1
Auteur
Hours Bernard ; Pouch Thierry
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
265
Date de parution
20100323
Nombre de pages
213,00 €
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Développement, gouvernance, globalisation, ces trois notions ont en commun de faire l'objet d'usages particulièrement flous et élastiques. Cet ouvrage d'anthropologie politique les met en perspective historique et idéologique en analysant leurs émergences respectives, leurs articulations et emboîtements qui structurent profondément le discours contemporain. Entre un XXe siècle où progrès et développement faisaient sens et un XXIe siècle de gestion dévorante des risques et de naturalisation des sociétés, une véritable rupture s'opère qui rend caduque une partie du vocabulaire antérieur pour désigner les territoires des hommes et leurs liens. La gouvernance se présente en particulier comme l'outil principal d'une globalisation, nommée mais peu analysée, qui avance dans une large opacité que cet ouvrage tente d'éclairer.
Le monachisme, manière de vivre l'ascétisme chrétien, est apparu dans la seconde moitié du IIIe siècle dans la partie orientale de l'Empire romain. Véritablement institutionnalisé à partir du IVe siècle, il n'a cessé de former jusqu'aujourd'hui une composante essentielle du christianisme. Une composante qui recouvre des réalités diverses dans le temps comme dans l'espace. De l'essor des abbayes aux ordres mendiants, des copistes aux missionnaires, cet ouvrage s'attache à retracer l'histoire de celles et ceux qui, au sein du catholicisme, ont voulu mener une vie entièrement vouée à Dieu, toutes ces formes de vie consacrée, réglementée et formalisée hors du cadre paroissial, en communautés fraternelles.
Une enquête et une analyse passionnantes: comment "fonctionnait" l'entourage royal, la famille, les courtisans, durant ce règne connu pour son libertinage (à l'exemple du roi) et qualifié par les historiens de décadent, antichambre de la Révolution. De cette décadence, le roi est responsable, écartelé entre le privé et le public. "Avec le règne du Bien-Aimé commence l'automne de Versailles" [celui-ci] "fatigué par le cérémonial aime à vivre en particulier". C'est devenu un axiome de l'histoire de France. "Une époque et un sujet sur lequel les arts, peinture, musique, littérature et même cinéma, sont prolixes. Style fluide, chaleureux, lecture agréable ponctuée de citations extraites de témoignages de l'époque, par un auteur qui témoigne d'une compréhension du" fonctionnement "de la Cour et d'une connaissance parfaite des divers documents (Mémoires, Journaux, Correspondances) dont on dispose et des analyses déjà publiées"
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Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...