Placez côte à côte une étude historique sur Binet, une approche clinique d'I.B.M.-France, une analyse du Mouvement des mères argentines de la place de Mai, une élaboration du « journal institutionnel », une théorisation du rapport groupe/institution ? pour ne citer que quelques-uns des travaux réunis ici ? et vous aurez une présentation de la recherche en analyse institutionnelle (A.I.) aujourd'hui.« Quel éclectisme ! » s'exclamera peut-être le lecteur surpris par un tel inventaire. C'est que l'analyse institutionnelle n'est exclusive d'aucun objet, même si elle a des domaines de prédilection (la formation, le travail social, l'institution de la recherche). Science humaine « ouverte », médiatrice entre la « cité scientifique » et le monde des praticiens, elle trouve son bien partout, questionnant, au-delà de la diversité de ses terrains, la production de la connaissance, ses enjeux et ses implications.
Nombre de pages
280
Date de parution
01/09/1988
Poids
404g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782865632091
Titre
Perspectives de l'analyse institutionnelle
Auteur
Hess Remi ; Savoye Antoine
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
145
Poids
404
Date de parution
19880901
Nombre de pages
280,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Tenir un journal est une forme de recueil de données qu'utilise celui qui s'y livre pour rassembler, au jour le jour, des notes et des réflexions sur son vécu, les idées qui lui viennent, ses rencontres, ses observations. Le journal est un outil efficace pour celui qui veut comprendre sa pratique, la réfléchir, l'organiser. L'objectif : garder une mémoire, pour soi-même ou pour les autres, d'une pensée qui se forme au quotidien dans la succession des observations et des réflexions. Si de nombreux ouvrages ont étudié le journal intime, aucun ne s'était donné comme objet le journal ethnosociologique. Ce livre propose la technique du journal, non pas comme forme littéraire, mais comme outil d'exploration du quotidien par les praticiens sociaux : ethnologues, sociologues, chercheurs, enseignants, éducateurs, pères ou mères de famille. Noter chaque jour ses observations, apprendre à se relire, à classer ses descriptions permet d'être plus efficace, de capitaliser son vécu. Cette technique était déjà pratiquée comme outil de formation dès le début du XIXe siècle. Mais elle a des racines encore plus profondes dans l'histoire. Dès le début du XVIe, cette méthode a été explorée par les précurseurs des sciences sociales. En 1808, Marc-Antoine, Jullien en produit la première théorie. Cet ouvrage présente la technique du journal en montrant son intérêt aujourd'hui pour la construction d'une ethnosociologie.
Quelles empreintes une expérience interculturelle laisse-t-elle dans une biographie ? Cet ouvrage est le résultat d'un projet de recherche biographique franco-allemand, centré sur les trajectoires de ceux qui ont participé à des programmes de l'Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ). En s'appuyant sur la théorie des moments d'Henri Lefebvre, il analyse les significations individuelles et multiples que les personnes attribuent aux rencontres interculturelles dans leur vie.
En 2008, alors qu'il est professeur de sciences de l'éducation à l'université de Paris 8 et évaluateur d'un programme Comenius (des Communautés européennes) sur la pédagogie des enfants à haut potentiel, Remi Hess est invité par l'un de ses doctorants, à raconter sa vie " d'enfant surdoué ", ayant eu quelques difficultés à trouver sa place. Car, s'il devint un bon étudiant, il fut d'abord un mauvais élève, redoublant trois fois. Inadapté à la pédagogie des écoles catholiques rémoises, il se donna, dans son enfance une formation informelle, vivant en bande... Dans son adolescence, il entreprit un travail de désaliénation, essayant de concilier l'amour pour ses parents... et l'effort de penser autrement... En 2020, R. Hess relit cette biographie, la commente en l'enrichissant de notes et de commentaires... Ses premiers lecteurs l'encouragent à publier cette histoire.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.