Venise et le goût du beau. Le Mécène et l'Architecte de la Renaissance à la Fenice
Hocquet Jean-Claude
KLINCKSIECK
45,00 €
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EAN :9782252039663
L'historien de Venise Jean-Claude Hocquet, auteur de nombreux ouvrages sur la Sérénissime, porte un nouveau regard sur la ville et son histoire qu'il aborde par le prisme de l'histoire de l'art et de l'histoire sociale des relations entre les mécènes nobles ou riches bourgeois et les créateurs. Les palais montrent comment la richesse est passée des mains de la vieille noblesse enrichie par le commerce lointain dans celles d'une bourgeoisie industrieuse qui rêve d'imiter sa devancière. Les architectures de Venise se reflètent dans l'eau partout présente, les églises et leurs coupoles forment une couronne au bassin de San Marco, les palais bordent la plus belle avenue du monde, le Grand Canal et les places les plus vastes. La ville s'est bâtie en un millénaire et sa longue histoire lui impose la diversité qui contribue pour beaucoup à sa beauté et à son attrait incomparables. Au XVe siècle, à la Renaissance (le célèbre Quattrocento italien) les architectes et leurs commanditaires commencent à être bien connus et l'histoire de la République s'achève avec la construction de la Fenice, une salle dédiée au théâtre chanté, à la fin du siècle des Lumières. Le livre embrasse ces quatre siècles et retrace la vie et les oeuvres des architectes venus de Florence, de Rome ou des provinces de l'Etat vénitien, souvent simples tailleurs de pierre formés dans les ateliers de leurs illustres prédécesseurs ou théoriciens lecteurs de Vitruve, qui ont construit à l'âge du Baroque des églises, des hôpitaux, des palais, de sobres bâtiments commerciaux ou administratifs fonctionnels, mais aussi des monuments funéraires ou des temples dédiés à la musique (la Pietà) ou à la glorification des héros. L'architecture s'enrichit de la peinture, de la sculpture et accueille la musique, faisant de Venise la déesse des arts.
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Nombre de pages
396
Date de parution
11/06/2015
Poids
770g
Largeur
150mm
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EAN
9782252039663
Titre
Venise et le goût du beau. Le Mécène et l'Architecte de la Renaissance à la Fenice
Auteur
Hocquet Jean-Claude
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
150
Poids
770
Date de parution
20150611
Nombre de pages
396,00 €
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Jean-Claude Hocquet, professeur d'histoire médiévale à l'université de Lille-III, est spécialiste d'histoire maritime. Il est le commissaire de la grande exposition sur Venise et l'Orient (1300-1700) qui s'ouvrira en octobre à l'Institut du monde arabe (Paris), exposition qui sera transférée au Metropolitan Museum de New York en 2007. Jusqu'à ce que Bonaparte mette fin à l'indépendance de la Sérénissime, Venise est demeurée la seule véritable grande puissance de la Méditerranée. Elle surpassa en durée aussi bien les cités de l'antique Phénicie, Athènes ou encore Carthage, que d'autres cités patriciennes contemporaines, comme Gênes ou Lübeck. Elle tint tête, avec des fortunes diverses, aux empires et aux royaumes qui lui contestèrent puis se disputèrent la suprématie navale en Méditerranée.Les établissements qu'elle fonda dans tout l'Orient, y compris en mer Noire, furent des places commerciales très importantes ainsi que des foyers de diffusion de la civilisation européenne.
Dans presque toute l'Europe, dès l'âge du bronze, les populations savaient extraire le sel, au bord de la mer, près des sources salées ou dans des mines. Devenu "l'or blanc" indispensable à la vie et arme de lutte contre la famine, l'extension de sa production à partir du Xe siècle a contribué à l'essor économique et culturel de l'Europe au Moyen Age. Le sel est devenu l'instrument de la richesse des Etats quand ils l'ont taxé d'un impôt particulier, la gabelle : les soulèvements armés des victimes de l'impôt commençaient au cri de "Vive le Roi sans la gabelle" et prenaient pour cible les greniers à sel, les gabeleurs et les privilégiés. Le Sel et le Pouvoir, synthèse sur un millénaire d'histoire européenne préparée par vingt ans de recherches, analyse dans la longue durée le labeur des sauniers, l'évolution des techniques de production, la gestion des salines, le commerce maritime ou terrestre, la consommation, l'impôt et la fiscalité, la politique des pouvoirs. II trace aussi une galerie de portraits où se côtoient les puissants, papes, empereurs, rois, princes, évêques et abbés, marchands, fermiers et le monde du travail, les paludiers, sauniers, ingénieurs, inventeurs, paysans, contrebandiers, marins, haleurs de barques à la remontée des fleuves. L'auteur nous guide ainsi dans une réflexion sur la société d'Ancien Régime et la nature du féodalisme. Il nom entraîne à la poursuite du sel transmué en or, vieux rêve alchimiste, dès que les puissants s'en emparent, jusqu'à ce que la révolution industrielle du XIXe siècle, en supprimant l'impôt, rende à ce vil produit son rang de marchandise ordinaire.
Résumé : Venise, où l'art s'est fait ville au c?ur de la Lagune, a créé une histoire qui la magnifie et l'exalte. Capitale d'un empire maritime au carrefour des grandes civilisations de la Méditerranée, elle mêle influences orientales et gothiques. Ville d'entrepreneurs à l'affût des innovations médiévales, sa noblesse, industrieuse et cultivée, a rivalisé dans l'ornement de palais sur l'eau dont l'infinie variété séduit les visiteurs.
Venise et le monopole du sel déplace l'intérêt de l'histoire du sel vers une histoire globale - de Venise et de ses Etats - articulée sur une double voie d'eau, maritime au départ des terminaux du commerce, et fluviale par la navigation sur le Po et l'Adige. Venise a obtenu du sel des gains considérables, ce produit-clé aide à comprendre la politique militaire et diplomatique de la République, la complexité du maniement des finances, les arcanes de l'administration et des centres de décision, le mécanisme des relations entre la capitale et les cités d'Italie ou l'empire maritime de l'Istrie à Chypre et avec les seigneuries étrangères, le foisonnement de la vie artistique autour du palais ducal. Venise fut la ville du sel qui a financé les monuments publics et les palais et les villas des familles d'armateurs nobles.
Résumé : Depuis plus de deux siècles, La Nomenclature des couleurs de Werner est le compagnon parfait pour les amoureux du monde naturel et de ses couleurs. "Avant Pantone, il y avait la Nomenclature des couleurs de Werner" Architectural Digest A la fin du XVIIIe siècle, le minéralogiste allemand Abraham Gottlob Werner (1749-1817) a mis au point un système de couleurs normalisé pour décrire les différences chromatiques les plus subtiles des minéraux à l'aide d'une terminologie cohérente. Son schéma a ensuite été adapté par un peintre de fleurs d'Edimbourg, Patrick Syme (1774-1845), qui a repris le fascinant travail de Werner et l'a enrichi d'exemples tirés de la flore et de la faune pour créer le système d'échantillons de couleurs et de descriptions qui constitue la richesse de ce livre. Publié en 1814, ce dictionnaire des couleurs, qui en répertorie plus de cent et détaille où les voir dans les mondes minéral, animal et végétal, connut un vif succès. Il fut la "palette de la nature" de Charles Darwin sur le HMS Beagle pour nommer ses découvertes, permettant à ses lecteurs de partager un monde qu'ils ne verraient jamais. Avec sa terminologie à la fois précise et lyrique, le manuel de Werner est devenu une ressource inestimable pour les naturalistes, les anthropologues et les artistes. Inédit en français, ce classique est enfin à la portée de tous.
Certains animaux, oubliés du grand public, semblent tout droit sortis d'un bestiaire fabuleux. La genette en fait partie. Habitante discrète des campagnes, elle intrigue par son apparence composite : la souplesse d'un chat, les oreilles d'un fennec, les taches d'une panthère, la queue d'un lémurien. Elle ondule comme un serpent, se dresse en sentinelle tel un suricate. Insaisissable, elle échappe aux regards, se dérobe avant même qu'on la surprenne. Ce livre est une quête. Celle d'un petit prédateur que Yann Liotard n'a lui-même jamais vu, mais qu'il piste en amateur éclairé, à travers les lettres et les arts. De l'Afrique à l'Ardèche, d'Hérodote à Gérard Genette, de la tapisserie de la Dame à la licorne aux timbres-poste des années 1980, il suit ses traces à distance, là où elle laisse son empreinte dans l'imaginaire. Car la genette, tout occupée d'elle-même, ne se laisse approcher qu'en restant à l'écart. Elle nous apprend ainsi à porter un regard neuf sur le monde naturel, à le réenchanter. Edition illustrée par des planches de Jean Wollenschneider.