Genèse de l'impur. L'écriture carcérale du Marquis de Sade (1777-1790)
Hersant Marc
ARMAND COLIN
24,99 €
Epuisé
EAN :9782200632168
Dans la mythologie littéraire, Sade est, avec Genet, l’écrivain prisonnier par excellence, dont l’œuvre, comme une plante vénéneuse, n’aurait pu s’épanouir ailleurs qu’entre les murs d’une cellule... Macérant dans sa solitude, dans son désespoir et dans sa haine, Sade en prison trouve dans l’écriture une forme d’exutoire, et au milieu des années 1780, produit un texte, Les Cent Vingt Journées de Sodome, qui a eu longtemps la réputation d’être « le récit le plus impur qui ait jamais été fait depuis que le monde existe ». Marc Hersant observe dans ce qui a été écrit par Sade entre 1777 et 1790 une progressive transformation du rapport de l’homme au langage et aux autres, transformation liée à l’expérience carcérale et qui aboutit à la possibilité d’un texte comme les Cent Vingt Journées. Nous avons, pour essayer de comprendre ce qui s’est modifié en Sade pendant ces années, l’inestimable trésor de ses lettres de prisonniers, de ses notes et de ses cahiers. Or, les écrits non littéraires de Sade, dont on cite d’ailleurs presque toujours les mêmes passages, n’ont guère retenu l’attention au-delà de leur instrumentalisation biographique ou mythologique, et ont nourri de Sade une image plus qu’ils n’ont servi à la compréhension de ses écrits les plus importants. Leur rôle dans ce que nous appelons l’œuvre de Sade n’a pas été examiné, jusqu’à présent, avec l’attention qu’il mérite. C'est là tout l'objet de cette immersion passionnante dans le mythe sadien revu et corrigé à l'aune de ce matériau inédit.
Nombre de pages
544
Date de parution
08/09/2021
Poids
560g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782200632168
Titre
Genèse de l'impur. L'écriture carcérale du Marquis de Sade (1777-1790)
Auteur
Hersant Marc
Editeur
ARMAND COLIN
Largeur
140
Poids
560
Date de parution
20210908
Nombre de pages
544,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Saint-Simon (1675-1755), duc, pair et graphomane, a choisi d'abandonner les milliers de pages de ses Mémoires à la postérité. Considéré par Stendhal ou Proust comme un des plus grands écrivains français, il méprisait les préoccupations stylistiques et se voulait avant tout historien de son temps. Convaincu que son époque était celle d'une destruction d'un ordre ancien, il lutta de toutes ses forces contre son présent. Conscient de la vanité et de l'inutilité de sa lutte, il devint le héros lucide d'une cause qu'il savait perdue. Mais comment, lui qui ne semblait destiné qu'à prendre la succession de son père et à devenir le défenseur obsessionnel de la dignité ducale, s'emparant de la langue française avec une passion extatique, devint-il le recréateur d'un monde ? C'est ce destin exceptionnel qui nous est ici retracé.
L"« Intrigue du mariage de M. le duc de Berry » est un épisode inclus dans la chronique de l" année 1710 des Mémoires de Saint-Simon. L'auteur s"y montre comme la tête pensante d" une « puissante cabale » travaillant à un mariage princier favorable aux clans dont il fait partie à la cour. Idéale illustration des grandeurs et misères de la vie de courtisan, ce récit exprime à la fois les fantasmes de toute-puissance et le sentiment quasi pascalien du « rien de tout » qui obsèdent Saint-Simon.Cet ouvrage destiné aux candidats aux agrégations de lettres 2012 présente le mémorialiste et son oeuvre, situe l"épisode au programme dans l'architecture d'ensemble des Mémoires et de l'année 1710, analyse les principales caractéristiques de l'écriture saint-simonienne et propose des corrigés illustrant tous les types d'exercices figurant au concours."
Outils d'intelligence collective et collaborative, mais aussi de contrôle, d'influence et de domination, les médias ont acquis une véritable dimension "géopolitique" ces dernières années. Domination des grands groupes industriels du Global media, traitement médiatique permanent des crises et des conflits, fake news et rôle des réseaux sociaux dans la sphère politique... le soft power médiatique est aujourd'hui incontournable pour comprendre les mutations et les évolutions contemporaines. Comment mesurer l'impact de la globalisation des médias sur la recomposition des interdépendances entre sociétés ? Quels sont les rapports entre mondialisation, rivalités de pouvoir et médias, révélant à la fois la prédominance américaine et les utilisations mises en oeuvre par les pays émergents ? Quel rôle les médias jouent-ils dans les relations internationales et les conflits, depuis leur exploitation dans le champ d'action militaire au XIXe siècle, aux nouvelles rivalités du cyberespace ? Telles sont les questions abordées par cet ouvrage.
Comment s'est formée la classe ouvrière en France ? Comment a évolué le travail industriel durant le XIXe et le XXe siècle ? Comment a-t-il influencé les groupes sociaux qui y ont participé ? Quelle était la part d'initiative et d'autonomie du monde ouvrier dans cette gigantesque transformation sociale qui a accompagné l'industrialisation ? Comment s'est réalisé le partage du pouvoir, dans l'usine et dans l'atelier ? A quel rythme et selon quelles modalités une culture ouvrière s'est-elle construite ...Telles sont, parmi d'autres, les questions que tente de cerner cet ouvrage. L'auteur insiste sur la diversité des origines de la classe ouvrière : le travail industriel des campagnes, l'univers du petit artisanat urbain, celui de l'usine textile. L'hétérogénéité du monde ouvrier français, avant que la grande usine, puis la rationalisation et le fordisme viennent renforcer sa cohérence, apparaît ainsi comme un trait essentiel de l'histoire du XIXe siècle. L'ouvrage propose une lecture ouvrière intégrée dans celle de l'industrialisation française. Il met particulièrement l'accent sur le travail industriel, ses pratiques concrètes, la diversité des marchés du travail, les cultures ouvrières qui les accompagnent et les comportements politiques. Il souligne à la fois la lenteur des rythmes de formation d'une classe ouvrière moderne et les ruptures sociales liées à la dynamique économique propre au capitalisme français.Alain Dewerpe est directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (histoire sociale comparée de l'industrialisation). Il a publié notamment L'industrie aux champs. Essai sur la proto-industrialisation en Italie septentrionale (1800-1880), École française de Rome, 1985 et, avec Yves Gaulupeau, La Fabrique des prolétaires. Les ouvriers de la manufacture d'Oberkampf à Jouy-en-Josas (1760-1815), Presses de l'École normale supérieure, 1990. Les trois sources de la classe ouvrière (du début du XIXe siècle aux années 1880). La question sociale. Usines et prolétaires (des années 1880 à la veille de la Première Guerre mondiale). Rationalisations (de la Première Guerre mondiale aux années 1950).
Pratique centrale des études littéraires, et épreuve redoutée des examens et concours, l'explication de texte demande à la fois souplesse et rigueur, tout en obéissant à une méthodologie stricte. Cet ouvrage présente d'abord les différents champs de connaissances qu'elle met en jeu : - l'histoire du commentaire de texte, qui remonte autant à la Grèce ancienne qu'à la culture biblique ; - les présupposés et contraintes de la démarche, qui propose l'éclairage linéaire d'un texte court ; - les différentes approches du fait littéraire, centrées sur l'auteur, le lecteur, le texte lui-même ou ce qu'il dit du monde ; - les différentes sciences de l'analyse textuelle : linguistique, stylistique, rhétorique, poétique. Après les nécessaires conseils de méthode, ce livre présente sept explications complètes de textes allant du XVIe au XXe siècles, et couvrant tous les genres littéraires. Alliant ainsi la théorie et la pratique, cet ouvrage est l'outil indispensable de l'étudiant en Lettres.
Conçu dès l’origine comme un cours à l’usage des maîtres de tous ordres de l’enseignement, cet ouvrage est resté profondément novateur dans sa démarche. L’orthographe est importante mais elle demeure une des faces de la langue : elle ne peut en être séparée. Il s’agit de changer les mentalités en modifiant la conception élitiste, maximaliste et dogmatique associée à la maîtrise de l’orthographe.Après une introduction théorique générale, la première partie de ce cours traite des phonogrammes, c’est-à-dire de la partie prononcée de notre orthographe avec l’association systématique du phonème, de l’archigraphème et des graphèmes correspondants. La seconde partie traite des principaux morphogrammes, des logogrammes et des lettres en marge du système. Chaque chapitre est suivi d’applications et de modèles d’exercices.