L'irrésistible pulsion qui, dit-on, conduit les Américains à se diriger vers l'ouest est en quelque sorte inscrite dans les gènes de David Treadup. Né en 1878 dans un petit village de l'Etat de New York, sa vocation de missionnaire le mènera jusqu'en Chine. Il débarque à Shanghai comme "légionnaire" de la Y M C A. (Association chrétienne de jeunes gens). Le néophyte Treadup va bientôt assister au congrès célébrant les cent ans de présence missionnaire en Chine. Quelle méthode privilégier pour l'évangélisation de ce pays à la civilisation vieille de trois mille ans ? Entre les multiples stratégies possibles, il s'agit de déterminer celle qui répond le mieux aux besoins de la Chine. Treadup choisit, pour sa part, d'entreprendre des tournées de conférences de vulgarisation scientifique et galvanise ses auditoires grâce à ses dons de pédagogue. Il enchaînera plus tard sur des campagnes d'alphabétisation des masses, tout cela en collaboration étroite avec des autochtones chrétiens, car il faut préparer une relève afin de pouvoir passer le flambeau. Indéniablement, les Chinois sont plus réceptifs à la pastorale sociale qu'au message évangélique. Treadup se fait morigéner par ses supérieurs hiérarchiques pour avoir traité de sujets profanes. Malgré l'influence équilibrante de sa femme Emily et de ses enfants, il est lui-même souvent taraudé par le doute et tenté de réévaluer le sens de sa mission. Démobilisé pour cause de restrictions budgétaires, au moment de la Dépression, après vingt-neuf années d'apostolat en Chine, il choisit de rester dans le pays. Il y perdra la foi au cours d'une pathétique "contre-conversion". La vocation retrace l'itinéraire spirituel d'un homme habité par un grand dessein voué à rester inachevé. Ce roman foisonnant se déroule sur un siècle entier. Nourri de faits authentiques - l'auteur est lui-même fils de missionnaire -, mêlant les personnages de fiction à des personnages réels - Sun Yat-sen, Chiang Kai-shek, Feng, qui fut appelé "le Général Chrétien" ... -, il brosse une vaste fresque d'une Chine en proie aux turbulences de toute sorte ayant précédé la proclamation, en 1949, de la République populaire présidée par Mao.
Nombre de pages
852
Date de parution
05/06/1989
Poids
1 187g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782070714698
Titre
La Vocation
Auteur
Hersey John
Editeur
GALLIMARD
Largeur
152
Poids
1187
Date de parution
19890605
Nombre de pages
852,00 €
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La Muraille est le récit de l'extermination systématique des Juifs du ghetto de Varsovie et de l'héroïque résistance qu'opposèrent ces hommes et ces femmes sans défense à la force brutale des Allemands. Mais le véritable sujet du libre est l'histoire de la conquête spirituelle que réalisa un groupe d'amis, et qui leur permit d'affronter sans crainte, et avec un véritable sentiment de victoire, l'anéantissement physique. De ce livre admirable (" un miracle, un étonnant chef-d'?uvre, un des livres du siècle ", dit Kessel dans sa préface), se dégage toute la noblesse de la nature humaine.
Nous sommes maintenant en août 1942. L'hallucinante chronique de la Muraille se poursuit. C'est l'histoire de l'extermination des Juifs du ghetto de Varsovie. Mais le véritable sujet du livre qui apparaît ici dans toute sa force, c'est la conquête spirituelle que réalisa un groupe d'amis, et qui lui permit d'affronter sans crainte, et même avec un sentiment de victoire, l'anéantissement physique. La fureur, le défi qui ont inspiré le dernier sursaut des Juifs du ghetto restent comme une page de l'histoire de l'humanité qui témoigne de la grandeur dont l'homme est parfois capable.
A travers le témoignage de six survivants d'Hiroshima, John Hersey dévoile les instants qui ont précédé et suivi l'explosion de la première bombe atomique. Paru dans le New Yorker, ce récit magistral connut un énorme retentissement aux Etats-Unis. C'est notamment grâce au reportage de Hersey que les Américains prirent conscience de l'ampleur de la tragédie que subirent les Japonais.
Dans un monde obsédé par la productivité, s'arrêter devient un acte de résistance.Se reposer pour résister, perturber et enrayer le capitalisme et la suprématie blanche. Dans un monde obsédé par la productivité, le mouvement de la « résistance par le repos », fondé par Tricia Hersey, offre une arme radicale contre l'épuisement auquel la vie moderne nous condamne. S'arrêter, ce n'est pas faire une simple pause : c'est résister à un système toxique. Se reposer, c'est refuser de se laisser broyer par les mécanismes du capitalisme et de la suprématie blanche qui nous traitent comme des machines. C'est reprendre possession de son corps, de son temps et de son imagination. Reposez-vous ! n'est pas un livre de développement personnel. C'est un manifeste à la fois combatif et tendre, dans lequel Tricia Hersey élève le repos au rang de droit sacré. Artiste, théologienne et activiste afro-étasunienne, Tricia Hersey est la fondatrice du ministère de la Sieste, une organisation qui explore le repos comme acte de résistance et de réparation. Ses travaux s'appuient sur la théologie de la libération noire, l'afroféminisme et l'étude des traumatismes culturels. Traduit par Harriet de G
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.