
Anatomie politique de la domination
Qu'est-ce que la domination? Comment s'exerce-t-elle? Par quels mécanismes se reproduit-elle? Quels sont les critères et les pratiques qui permettent aux pouvoirs de se légitimer? Quelle part de consentement, voire de désir d'État, est nécessaire à son exercice? De quelles manières y participons-nous?... En relisant Marx, Weber, Gramsci ou, plus près de nous, Bourdieu ou Foucault, Béatrice Hibou s'affronte à son tour à l'une des questions centrales de la théorie politique et sociale, celle de l'exercice de la domination d'Etat. Elle renouvelle cette problématique avec une approche alliant comparatisme, analyse du quotidien et économie politique. Grâce à cette perspective, elle pénètre dans la mécanique des rouages économiques et sociaux pour faire apparaître leur dimension et leur rationalité proprement politiques.
| Nombre de pages | 298 |
|---|---|
| Date de parution | 14/04/2011 |
| Poids | 450g |
| Largeur | 155mm |
| EAN | 9782707167668 |
|---|---|
| Titre | Anatomie politique de la domination |
| Auteur | Hibou Béatrice |
| Editeur | LA DECOUVERTE |
| Largeur | 155 |
| Poids | 450 |
| Date de parution | 20110414 |
| Nombre de pages | 298,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La bureaucratisation néolibérale
Hibou BéatriceRésumé : L'objectif de ce travail collectif est d'analyser la signification politique et sociale des nouvelles formes de bureaucratisation par les normes et les procédures. Ce défi est mené à travers des exemples hétérogènes, qui s'ancrent dans des situations nationales ou régionales allant de l'Afrique, à l'Europe en passant par les États-Unis, le Maghreb et le Proche-Orient. Ils traitent des procédures techniques (analyse du management, des chiffres, des études économiques, du droit, des manuels de procédure), de la mise en oeuvre concrète de croyances idéologico-politiques (analyse de la participation, de l'empowerment, de la construction du consensus) et de dynamiques sociales (analyse des imaginaires politiques, du traitement des migrants, du capitalisme, du religieux, de la propriété intellectuelle). Centré sur la bureaucratisation comme problématique légitime du politique et comme lieu privilégié des conflits et des luttes sociales, cet ouvrage est structuré autour de deux grandes lignes. La première a trait aux "arts de faire" bureaucratiques : le processus de bureaucratisation passe par un système de savoirs et de savoir-faire considérés comme les "bonnes manières" à suivre et qui s'institutionnalisent dans des normes, dans des procédures, dans des programmes. Ces derniers sont destinés à éduquer individuellement les clients, les travailleurs et les consommateurs, mais aussi bien les entrepreneurs en herbe, les fonctionnaires ou le personnel religieux La seconde est celle du langage, entendu tout à la fois comme modalité d'énonciation du politique par un lexique et une terminologie qui produisent des effets, mais aussi comme expression de l'imaginaire politique et de son économie politique. La bureaucratisation apparaît ainsi comme l'un des répertoires dominants de la médiation politique, l'un des principaux référentiels autour duquel les relations sociales, les conflits et les négociations se nouent, les inégalités et les exclusions se jouent, créant ainsi un système collectif de représentation du réel.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER32,00 € -

La force de l'obéissance. Economie politique de la répression en Tunisie
Hibou BéatriceUne analyse novatrice du fonctionnement interne d'une dictature : au-delà de la répression, comment l'économie assujettit un peuble maintenu en état de "servitude volontaire".Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER29,50 € -

La bureaucratisation du monde à l'ère néolibérale
Hibou BéatriceBéatrice Hibou est directrice de recherche au CNRS (rattachée au Centre d'études et de recherches internationales/Sciences Po). Elle est l'auteur de plusieurs livres dont, à La Découverte, La Force de l'obéissance (2006) et Anatomie politique de la domination (2011).Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER19,00 € -

Bathilde esclave et reine des francs
Editions Du hibouSi l'histoire est écrite trop souvent au masculin, des femmes extraordinaires, ont largement contribué aux destinées qui ont fait de nous ce que nous sommes. Des reines, des saintes, des artistes, des écrivaines, ont marqué leur temps. Cependant le rôle de la femme dans l'histoire n'a jamais été abordée sérieusement, car elle a été considérée comme une mineure à côté des grands hommes. Sont-elles meilleures gouvernantes que les hommes ? Ou ne serait-ce qu'en raison des difficultés qu'elles éprouvent d'aller jusqu'au sommet, seules les plus exceptionnelles y parviennent ? Bathilde, d'esclave elle est devenue reine - destin atypique mais pas exceptionnel ; Il y en a eu d'autres tant dans le monde méconnu des Francs que dans le Moyen Age. Elle gouverna pratiquement trois royaumes pour ses enfants mineurs, au milieu des turpitudes ecclésiastiques, des intrigues aristocratiques et des assassinats. tout en protégeant les plus démunis.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER81,85 €
Du même éditeur
-

Slut shaming
OVIDIEDe la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Sociologie des pratiques culturelles. 3e édition
Coulangeon PhilippeRésumé : Dans la plupart des sociétés occidentales, la place des loisirs et des activités culturelles s'est sensiblement accrue depuis la fin des années 1960. Cette évolution générale masque toutefois de profondes disparités qui interrogent le bilan des politiques de démocratisation de la culture car celles-ci, notamment en France, inspirent l'essentiel des politiques publiques menées dans ce domaine. L'accès aux biens, aux services et aux équipements culturels continue d'alimenter les inégalités observées dans d'autres domaines de la vie sociale, en particulier dans le domaine scolaire. Marquée par la montée de l'audiovisuel, le recul de l'écrit et la globalisation de l'offre de biens et services culturels, la cartographie des styles de vie culturelle est aujourd'hui perturbée par un certain éclectisme des goûts et des pratiques ; si celui-ci brouille le découpage des frontières symboliques entre les groupes sociaux, il n'est pas nécessairement synonyme d'une disparition des hiérarchies culturelles.EN STOCKCOMMANDER11,00 € -

Frantz Fanon. Une vie en révolutions
Shatz Adam ; Saint-Upéry MarcLa vie de Frantz Fanon se lit comme un thriller de la décolonisation et de la guerre froide. Elle est aussi un témoignage essentiel des bouleversements politiques et intellectuels du XXe siècle. Après avoir combattu dans les rangs de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale, Fanon, jeune psychiatre martiniquais charismatique et talentueux, publie à 27 ans Peau noire, masques blancs , ouvrage prophétique qui s'imposera avec le temps comme un classique. Il approfondit son expérience clinique au centre hospitalier de Saint-Alban (Lozère), berceau d'innovations thérapeutiques qui marqueront profondément sa recherche d'une psychiatrie désaliénée au service des humiliés. Cette quête de la désaliénation, il la met à l'épreuve de la situation coloniale lorsqu'il est muté en Algérie, à la veille de la guerre de libération. Il s'engage corps et âme dans le combat anticolonial, d'abord à Tunis où il met ses compétences médicales au service du Front de libération nationale (FLN), puis comme ambassadeur itinérant du mouvement en Afrique subsaharienne. Fauché par une leucémie foudroyante au moment même où paraît son livre le plus célèbre, Les Damnés de la terre , Fanon meurt le 6 décembre 1961, laissant derrière lui une oeuvre qui suscite depuis soixante ans une multitude d'interprétations et d'appropriations créatrices dans le monde entier. Servie par la plume élégante d'Adam Shatz, cette biographie politique et intellectuelle s'impose comme un ouvrage de référence.EN STOCKCOMMANDER16,80 € -

Comme on les enferme. Dans les centres de rétention, de Paris à Lampedusa
Tassin LouisePartout en Europe, à l'abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l'expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d'accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au coeur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d'Ile-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse. Avec elle, on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu. es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger. es... sans l'appui d'une main-d'oeuvre immigrée précaire. Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s'y substituent pas. Quid de la responsabilité des Etats, des conditions d'enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ? Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d'un centre à l'autre et d'un pays à l'autre. Partout s'exprime le sentiment d'être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l'existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l'étranger ?EN STOCKCOMMANDER22,00 €
