Rêve d'Orient. Les Occidentales et les voyages en Orient XVIIIe-début du XXe siècle
Hodgson Barbara ; Saint-Jean Pierre
SEUIL
32,50 €
Epuisé
EAN :9782020827140
Tenter de comprendre pourquoi des femmes ont cherché la liberté en Orient nous fascine depuis longtemps. Comment une région où les femmes sont tenues à l'écart et où leurs droits sont limités peut-elle offrir à des Occidentales une liberté qui leur est refusée dans leurs propres pays prétendument libéraux ? Et comment les charmes d'une culture transplantée, si ostensiblement associée à la répression, pourraient-ils se transformer en catalyseurs du progrès dans une autre société ...Pour tenter de répondre à ces questions, ce livre est divisé en deux parties. La première est consacrée aux voyageuses qui ont exploré le versant oriental de l'empire Ottoman : l'Égypte, la Palestine, la Syrie, l'Irak et la Turquie, de 1717 aux années 1930. En rassemblant leurs expériences, leurs façons de voyager et de s'habiller, leurs motivations et leurs attitudes, ainsi que leurs échanges avec les individus qu'elles ont rencontrés, ces voyageuses nous montrent comment elles ont trouvé la liberté et comment celle-ci les a changées. La seconde partie a été écrite grâce à celles qui n'ont pas voyagé, mais qui ont été influencées par certains aspects de la culture et de la littérature orientales - les vêtements et la danse, notamment - rapportés dans les pays occidentaux.Les personnalités évoquées dans ce livre - qu'il s'agisse d'Isabel Burton, de Mary Wortley Montagu, de Cristina di Belgiojoso, de Gertrude Bell ou d'Ida Pfeiffer, pour n'en citer que quelques-unes - ont considérablement influé sur les attitudes concernant les libertés des femmes. En voyageant, elles furent en mesure de s'évaluer et de réfléchir aux rôles qu'elles pouvaient jouer dans la société. Grâce à leur ingéniosité ou à leur simple bravoure, elles ont déjoué les restrictions et prouvé qu'elles étaient capables de conduire leurs propres vies. Elles ont mis en évidence l'importance de leurs libertés en comparant leur relative indépendance à la quasi-séquestration subie par les Orientales. Quelques-unes ont même perçu dans les harems une certaine forme de liberté, et apprécié ces lieux privés, échappant au contrôle des hommes.Dans cet ouvrage, nous allons faire connaissance avec un groupe de femmes très spéciales, dont l'éducation ne les portait nullement à voyager dans des pays lointains. Contre toute attente, elles s'embarquèrent à bord de quelque navire et gagnèrent Alexandrie, Beyrouth ou Constantinople. Accompagnées par des guides ou se déplaçant à cheval, elles dormaient dans des tentes ou des auberges des plus sommaires, et faisaient de leur mieux pour comprendre les façons de vivre et coutumes de leur nouvel environnement. Mais surtout, elles réalisaient leur rêve de toujours : voyager en Orient.
Nombre de pages
184
Date de parution
06/04/2006
Poids
701g
Largeur
149mm
Plus d'informations
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EAN
9782020827140
Titre
Rêve d'Orient. Les Occidentales et les voyages en Orient XVIIIe-début du XXe siècle
ISBN
202082714X
Auteur
Hodgson Barbara ; Saint-Jean Pierre
Editeur
SEUIL
Largeur
149
Poids
701
Date de parution
20060406
Nombre de pages
184,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Séduction, appel de la jungle, naufrage... cet ouvrage témoigne des aventures de voyageuses célèbres et inconnues capables de dévoiler les secrets des harems en Turquie, d'affronter les orages dévastateurs d'Afrique, ou de traverser les rivières tumultueuses du Tibet. Bravant l'inconnu, ces aventurières intrépides ont ouvert la voie, dans le monde entier, aux femmes qui leur succéderaient. Au XVIIème siècle, Lady Ann Fanshawe s'est déguisée en mousse pour affronter des pirates au large des côtes espagnoles. Deux cent et quelques années plus tard, Isabella Bird chevaucha les sentiers boueux jusqu'aux huttes sordides réservées aux visiteurs du Japon. Entre-temps, Hester Stanhope défia les conventions en traversant, à visage découvert, le désert de Syrie jusqu'aux ruines de Palmyre. A travers une suite insolite de portraits, Les Aventurières est un retour vers une époque où ces femmes refusaient que leur place soit uniquement au foyer.
L'opium - cette drogue qui provoque l'euphorie, annule la douleur et stimule la créativité - est également un aller simple vers la dépendance. Sa longue histoire, étrange et scandaleuse, a commencé dans l'Antiquité, au Moyen-Orient, en Inde et en Chine. Dans les années 1870, l'opium entrait dans la composition de nombreux médicaments courants servant à soigner toutes sortes de maladies. Il était en même temps considéré comme l'une des incarnations de cet Orient romantique qui attirait des écrivains tels que Sir Arthur Conan Doyle, Oscar Wilde, Rudyard Kipling, Graham Greene et Jean Cocteau. Le monde décadent des fumeurs d'opium est ici analysé en détail à travers des récits de voyages, des mémoires, des romans et des films. On trouvera également dans ce livre une très riche iconographie : équipement du fumeur d'opium, fumeries d'Orient et d'ailleurs, portraits d'écrivains consommateurs d'opium, illustrations de journaux, photos de films à scandale et couvertures de romans à sensation. Ce livre illustré fait le point sur l'histoire, le charme insidieux et les conséquences dévastatrices de la consommation de l'opium.
Rêves et cauchemars met en scène l'histoire d'une substance qui, longtemps considérée comme une panacée, a enchaîné de nombreux écrivains, artistes et citoyens anonymes tout au long du XIXe siècle. L'opium, sève séchée du pavot, avait sa place dans tous les foyers, aisés ou non; il était couramment utilisé comme remède sous forme de laudanum ou de morphine, pur ou dans des préparations brevetées. De célèbres écrivains et poètes s'adonnèrent au laudanum - une puissante teinture de vin, d'opium, de safran et de cannelle - dont Baudelaire, Wilkie Collins, Lord Byron ou Samuel Taylor Coleridge. Le plus fameux d'entre tous, Thomas De Quincey, en avait tant absorbé qu'il "aurait pu se baigner et nager dedans", disait-il. Lorsque, aux alentours de 1805, la morphine (un alcaloïde de l'opium) fut isolée, la consommation de cette drogue connut un essor sans précédent; l'on vit des hommes et des femmes de tous milieux s'en faire des piqûres et des mères de famille se rendre au théâtre en emportant leur seringue dans d'élégants nécessaires ou des étuis à cigarettes. A la fin du XIXe siècle, l'opium médicinal était bon marché et facile à se procurer sous forme de remèdes brevetés destinés aux plus pauvres. Au nombre de ces panacées, les sirops pour les poussées dentaires que les mères affectionnées administraient à leurs enfants recueillirent tous les suffrages. Toutefois, au début du XXe siècle, les autorités publiques, alarmées par l'ampleur de la consommation d'opium, prirent des mesures drastiques pour contrôler la diffusion d'une drogue qui était jusque-là en vente libre et partout disponible.
Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
XVIIe siècle. Aux Antilles. C'est la nuit sur une plantation où se déroule une veillée mortuaire. Un vieux-nègre esclave entre dans le cercle des flambeaux. Dès ses premiers mots, il se métamorphose en " maître-de-la-Parole ". Comment ce vieil homme a-t-il pu s'ériger en père fondateur de la littérature des Amériques ? Quels sont les secrets de cet improbable résistant à l'esclavage et à la colonisation ? D'où lui vient cette assignation à ne conter que la nuit, sous peine d'être transformé en panier ? Et pourquoi un panier ? Partant de l'extraordinaire émergence du conteur créole, Patrick Chamoiseau interroge son propre travail d'écrivain, sa mémoire intime et les mystères de la création. Quels sont les grands enjeux de la littérature contemporaine ? En quoi rejoignent-ils ceux de ce vieux maître-de-la-Parole ? ... " Chaque création est une avancée de la réflexion, de la connaissance, du rapport désirant avec cet horizon sans horizon qu'est la Beauté. " Patrick Chamoiseau, né en 1953, a élargi la portée de la littérature antillaise à un niveau mondial. Prix Goncourt pour Texaco (Gallimard, 1992), il est l'auteur d'une oeuvre narrative et théorique majeure où se mêlent imaginaire foisonnant et conscience politique. Sa voix est aujourd'hui l'une des plus influentes de la Caraïbe. Au Seuil ont récemment paru La Matière de l'absence (2016), Frères migrants (2017), Contes des sages créoles (2018) et, en Points Thriller, J'ai toujours aimé la nuit (2018).
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Excédés par le présumé laxisme des tribunaux, les justiciers autoproclamés s'évertuent à punir par eux-mêmes les fauteurs de trouble. Violant la loi pour maintenir l'ordre, ils s'improvisent détectives, juges et bourreaux. Adeptes du lynchage et autres châtiments spectaculaires, ils trouvent un nouveau public sur les réseaux sociaux. Des groupes d'autodéfense du Far West aux chasseurs de pédophiles en Russie contemporaine, les justiciers hors-la-loi sont typiquement des hommes blancs, réactionnaires et xénophobes. Toutefois, mouvements révolutionnaires et défenseurs des dominés ne s'interdisent pas de manier, à leur tour, le fouet et le feu. L'auto-justice compte en outre de fervents zélateurs dans les services répressifs. Et quand policiers et paramilitaires s'affranchissent du cadre légal pour nettoyer la société, ils précipitent l'avènement de l'Etat justicier. Cet essai comparatif s'aventure dans les eaux troubles de la justice sommaire. Au terme d'un périple dans le monde perturbant des redresseurs de torts, une question s'impose : la France est-elle immunisée contre cette fièvre punitive ...