Tenir un journal est une forme de recueil de données qu'utilise celui qui s'y livre pour rassembler, au jour le jour, des notes et des réflexions sur son vécu, les idées qui lui viennent, ses rencontres, ses observations. Le journal est un outil efficace pour celui qui veut comprendre sa pratique, la réfléchir, l'organiser. L'objectif : garder une mémoire, pour soi-même ou pour les autres, d'une pensée qui se forme au quotidien dans la succession des observations et des réflexions. Si de nombreux ouvrages ont étudié le journal intime, aucun ne s'était donné comme objet le journal ethnosociologique. Ce livre propose la technique du journal, non pas comme forme littéraire, mais comme outil d'exploration du quotidien par les praticiens sociaux : ethnologues, sociologues, chercheurs, enseignants, éducateurs, pères ou mères de famille. Noter chaque jour ses observations, apprendre à se relire, à classer ses descriptions permet d'être plus efficace, de capitaliser son vécu. Cette technique était déjà pratiquée comme outil de formation dès le début du XIXe siècle. Mais elle a des racines encore plus profondes dans l'histoire. Dès le début du XVIe, cette méthode a été explorée par les précurseurs des sciences sociales. En 1808, Marc-Antoine, Jullien en produit la première théorie. Cet ouvrage présente la technique du journal en montrant son intérêt aujourd'hui pour la construction d'une ethnosociologie.
Nombre de pages
155
Date de parution
20/11/2010
Poids
235g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782360850105
Titre
La pratique du journal. L'enquête au quotidien
Auteur
Hess Remi
Editeur
TERAEDRE
Largeur
140
Poids
235
Date de parution
20101120
Nombre de pages
155,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Quelles empreintes une expérience interculturelle laisse-t-elle dans une biographie ? Cet ouvrage est le résultat d'un projet de recherche biographique franco-allemand, centré sur les trajectoires de ceux qui ont participé à des programmes de l'Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ). En s'appuyant sur la théorie des moments d'Henri Lefebvre, il analyse les significations individuelles et multiples que les personnes attribuent aux rencontres interculturelles dans leur vie.
En 2008, alors qu'il est professeur de sciences de l'éducation à l'université de Paris 8 et évaluateur d'un programme Comenius (des Communautés européennes) sur la pédagogie des enfants à haut potentiel, Remi Hess est invité par l'un de ses doctorants, à raconter sa vie " d'enfant surdoué ", ayant eu quelques difficultés à trouver sa place. Car, s'il devint un bon étudiant, il fut d'abord un mauvais élève, redoublant trois fois. Inadapté à la pédagogie des écoles catholiques rémoises, il se donna, dans son enfance une formation informelle, vivant en bande... Dans son adolescence, il entreprit un travail de désaliénation, essayant de concilier l'amour pour ses parents... et l'effort de penser autrement... En 2020, R. Hess relit cette biographie, la commente en l'enrichissant de notes et de commentaires... Ses premiers lecteurs l'encouragent à publier cette histoire.
Dans cette réédition réduite et réaménagée de La Valse. Révolution du couple en Europe, Remi Hess, tour à tour historien, ethnographe et sociologue de la danse de couple la plus célèbre en Europe, nous restitue l'aventure passionnante et passionnée d'une danse qui apparaît avant la Renaissance, s'impose à la Révolution, se diffuse par les armées napoléoniennes et s'institutionnalise avec les Strauss, à Vienne.
La prédication par Muhammad d'une nouvelle religion, les conquêtes arabes et la formation d'un puissant Empire islamique sont des faits bien connus et exposés dans de nombreux ouvrages. Mais cette histoire, qui paraît solidement établie, reflète la vision idéalisée d'auteurs musulmans écrivant deux siècles plus tard, soucieux avant tout de légitimer les califes abbassides et l'islam sunnite. Est-il possible d'écrire une histoire scientifique des débuts de l'Islam ? Et selon quelles voies ?
Pour des courants influents de la postmodernité, la personne consiste dans la somme d'informations qui règne sur un archipel d'os et d'organes régit par des fonctions biologiques, elle est le « fantôme dans la machine » (Ryle). Dans le dualisme cartésien dont nous sommes les héritiers, le corps est une sorte de véhicule de la personne, l'enclos matériel de son intériorité. Dans ce contexte où domine l'information, le rendement, l'efficacité, l'utilitarisme, etc. Une vaste littérature technophile, émerveillée par les technologies contemporaines, voit un avenir radieux se dessiner devant nous, fait de prothèses, de puces électroniques. Le corps est aujourd'hui perçu à l'image de la relique indigne d'une humanité dont on prétend qu'elle est dépassée. La maladie, la mort, rançon de la condition corporelle de l'humain sont désormais perçues comme prochainement vaincues par l'avancée des connaissances scientifiques. L'immortalité serait pour demain, la maladie n'aura plus la moindre virulence. La science est aujourd'hui érigée par certains scientifiques en substitut de Dieu, ils promettent le paradis dans les décennies à venir sans bien, par ailleurs, réfléchir au contexte sociologique d'aujourd'hui où règne une inégalité sociale terrifiante entre les individus et les sociétés à travers le monde. Il ne s'agit nullement ici de dénigrer les avancées scientifiques. Le cyborg est déjà dans nos murs, il n'est pas le surhomme de demain, mais il prend la figure d'hommes ou de femmes malades ou handicapées dont l'appareillage technique sauve les vies ou leur octroie une autonomie dont on aurait même pas rêvé il y a trente ans. Mais bien entendu des prothèses à visée thérapeutique, restaurant un organe ou une fonction ne soulèvent guère d'objections, elles s'intègrent dans un long processus de réparation et d'ingéniosité de la médecine. Les visées « mélioristes » (enhancement) sont nettement plus problématiques visant à « améliorer » l'homme, à maximiser ses performances. L' « améliorer » au nom de quelle valeur ? Pourquoi ... La technique devient une religiosité, un techno-prophétisme, une voie de salut pour délivrer l'homme de ses anciennes limites posées désormais comme des pesanteurs. Exigence d'une liberté que plus rien ne borne sinon le désir, et surtout pas la responsabilité. « Augmenter » l'humain prend différente forme, sans relation souvent les unes avec les autres, sinon dans l'imaginaire d'un monde sans maladie, avec une mort repoussée à l'infini, une volonté de maitrise radicale de tous les processus corporels. L'analyse doit se tenir hors des deux tentations, celle de la nostalgie d'un corps ancien, perçu comme une sorte d'ontologie de l'humain, un lieu naturel et irréductible, et celle de la fascination pour une technologie remaniant en profondeur un corps perçu comme obsolète. Tel est l'objet de ce volume qui mêle des chercheurs ayant écrit et réfléchit sur les technologies, et sur le corps. Dans ce contexte où des techno-prophètes énoncent le
La culture Koongo s'organise autour de la palabre : contes, proverbes... Cet ouvrage inaugure une collection, Les enfants écrivains de la brousse, qui entend recueillir les traditions orales pour les enfants et par les enfants. Ce livre est le résultat d'un travail d'équipe - enfants et adultes, néophytes et spécialistes, Congolais et Français - en amitié. Il s'adresse principalement aux collégiens congolais, de la 6e à la 3e, et à leurs maîtres, mais intéressera sous toutes les latitudes.