La reconnaissance sur la scène française. XVII-XXIe siècle
Heulot-Petit Françoise ; Michel Lise
PU ARTOIS
22,00 €
Épuisé
EAN :9782848320908
Rien n'est plus riche d'effets, au théâtre, que la fameuse "scène de reconnaissance ", dans laquelle, les fausses identités se dissipant, les soeurs retrouvent leurs frères dans les jeunes inconnus que la voix du sang leur désignait confusément, les parents leurs enfants qu'ils croyaient perdus à jamais, et les héros leurs origines jusque-là mystérieusement voilées. Dans sa définition aristotélicienne, la reconnaissance (anagnorisis), théorisée à propos de la tragédie, est étroitement liée au renversement final et au dénouement de la pièce. La reconnaissance canonique est une surprise paradoxale, puisqu'elle émane de la logique même de l'action : plus qu'une scène, elle est un véritable processus qui se prépare dans les rouages de la dramaturgie. A l'époque classique, cette conception aristotélicienne de l'" agnition " reste au fondement de la réflexion théorique sur la question. La pratique, cependant, en est souvent bien éloignée : on use et on abuse du procédé, tandis qu'il s'épanouit dans la comédie, la tragicomédie et le drame. Peu à peu, de nouvelles dramaturgies, ainsi que de nouveaux enjeux esthétiques, sociaux et philosophiques induisent en outre de nouvelles pratiques de la reconnaissance. Dans le théâtre moderne et contemporain, la difficulté à cerner les contours d'une identité pouvant soutenir le principe de la révélation deviendra le sujet même des drames de la reconnaissance. Les contributions réunies dans le présent volume étudient les formes et les usages de la reconnaissance, en France, du XVIIe au XXIe siècle, aussi bien dans les formes de théâtre où la constance et l'identité du personnage sont des présupposés de la dramaturgie, que dans celles où, précisément, elles en constituent un enjeu. Instrument critique privilégié, l'étude de la reconnaissance se révèle, pour chaque époque, un moyen efficace d'interroger les ressorts de l'action.
Nombre de pages
266
Date de parution
13/11/2009
Poids
454g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782848320908
Titre
La reconnaissance sur la scène française. XVII-XXIe siècle
Auteur
Heulot-Petit Françoise ; Michel Lise
Editeur
PU ARTOIS
Largeur
160
Poids
454
Date de parution
20091113
Nombre de pages
266,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Les analyses dramaturgiques et littéraires rassemblées ici s'attachent à deux pièces de Jean-Luc Lagarce: Derniers remords avant l'oubli et Juste la fin du monde. Elles envisagent les traits saillants d une écriture qui vise à traduire les difficultés de la séparation au sein des cellules amicales et familiales. Il s'agit, pour les personnages, de se retrouver encore alors que le passé les a déjà séparés et de rejouer pour une dernière fois les rituels qui unissent: ceux de la parole et de l'être ensemble. Sous l'apparente simplicité de la situation, Lagarce tresse les fils d'une dramaturgie plus complexe qui demande au lecteur/spectateur un véritable apprentissage. La parole rend compte de la difficulté à dire à travers un jeu de reformulation et un espace du non-dit. Le temps présent se complexifie. Le monologue gagne du terrain. Mais l'ironie est toujours présente dans cette parodie du déchirement.
Des années 1980 à 2000, la pièce monologuée est très présente sur la scène française. Cet ouvrage montre comment ce phénomène artistique trouve sa nécessité dans le besoin d'explorer une forme qui travaille la relation directe acteur/spectateur. L'autre toujours présent dans la salle, l'est aussi dans la parole même du monologueur qui incorpore à lui-même une forme d'altérité absente.
Hayadée est fille de l'eau mais aussi fille d'une humaine. Pour sauver sa mère et sauver sa ville, elle doit parcourir le monde pour mieux comprendre l'eau. En passant des épreuves au cours de rencontres, elle se découvre elle-même, découvre l'eau en elle et trouve le moyen de sauver les autres. Mais les hommes sauront-ils l'entendre ?
Cette année-là, Pyrrhus a dû quitter l'école bien vite et rester à la maison. Le monde est devenu silencieux et vide. Son père s'est enfermé davantage encore dans le silence quand sa mère est partie et n'est pas revenue. Il a continué à faire du carrelage. Alors Pyrrhus s'est occupé lui aussi et, parce qu'il avait un jardin, il a dessiné des chemins dans l'herbe avec des morceaux récupérés. Aujourd'hui, il a un métier, et il se souvient de ces moments à l'écoute de la nature et des événements qu'il entendait et regardait à la radio et à la télévision. Il pense que ce moment-là a été déterminant pour lui. Parfois, il redevient l'enfant de 8 ans qu'il était alors. Il colle les morceaux de cette histoire comme il assemble les morceaux de ce qu'il restaure.
L'expression "Trouver son chemin de Damas" est devenue proverbiale et désigne aujourd'hui un moment de révélation. Treize études retracent les différentes interprétations données à la conversion de saint Paul à travers les siècles. Parti de Jérusalem pour persécuter les premiers chrétiens, le futur saint Paul, ébloui et interpellé par Jésus, se convertit brutalement sur le chemin de Damas pour devenir l'apôtre des nations. L'épisode est relaté à trois reprises dans le livre des Actes et évoqué dans les épîtres pauliniennes. De nos jours, l'expression "Trouver son chemin de Damas" est devenue proverbiale et désigne un tournant subit et décisif dans une vie, un changement complet d'idée ou d'orientation. Au regard des sources bibliques qui donnent lieu à une analyse approfondie, le volume retrace l'histoire de la réception littéraire et picturale de l'épisode néotestamentaire, depuis la période patristique jusqu'à aujourd'hui, à travers treize études. Chaque article montre combien la conversion de Paul s'est auréolée d'une valeur d'exemplarité, même si, chez certains auteurs, elle reste un idéal spirituel. Quant à la peinture, elle associera bientôt à la scène un cheval que la Bible ne mentionne pas mais qui s'imposera de lui-même.
Van Der Meersch Maxence ; Melliez Mary ; Morzewski
Romancier à succès dans l'entre-deux-guerres (La Maison dans la dune, Invasion 14, Corps et Ames...), Prix Goncourt 1936 avec L'Empreinte du dieu, Maxence Van der Meersch (1907-1951) fut aussi un chroniqueur et nouvelliste recherché dont les textes parurent régulièrement dans la presse entre 1925 et 1950. Marianne, L'Intransigeant, Candide, Le Figaro, Paris-Soir... publièrent ses chroniques et nouvelles, ainsi que les grands titres de la presse du Nord de la France. Articles de commande ou de circonstance, textes d'humeur voire véritables "manifestes" où l'écrivain, fidèle à ses engagements humanistes, prend position sur différents problèmes de société, un important florilège de cette production se trouve rassemblé dans ces deux volumes qui permettent de nuancer considérablement l'image "réactionnaire" de l'écrivain. Sensible à la souffrance et à la misère des "gens de peu" dont il partagea le sort, révolté par l'inégalité et l'injustice mais aussi par le sort fait aux femmes dans le monde du travail à son époque, il est hanté par les ravages de la guerre dans sa région. La même inspiration anime aussi ses nouvelles, dont certaines constituent les embryons de romans édités ultérieurement, mais aussi inédits ou inachevés (Paternité, Invasion 40...). Van der Meersch y exploite avec une maîtrise accomplie toutes les tonalités du genre, et certaines de ces nouvelles sont dignes d'un Maupassant. Enfin, un long texte inédit, "L'Affaire Jean Boudart", apporte un témoignage exceptionnel sur la "première carrière" de Van der Meersch, qui fut avocat au barreau de Lille, y déployant le même généreux engagement social que dans son oeuvre d'écrivain.
Cet ouvrage collectif, destiné à un large public de personnes intéressées par la communication, étudie - grâce à différentes approches - les caractéristiques linguistiques des discours produits durant la crise de Covid-19. Cet ouvrage collectif examine les caractéristiques de la communication politique et médiatique (anglophone et francophone) durant la crise sanitaire de Covid-19, tout en établissant ponctuellement des contrastes avec les voix des scientifiques ou celles des soignants. Les stratégies discursives au coeur de ces communications sont examinées, avec une attention toute particulière accordée aux marqueurs grammaticaux, structures, lexèmes ou tropes, qui permettent leur inscription. La problématique transversale sous-tendant l'ensemble du volume est la recherche des procédés argumentatifs destinés à la persuasion et à la recherche d'adhésion. L'ouvrage fait dialoguer différentes approches et méthodes, afin de rendre compte de la richesse des procédés linguistiques convoqués et articulés entre eux dans les productions discursives au coeur de la crise. L'originalité de ce volume thématique tient à la variété des corpus étudiés, à la complémentarité des approches linguistiques adoptées dans les diverses contributions (approches énonciatives, cognitives, sémantiques, lexicométriques), ainsi qu'à la variété des procédés analysés.
Cet ouvrage collectif propose de traiter quelques aspects de la question du genre dans une sélection de films et séries anglophones sous différents angles incluant la critique post-mulveyienne et la déconstruction des normes genrées. Cet ouvrage collectif propose de traiter quelques aspects de la question du genre dans une sélection de films et séries anglophones sous différents angles incluant la critique post-mulveyienne, la déconstruction des normes genrées, la masculinité, les films de genre et la réception des oeuvres. Il répond à l'intérêt toujours croissant du monde universitaire et du public pour ce domaine en constante évolution, permettant l'analyse de films de différentes époques, des années 1930 à aujourd'hui, sous un jour nouveau. Les films et séries ont de tout temps traité des relations genrées comme le miroir d'une époque, d'un climat socio-politique, d'une ère culturelle ou de mutations sociétales, devenant le terreau d'un champ d'étude foisonnant dont cet ouvrage donne un aperçu.