Créé par Hillerman dix ans après Joe Leaphorn, son autre enquêteur navajo, Jim Chee se différencie quelque peu de son aîné. Moins citadin, moins moderne et plus romantique, c'est un traditionaliste sans cesse sur la corde raide car il tente de mener son travail de policier avec son apprentissage de "chanteur" dépositaire des rites et des chants guérisseurs. Dans sa première apparition, Le Peuple de l'ombre, il enquête sur le vol d'une mystérieuse pierre noire. Il va connaître sa première épreuve lorsqu'on lui propose d'intégrer le FBI, ce qui signifie de renoncer à ses origines. Sa seconde enquête, Le Vent sombre, se compose de plusieurs affaires reliées entre elles (sabotage d'une éolienne, recherche d'un Navajo soupçonné de cambriolage, identification d'un cadavre mutilé), et s'achève de façon stupéfiante par une cérémonie nocturne dans un village hopi. Le dernier volet de cette trilogie, La Voie du fantôme, entraîne Jim à Los Angeles sur les traces d'une jeune fugueuse. Il vit cette séparation de son peuple comme un déchirement, d'autant que Mary, l'institutrice blanche dont il est tombé amoureux dès sa première enquête, voudrait bien le faire renoncer à sa vie de Navajo. Dans ces trois enquêtes, le propos demeure le même que dans La Trilogie Joe Leaphorn : faire découvrir la nation Navajo et sa culture en utilisant un personnage encore plus traditionaliste que le précédent. À la suite de ces trilogies, Hillerman a décidé de réunir ses deux personnages qui ?uvrent désormais sur des enquêtes convergentes, voire communes. À la suite d'Arthur Upfield, Tony Hillerman donne ses lettres de noblesse au polar ethnologique. --Claude Mesplède
Nombre de pages
280
Date de parution
23/10/1998
Poids
176g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070406524
Titre
Le peuple de l'ombre
Auteur
Hillerman Tony
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
176
Date de parution
19981023
Nombre de pages
280,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys