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Lucien Devies. La montagne pour vocation
Hoibian Olivier ; Herzog Maurice
L'HARMATTAN
20,50 €
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EAN :9782747572187
Alpiniste et chef d'entreprise, Lucien Devies fut l'un des principaux dirigeants des associations de montagne de la période de l'après-guerre. Il est l'artisan de l'exploit retentissant de Herzog et Lachenal, gravissant le 3 juin 1950 l'Annapuma, premier sommet de 8000 m jamais conquis par l'homme. Cet événement mémorable, inscrit durablement dans la conscience collective des français, inaugure un processus ponctué d'incontestables réussites qui mènera l'himalayisme français à la consécration. Les résultats obtenus durant toutes ces années sont à mettre au crédit de cet homme méconnu qui va mener pendant prés de trente ans une ambitieuse politique d'expéditions nationales. Personnalité discrète, Lucien Devies incarne la volonté "quasi-gaullienne" de voir l'élite des alpinistes français contribuer par leurs prouesses au rayonnement international du pays. Cet engagement inébranlable, poursuivi parfois jusqu'aux limites de l'épuisement, parait trouver sa justification dans la passion qu'il voue dés sa jeunesse à l'alpinisme. Au lendemain de la libération, lorsque les circonstances l'obligent à renoncer aux grandes courses, il opère une sorte de "conversion" en trouvant dans les organes de décision et les enjeux du pouvoir un nouvel espace d'accomplissement. Une vision tournée constamment vers le long terme et des dispositions incontestables pour les fonctions de direction vont bientôt lui révéler sa véritable vocation. Dès lors, la mission qu'il se donne "avec le sentiment d'un devoir à accomplir" concerne en priorité la défense d'une certaine conception de l'alpinisme et la préservation d'un espace montagnard sérieusement menacé par les grands projets d'aménagement des années 1960. Est-il possible aujourd'hui, avec le recul du temps et l'accès à ses archives personnelles, de retracer les lignes de force qui guidèrent son action ? Quels enseignements faut-il retenir de l'itinéraire singulier de cette grande figure de l'alpinisme français pour éclairer les décisions actuelles et fixer les orientations de demain ? Pour apporter des éléments de réponse à ces interrogations, ce livre se propose d'évoquer les étapes essentielles du parcours de Lucien Devies et d'analyser les principes qui fondent sa conduite. La démarche adoptée consiste à rappeler un certain nombre d'événements marquants de cette époque tout en portant un regard distancié et critique sur ses prises de position successives. Se trouvent ainsi abordés les principaux axes de sa politique dans des domaines aussi variés que la protection de la montagne, l'organisation des secours, la publication de guides d'ascension, la rédaction d'articles dans des revues, la défense d'une certaine conception de l'alpinisme, etc. L'originalité de cet ouvrage lient sans aucun doute au choix de confronter les contributions "savantes", fondées sur l'exploitation d'un corpus d'entretiens, d'articles de presse, d'échanges épistolaires, de documents d'archives, de publications... aux témoignages réflexifs de personnalités ayant côtoyé Lucien Devies. A l'interface entre mémoire et histoire, ce livre a pour ambition de mieux cerner les contours d'une personnalité complexe jouant un rôle crucial dans les transformations du monde de la montagne durant près d'un demi-siècle.
Nombre de pages
189
Date de parution
02/12/2004
Poids
290g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747572187
Titre
Lucien Devies. La montagne pour vocation
ISBN
2747572188
Auteur
Hoibian Olivier ; Herzog Maurice
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
290
Date de parution
20041202
Nombre de pages
189,00 €
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L'ascension du mont Blanc par Balmat et Paccard en 1786 fait figure, au moins symboliquement, d'acte de naissance de l'alpinisme. Inspiré par le savant genevois Horace Bénédict de Saussure, cet exploit s'inscrit dans le vaste mouvement d'affirmation de l'individu et d'inventaire du monde initié par les Lumières. Encouragées par le romantisme ambiant, la contemplation "des glacières de Suisse et de Chamonix", les excursions au pied des crêtes immaculées et la sensibilité aux formes grandioses de la nature constituent les prémices du tourisme en montagne et annoncent l'engouement pour l'ascension des sommets encore vierges. Dans les sociétés européennes, les milieux cultivés de la bourgeoisie jouent un rôle déterminant dans la création des premiers clubs alpins entre 1857 et 1874, d'abord en Angleterre puis en Suisse, en Italie, en Allemagne, en Autriche, en Pologne et enfin en France. Ces "bourgeois éclairés" affichent à cette occasion leur foi dans le progrès et dans les valeurs de l'utilitarisme, se démarquant ainsi du style de vie oisif de l'aristocratie. Au cours de leurs pérégrinations, ils définissent des usages en matière d'excursion, organisent les compagnies de guides, construisent des refuges, améliorent la qualité des hébergements, rédigent des notices scientifiques, inventent une littérature de voyage... Ils réussissent ainsi à promouvoir, auprès de leurs contemporains, une forme de tourisme alpin à la fois cultivé et mondain. Une histoire culturelle de ces groupements d'alpinistes s'attache à souligner les préoccupations communes, mais elle retient également les points de divergence. Les clubs alpins ont en effet donné à certaines de leurs finalités des développements particuliers en fonction des traditions propres à chaque nation. Ambitions conquérantes des uns, priorité donnée par les autres aux explorations savantes, aux visées hygiénistes et morales, aux sensibilités esthétiques... Les débats suscités par l'émergence de "l'alpinisme acrobatique" et l'implication très variable des différents clubs dans l'exploration des massifs extra-européens pendant la période qui précède le premier conflit mondial en fournissent d'excellentes illustrations.
Les montagnes furent longtemps considérées par nos aïeux comme des lieux inquiétants et affreux. Puis, il y a environ deux siècles, les sensibilités se modifièrent progressivement. Les " glacières " de Suisse et de Chamonix devinrent alors des sites pittoresques et les sommets escarpés " des monts sublimes ". En France, la création des premières sociétés d'alpinistes dans les années 1870 s'accompagne de la publication régulière des comptes rendus de leurs activités et des récits de leurs pérégrinations. Chemin faisant, ces " bourgeois éclairés ", définissent des usages, construisent des refuges, rédigent des notices scientifiques, inventent une littérature de voyages. Ils contribuent ainsi à la diffusion, auprès de leurs contemporains, d'une forme de tourisme alpin à la fois cultivé et mondain. Cependant, dès 1910, de jeunes lycéens parisiens vont contester cette définition initiale en important dans cet univers socialement distingué, certains principes de l'excellence sportive en plein essor. S'ouvre alors une longue période de concurrence avec pour enjeu ce que chacun des groupes en présence considère comme la pratique légitime de l'alpinisme, tensions qui ne s'apaiseront qu'au lendemain de la seconde guerre mondiale. Écrire l'histoire culturelle de l'alpinisme, ce n'est pas seulement retracer les grandes étapes de sa sociogenèse, c'est regarder comment changent les représentations et comment se construisent les identités collectives.
Porteur des espoirs et des utopies d'une génération, les mouvements sociaux du printemps 1968 représentent une crise majeure de la France du XXe siècle. La multiplicité des interprétations, loin de garantir une meilleure compréhension de cet "événement monstre", semble avoir contribué, au contraire, à la persistance du "mystère de mai". Si Mai 68 se révèle comme un objet difficile à cerner dans sa complexité, son appréhension au prisme des activités physiques et sportives permet d'en circonscrire les frontières. Alors que les mouvements de jeunesse sont "frappés de plein fouet" par les tensions qui traversent les nouvelles générations, l'idée selon laquelle "le monde du sport" serait resté totalement étranger aux clivages et aux mobilisations du printemps 68 mérite d'être interrogée. Que se passe-t-il vraiment dans les fédérations sportives, les pratiques de loisirs et l'éducation physique scolaire avant le printemps 68 ? Qu'en est-il pendant le déroulement des événements eux-mêmes ? La sphère des sports et des loisirs physiques est-elle également concernée par la postérité de Mai 68 au cours des décennies suivantes ? L'ambition de ce livre consiste à se saisir de l'opportunité offerte par le recul du temps pour porter un regard neuf et distancié sur la crise du printemps 68 dans l'univers des sports et des loisirs physiques. Il réunit les contributions d'historiens, de géographes et de sociologues visant à préciser dans quelle mesure Mai 68 manifeste une rupture ou une continuité dans le monde sportif. Il entend ainsi restituer les mutations à l'oeuvre au sein de "l'espace des sports", dans toute leur épaisseur historique.
Résumé : "La montagne, pour l'élite ou pour le peuple ? " Sept chercheurs européens ont essayé de répondre à cette question lors d'un colloque fin 2019. Ce livre rassemble leurs travaux. La "A bourgeoisie éduquée" à l'origine des premiers Clubs alpins à travers l'Europe occidentaleA - établit les normes d'un "bon usage de la montagne" et promeut une forme inédite de tourisme. Très vite, l'aspiration à "A la montagne pour tous" gagne de nouvelles catégories sociales. Des voix s'élèvent pour réclamer une véritable démocratisation de l'alpinisme et de la randonnée. Elles émanent de couches populaires qui développent leurs propres modes de sociabilité. Les cultures nationales vont peser sur les formes de mobilisation selon les territoires. Les éclairages présentés permettent d'identifier les dynamiques sociales à l'oeuvre en Angleterre, Suisse, Italie, Allemagne, Autriche, France et sur le versant espagnol des Pyrénées. Cet ouvrage tente de restituer ce passé dans toute son épaisseur historique.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.