Des vignerons dans la ville. Vin, religion et culture politique à Dijon (1477-1630)
Holt Mack P. ; Lurdos Michèle ; Loiseau Jérôme
EUD
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EAN :9782364414570
Cet ouvrage étudie avec une concision remarquable et une clarté lumineuse, ce que la Réforme puis l'affirmation de la prérogative monarchique ont fait à la société dijonnaise de la mort du dernier des ducs de Bourgogne, Charles le Téméraire en 1477 jusqu'à l'émeute antifiscale de 1630, dite du Lanturlu en raison de la chanson entonnée par les émeutiers. Parmi eux se trouvaient de très nombreux vignerons alarmés par la rumeur d'une hausse de la fiscalité sur le vin. La démonstration rigoureuse suggère la fin d'un monde dijonnais où l'importance des vignerons s'est progressivement réduite en raison des effets économiques des guerres de Religion. Puis, très vite après la reddition de Dijon à Henri IV en 1595, les empiètements de la nouvelle dynastie régnante, celle des Bourbons, sur le régime institutionnel municipal hérité du Moyen Âge, poussent, sous Louis XIII, à leur expulsion du corps politique et à leur marginalisation culturelle.
Nombre de pages
324
Date de parution
15/11/2022
Poids
515g
Largeur
149mm
Plus d'informations
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EAN
9782364414570
Titre
Des vignerons dans la ville. Vin, religion et culture politique à Dijon (1477-1630)
Auteur
Holt Mack P. ; Lurdos Michèle ; Loiseau Jérôme
Editeur
EUD
Largeur
149
Poids
515
Date de parution
20221115
Nombre de pages
324,00 €
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John Holt poursuit dans ce livre ses réflexions sur l'apprentissage initiées dans Comment l'enfant échoue, L'école ou la fabrique de l'échec. Cette fois, il s'intéresse aux modes d'apprentissage des jeunes, voire très jeunes enfants d'âge préscolaire qu'il observe avec beaucoup de finesse et de tendresse. Comme pour Comment l'enfant échoue, L'école ou la fabrique de l'échec, les commentaires additionnels de l'auteur sans complaisance, vingt ans après la première parution, enrichissent encore davantage son propos. Holt fut l'un des premiers à affirmer et démontrer que chez les très jeunes enfants, apprendre est aussi naturel que respirer. Ce livre explique comment et pourquoi nous apprenons à parler, à lire, à compter ou à raisonner. Il évoque l'importance fondamentale du sens des apprentissages et de la motivation intrinsèque de comprendre le monde qui nous entoure. Paru initialement il y a plus de 50 ans, son message est toujours d'actualité, peut-être plus que jamais. Il questionne et bouscule notre vision de l'école, des apprentissages, et plus largement des enfants et de l'éducation. "Ce que je veux dire, c'est que lorsqu'ils apprennent comme ils l'entendent et pour des raisons qui leur appartiennent, les enfants peuvent apprendre bien plus vite et bien plus efficacement que nous ne pourrions le leur enseigner ; et on peut se permettre de jeter aux orties nos programmes et nos emplois du temps, et les laisser libres [...] d'apprendre par eux-mêmes".
Les oiseaux chanteurs ont toujours été source de questionnements, car ils ont des compétences vocales considérées comme spécifiques aux humains. Les ornithologues les étudient, et plus récemment, les éthologistes ont démontré que les oiseaux sont les seuls animaux à présenter des analogies neurobiologiques avec l?apprentissage du langage chez les humains. De leur côté, les chercheurs en sciences humaines et sociales étudient aussi le chant des oiseaux à partir des objets archéologiques, des arts, des manuscrits enluminés, des archives, des textes, des traités, des instruments et de la musique dans les sociétés anciennes. L'originalité de ce livre est de réunir les spécialistes de ces deux grands champs disciplinaires et de comparer les perceptions, les pratiques sociales et culturelles, les savoirs du passé et les découvertes actuelles sur le chant des oiseaux.
Le regain actuel d'intérêt pour les animaux résulte de profonds changements socioculturels, de préoccupations environnementales et des progrès considérables de la recherche scientifique - qui donne désormais accès, au moins partiellement, à la subjectivité et aux cultures animales. Dans le domaine littéraire, cet intérêt se manifeste également : en France, émergent "les études animales", et même une "zoopoétique" sous l'impulsion d'Anne Simon. Dans cette nouvelle perspective, le temps est venu de s'intéresser à des sujets (la campagne, la pêche, la chasse...) considérés en France comme désuets voire réactionnaires, et souvent cantonnés aux genres rustique ou animalier. Or, que ce soit dans des oeuvres du début du XXe siècle ou dans des oeuvres postérieures et même contemporaines, le monde rural - de plus en plus bouleversé socialement et économiquement - favorise les "communautés hybrides" (Lestel) et ouvre à des "mondes animaux" (Uexkull), ce qui permet de poser d'autant mieux la question cruciale des liens entre hommes, bêtes et écriture.
Cet ouvrage propose une analyse d?un pan de la littérature trop souvent oublié ou méconnu : le roman de l?employé de bureau. A travers l?étude d?un large corpus couvrant deux siècles de littérature, l?auteur retrace l?évolution d?un mode de narration. Le sujet est étonnant mais il s?impose : objet littéraire qui monte dans le roman du XIXe siècle, l?employé de bureau (en qui l?on peut voir des avatars de l?écrivain) est le prisme d?une vision sociale, morale, voire philosophique. A partir de ce presque rien, de cette présence discrète, désolée et désolante, tout un monde se lève et se révèle.
On connaît Frédéric Dard romancier, on connaît moins Frédéric Dard auteur dramatique, scénariste ou dialoguiste. L?auteur a pourtant écrit de nombreux textes pour le théâtre. Certaines pièces sont parues en livres ou dans des revues (L?homme traqué, La dame de Chicago, Baby-meurtre, etc.), mais la plupart d?entre elles ont été jouées sans que le texte ne fasse l?objet d?une publication. C?est le cas de la pièce Les salauds vont en enfer. Montée au théâtre du Grand- Guignol à Paris en 1954 et mise en scène par Robert Hossein, cette pièce en 2 actes et 7 tableaux a connu un destin particulier car elle a fait l?objet de trois transpositions particulièrement intéressantes. Dès 1955, en effet, l?adaptation cinématographique de la pièce est confiée à Robert Hossein. Il s?agit là de son premier film en tant que réalisateur. Parallèlement, et sur les conseils de son éditeur, Frédéric Dard écrit l?adaptation romanesque de la pièce. Le roman sort en 1955 sous le même titre. En 1971 Abder Isker propose enfin une dernière adaptation des Salauds vont en enfer, cette fois pour la télévision. La présente édition offre au lecteur un texte inédit, annoté et accompagné d?un dossier critique. Ce dernier présente l?oeuvre dans son contexte et étudie ses différentes variantes dans le cadre de sa transmédialité.