J'ai eu l'intuition de ce livre après le 11 septembre 2001. J'ai lu beaucoup d'Américains dans les deux années qui ont suivi, d'une manière inconsciente, pour exorciser la peine que ça avait fait naître en moi. C'était comme un travail de deuil. Et puis petit à petit, j'ai vu l'amalgame se faire entre George W. Bush et l'Amérique que j'aimais et qui semblait s'effacer. Alors les pièces du puzzle se sont assemblées. J'ai voulu parler de cette autre Amérique que l'on ne voyait plus. Celle d'Hemingway, de Jim Harrison, des " Indiens " d'Amérique, des Kennedy, de Marlon Brando, de Martin Luther King. Celle des images de Woody Allen, Stanley Kubrick ou de Quentin Tarantino. Cette partie contestatrice et immergée de l'iceberg, où elle trouvait son âme. Une liberté d'expression et de dénonciation que l'on paye souvent cher mais qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Un état d'esprit où mes convictions, mes sentiments, mes passions ont puisé leur source.
Nombre de pages
236
Date de parution
02/12/2004
Poids
255g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747575614
Titre
L'Amérique que j'aime
ISBN
2747575616
Auteur
Houguet Nicolas
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
255
Date de parution
20041202
Nombre de pages
236,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Mardi 20 octobre 2015. A l'Olympia, la foule se presse pour aller écouter Patti Smith. Nicolas emprunte une coursive, fait rouler son fauteuil jusqu'à l'ascenseur et s'installe au milieu des gradins, au-dessus de la table de mixage - "absurdement placé, comme toujours" . C'est la première fois qu'il se rend seul à un concert. Dans la fosse, invisible, se trouve celle qu'il a aimée et qui est partie. Soudain, Patti Smith entre en scène. Elle a soixante-huit ans, la puissance des sorcières, le regard sauvage. Gloria ! Sa voix est un ciel dans lequel Nicolas s'élance les yeux fermés. Il y retrouve l'enfance, les peines et les joies, les chers disparus, les histoires d'amour, les rêves d'un corps empêché. Il y retrouve tous les poètes, les chanteurs et les écrivains qui lui ont donné une place dans le monde. Il s'y retrouve lui. Autobiographie musicale, poétique et anticonformiste, L'Albatros est un hymne à la liberté insufflée par une Pythie des temps modernes.
C'est une partie de mon histoire auprès d 'Alexandre que je vous livre aujourd'hui. Un tourbillon de sentiments et d'émotions contrastées. Nous avons vingt et un ans, nous nous aimons, mais Alex a un cancer. Nous sommes trop jeunes pour vivre l'incertitude de la maladie. Nos amis font des projets d'avenir... Nous, c'est la vie au jour le jour. Et mes parents paralysés à l'idée de me voir m'embarquer dans une histoire sans issue. La remise en question de tout, la rage, l'impuissance, la solitude. Reste une force, la seule qui fasse avancer : l'Amour. C'est l'inhumain de voir progresser la maladie sans pouvoir la contrôler. Cependant, au milieu de cet incendie, des petits brins d'herbe repoussent. Ils sont frêles, ils s'agitent dans le vent, heureux de revoir le soleil. Ils connaissent le bonheur. Et moi aujourd'hui, malgré cette épreuve, je retrouve ce bonheur de vivre, pleinement.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...