L'ESPACE PUBLIC PARLEMENTAIRE. Essaicsur les raisons du législateur
Heurtin Jean-Philippe
PUF
27,38 €
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EAN :9782130500308
Quand on observe l'activité des parlementaires en séance publique, on est confronté d'emblée à une impression instantanée " d'ordre ". L'activité se déroule, la plupart du temps, sans surprise, sans à-coup, de manière prévisible : le président ouvre la séance, l'ordre du jour est déterminé et suivi, la discussion des textes a une durée fixée, les orateurs s'inscrivent, les tours de parole sont distribués, les temps de parole répartis, la discussion des articles suit la discussion générale, etc. Pour autant bien souvent, cet ordre apparaît également fragile. La séance publique semble fréquemment prise dans des moments de folie : cris, bruits, mouvements de séance, émotions viennent brouiller les repères que l'on peut avoir. L'ordre est menacé, interrompu, au point que le président doit intervenir, parfois en vain, pour en restaurer le cours ordinaire. L'objectif de ce livre est de comprendre, à partir d'une démarche de sociologie historique, comment l'ordre de l'Assemblée tient et comment il peut se rompre. L'expression " l'ordre de l'Assemblée " que l'on rencontre dès les premiers règlements des assemblées parlementaires révolutionnaires rend compte du respect d'un ensemble de dispositions réglementaires, mais aussi de conventions non codifiées : dispositions relatives aux lieux, à l'emplacement des tribunes, à l'attitude des députés et du public des séances, etc. L'analyse de l'architecture de l'Assemblée Nationale et des formes du discours des députés, permet de déployer et d'expliciter certains des ressorts d'ordre de l'espace public parlementaire.
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Nombre de pages
285
Date de parution
08/10/1999
Poids
530g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782130500308
Auteur
Heurtin Jean-Philippe
Editeur
PUF
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150
Date de parution
19991008
Nombre de pages
285,00 €
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Résumé : Si Max Weber est devenu, depuis les années soixante-dix, une référence majeure de la sociologie française, sa Sociologie du droit, tardivement traduite, reste peu étudiée. Le présent ouvrage vise à en présenter les principaux aspects et, plus particulièrement, à éclairer les apports de Max Weber à la connaissance des phénomènes juridiques. Dans cette perspective, le livre montre comment la sociologie weberienne du droit apparaît consubstantielle à sa philosophie de l'histoire. Comme souvent, la réflexion weberienne, au-delà de son objet circonscrit, s'inscrit sur l'arrière fond d'une analyse plus générale de la rationalisation des sociétés occidentales. Toute la sociologie weberienne des phénomènes juridiques semble ainsi faire du droit un stmptôme, mais aussi un moteur de la transformation d'un monde désormais privé de toute transcendance. Pour autant, le diagnostic weberien concernant le droit peut-il être ratifié sans hésitation ? Qu'il s'agisse des droits subjectifs, des droits de l'homme, de la rationalisation des sociétés, de l'évolution du pouvoir bureaucratique ou encore de l'enseignement du droit, ses analyses rendent-elles compte de l'évolution de notre système juridique ? En répondant à ces interrogations, l'ouvrage contribue à l'analyse des transformations de nos sociétés et de leur droit.
Au fil des pages conçues comme une plage vierge où s'échouent les mots, tout à la fois abris et écueils, Isabelle Hurtin fait naître un écho entre la création artistique et la destinée de l'artiste. Elle évoque l'histoire d'une créatrice, elle, aux prises avec son oeuvre. Embruns que le vent emporte, ces pages disent la prolifique collision du réel et de l'imaginaire et alternent les silences et les élans de parole.
Voici venu le moment de la post-réalité. Après les attaques contre la vérité ensevelie sous les fausses informations et la polarisation des opinions, nous vivons l'aube d'une nouvelle étape qui va mettre en péril le socle de notre vie commune ; elle tire son eau de la dérégulation généralisée du désir et entend redéfinir notre rapport à la réalité. Exprimant un invariant de l'espèce humaine sous une forme inédite et soudaine, cette dérégulation est exaltée par de nouveaux courants idéologiques et le développement de technologies telles que l'IA ou la réalité virtuelle. Jusqu'où cela pourra-t-il nous conduire ? Pour y répondre, ce livre nous entraîne à la rencontre de mondes sociaux étonnants et de communautés extraordinaires, qui ont en commun de vouloir contourner, corrompre, hybrider ou encore ductiliser le réel. Les individus qui en font partie ne sont d'ailleurs pas aussi peu nombreux que leur excentricité pourrait le faire croire... Avec la rigueur et la clarté qui lui sont propres, Bronner interroge alors l'avenir : sommes-nous encore capables de préserver un socle commun de réalité ou condamnés à une ère où chacun forgera son propre monde ? Au croisement de la sociologie, de l'économie et des sciences cognitives, cet essai puissant sur les enjeux du monde de la post-vérité vient clore le triptyque commencé avec La démocratie des crédules (Puf, 2013) et poursuivi avec Apocalypse cognitive (Puf, 2021).
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Résumé : L'histoire de l'ivresse est l'histoire d'une fascination oscillant entre exaltation romantique et dénonciation scandalisée - entre l'esthétisation et la moralisation. Pourtant, nombreux sont ceux qui, de tous temps et dans toutes les cultures, ont refusé cette alternative pour plutôt s'interroger sur ce que l'ivresse fait - sur les puissances insoupçonnées qu'elle recèle. De la Bagdad du IXe siècle au New York du XXe, de la France médiévale au Japon de l'ère Meiji, poètes, philosophes, écrivains, alchimistes ou simples ivrognes ont exploré, de manière souvent vacillante et imbibée, ce que l'ivresse change dans le domaine de l'art comme dans celui de la science, dans celui de la politique comme dans celui de l'éthique - et jusqu'à celui de l'être. Cheminant en compagnie de Abû Nûwas, Nakae Chômin, Rabelais, Dorothy Parker, Zhang Xu et de nombreux autres, Laurent de Sutter propose une traversée des transformations que l'ivresse propose, à la recherche d'une vérité nouvelle, ne tenant plus sur ses pieds que de manière hésitante : une vérité ivre, ridiculisant la police millénaire de la sobriété.
Année fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.