La récente béatification du cardinal John Henry Newman a renouvelé en France l'intérêt que lui portent maints connaisseurs de son histoire et de ses oeuvres. Dans un ouvrage précédent (" J. H. Newman. Le combat de la vérité ", Éd. du Cerf, 2010), le cardinal Jean Honoré avait déjà salué cette reconnaissance par l'Église des mérites et des vertus du célèbre converti d'Oxford. Il s'agissait alors de montrer chez lui l'étroite connexion entre l'expérience intérieure et les réalités et circonstances de sa vie. Ici, il s'agit d'affiner davantage le portrait de Newman en privilégiant sa correspondance. Newman lui-même n'a-t-il pas considéré que la clef de toute biographie est à chercher dans l'échange de sentiment et de pensée qui s'exprime dans le tour naturel et spontané des lettres que l'on s'envoie et qui se répondent ? La correspondance du maître d'Oxford devenu le supérieur de l'Oratoire se déploie sur trente-trois volumes... Ce livre est né de cette profusion épistolaire. Comme le suggère son titre : " Newman tel qu'en lui-même ", il vise à révéler Newman dans le naturel de sa personnalité, son quotidien et son style de vie, son rapport à autrui et ses relations, ses goûts et ses préférences..., bref, tout ce qui transparaît de lui dans ses lettres. En d'autres termes, l'auteur se propose d'enquêter sur ce qu'en Angleterre on désigne comme le " background ", c'est-à-dire la complexité des réalités constitutives de l'individu, les qualités humaines et les dispositions naturelles qui préludent à l'éveil de la sainteté et la favorisent. Le cardinal Honoré forme ainsi le voeu de " n'avoir pas oeuvré en vain si, par le lien établi entre le vécu et l'écrit, ces pages que l'on va lire contribuent au rayonnement du nouveau Bienheureux dans notre sphère de culture et de fidélité religieuse ". -- In France, the recent beatification of Cardinal John Henry Newman has created renewed interest among the many connoisseurs of his life and works. In a preceding volume, (J. H. Newman. Le combat de la vérité, Éd. du Cerf, 2010), Cardinal Jean Honoré had already saluted the Church's recognition of the renowned Oxford convert's merits and virtues. Then, it was a question of demonstrating the close link between Newman's interior experience and the realities and circumstances of his existence. Here, it is a matter of refining the portrait of Newman by focusing on his correspondence. After all, didn't Newman himself consider that the key to any good biography lay in the exchange of feelings and thoughts expressed in the natural and spontaneous exchange of letters? The correspondence of this Fellow of Oxford, later Provost of the Birmingham Oratory, extends over thirty-five volumes... The current volume is born of that epistolary profusion. As its title suggests, Newman tel qu'en lui-même aims to reveal the nature of Newman in his personality, daily existence and manner of living, his rapports with others and his relations, tastes and preferences... in short, everything he reveals in his letters. The author proposes to investigate what, in England, we call the subject's 'background', that is to say the complexity of his constituent realities, his human qualities and those natural dispositions that give rise to and favour nascent holiness. Cardinal Honoré's wish is that he will not have 'laboured in vain if, via the connection established between life as it is lived and the written word, these pages you are about to read contribute to the standing of this new Blessed being in our sphere of culture and religious faith'.
La pensée théologique des dernières décennies s'est largement déployée autour de la christologie. L'approche du mystère de l'Homme-Dieu s'est renouvelée lorsque, à partir des écrits apostologiques, elle a cherché à interpréter la première expérience de la foi en Jésus de Nazareth. Cette christologie, dite ascendante , contraste avec elle, que nous dirons classique , qui demeure plus sensible à l'énoncé même du mystère et au développement de son expression dogmatique. Newman se situe dans cette tradition : sa pensée sur le Christ est résolument trinitaire. Il atteint néanmoins la crédibilité de la foi par l'analyse, toujours fine et intuitive, du rapport des vérités du Symbole au mystère du Verbe incarné. C'est ce mystère qui donne sens et cohérence à tout le credo. Une collection de référence en christologie sous la direction de Monseigneur Doré.
Le Catéchisme de l'Eglise catholique, que j'ai approuvé et dont j'ordonne la publication en vertu de l'autorité apostolique, est un exposé de la foi de l'Eglise et de la doctrine catholique, attestées ou éclairées par l'Ecriture sainte, la tradition apostolique et le magistère ecclésiastique. Je le reconnais comme un instrument valable et autorise au service de la communion ecclésiale et comme une norme sûre pour l'enseignement de la foi. Puisse-t-il servir au renouveau auquel l'Esprit saint appelle sens cesse l'Eglise de Dieu, Corps du Christ, en pèlerinage vers la lumière sans ombre du Royaume! " Elaboré par l'Episcopat du monde entier, ce texte définit la position chrétienne face aux situations nouvelles et aux problèmes personnels, éthiques et sociaux d'aujourd'hui et de demain. Après six ans de travail l'Eglise Catholique nous en offre la version définitive.
Avec la béatification de John Henry Newman par Benoît XVI en septembre 2010, la nécessité s'impose d'une introduction simple à la pensée du grand converti d'Oxford. Ce livre veut y répondre en abordant les questions auxquelles Newman fut confronté dans sa recherche de la vérité: le rôle et la nature de la conscience, son lien avec l'enseignement de l'Église, le développement de la doctrine à travers le temps, la rationalité de l'acte de foi, l'importance de la culture. En exposant ces différents thèmes, le cardinal Honoré a toujours soin de ramener la pensée de Newman à ce désir du "face à face" avec Dieu qui est au coeur non seulement de l'oeuvre de Newman, mais aussi de sa spiritualité. Véritable biographie intellectuelle et spirituelle, cette introduction permet au lecteur français de découvrir la figure d'un nouveau saint, qui est aussi, sans doute, un futur docteur de l'Église.
Spécialiste de Newman, Mgr Jean Honoré nous offre une rencontre avec cette figure spirituelle, grave autant que riche et attachante, et une méditation éclairée sur le mystère de l'existence humaine et son «au-delà».
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Un document pour accompagner les adultes au sacrement du baptême. Une proposition d'itinéraire en plusieurs rencontres, qui peut élargie aux recommençants.