Il allait mourir. Il marchait sur les quais entre le Louvre et la Seine, avec autour de lui ce murmure nouveau. Le soleil déclinait. L'homme, bien sûr, en bon technicien, n'avait surtout pas prononcé le mot fatidique. Et alors ? On va tous mourir, non ? " Il s'agit de quotidien, d'histoires de jeunes gens. Rien d'extraordinaire. Et pourtant c'est l'extraordinaire de l'ordinaire qui est sauvé du néant. Loïc Herry regarde le monde comme presque jamais il ne fut regardé. Chaque instant est tâté, vécu, épiphaniquement. Jamais de cliché. Toujours le plus minime événement est capté dans sa singularité, dans sa minute, saisi à la source. Contes et légendes de la réalité. Une oeuvre puissante, discrète, trempée d'amour. Alliage d'extrême douceur et de flexible dureté. C'est beau et c'est miracle [...]. Ici est né un écrivain sans pareil. [...] L'oeuvre demeure à sa place, immense, déchirant bonheur. Elle, ne mourra plus. Extraits de la préface d'Hélène Cixous.
Nombre de pages
176
Date de parution
03/05/2000
Poids
228g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738483102
Titre
Portrait de l'artiste en personnage de roman
ISBN
2738483100
Auteur
Herry Loïc
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
228
Date de parution
20000503
Nombre de pages
176,00 €
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C'est écrit d'abord à partir de toi, du manque de toi, et dans la constance de ta présence. Plusieurs passages, concernant " le bout du monde ", n'auront de sens que pour toi et moi. Mais le manque, là-dedans, désigne aussi le lieu de la poésie dans la société contemporaine : nulle part. C'est pour cela que la dernière partie tourne autour d'Antigone, celle qui dit ce que les autres ne veulent pas entendre ; c'est pour cela aussi que les versets sont entrecoupés d'annonces publicitaires et de slogans divers ; au manque répond le trop-plein : fracas permanent des " informations " vides de sens, recouvrements successifs de strates de paroles qui cessent d'être de la parole pour n'être plus que du bruit (c'est ce que j'appelais la " rumeur ").
Elona, jeune photographe, se découvre héritière d'une maison familiale où elle n'a jamais mis les pieds. Sa grand-mère maternelle, qu'elle n'a pas connue et qu'elle pensait disparue, vient d'y mourir, presque centenaire. Elona ne tarde pas à se rendre dans le village où se trouve cette maison, dans laquelle sa mère a grandi et dont elle fut littéralement chassée. Déterminée à obtenir les réponses aux questions qu'elle porte en elle depuis son enfance, elle s'y installe dès le premier soir. Il ne faudra pas plus de temps aux fantômes pour se manifester, tant au travers des signes troublants qu'Elona va relever entre ces murs que des témoignages qu'elle parviendra à recueillir dans le village. Mais comme dit l'adage : toute vérité n'est pas bonne à dire, et encore moins à entendre... Plongée en apnée dans un drame familial, Nos secrets jamais est un magnifique roman de femmes, sur la mémoire et les ravages du silence.
Mélange assez réussi de brutal roman d'apprentissage et de poétique nuit du chasseur français, Scalp peut prétendre aujourd'hui à s'imposer comme un véritable manifeste du genre". Rolling Stone A neuf ans, Hans voit son monde chavirer. Il apprend que l'homme qui l'a vu grandir n'est pas son vrai père. Son père biologique, Alex, vit à quelques centaines de kilomètres de là en pleine forêt, coupé du monde. Sa mère décide alors de l'envoyer rencontrer cet inconnu, parti il y a dix ans, avant même de savoir qu'il avait laissé un enfant derrière lui. Commence alors un parcours initiatique au coeur des bois. Cyril Herry est né à Limoges en 1970. Auteur, photographe et éditeur, il habite en Haute-Vienne. Scalp, huis clos à ciel ouvert aussi émouvant que glaçant, est son premier roman paru chez Points.
Le petit trou était entre mes pieds. Bien au milieu. Et mes pieds pendaient dans le vide. J'étais petite. J'étais grande comme une personne âgée de 6 ans. Ce petit trou était immense à travers lui défilaient des kilomètres de goudron. Petite, j'ai vu la terre d'Afrique. Et pas celle d'Afrique du Nord, non, celle d'Afrique noire, celle où habitent des lions. En descendant de l'avion, nous avons pris un taxi, et le trou dans le plancher de ce taxi, ce petit trou que j'ai fixé des yeux pendant des kilomètres de routes africaines, était d'un exotisme étourdissant, hypnotique. [...] Je comprends aujourd'hui que de ces voyages il me reste tout. Mon corps de bébé a été baigné de chaleur tropicale. J'ai fait des pas incertains sur le sable, sous le soleil. J'ai barboté sans frissonner dans l'eau tiède et claire de la mer. J'ai avalé des épices, enflammé mon palais. J'ai fait des siestes à l'ombre des persiennes et sué dans mes draps. Ma grand-mère était antillaise, mon père est cambré et je brunis au soleil. Le tronc des cocotiers et leur grâce de cou de girafe. Le marché aux poissons et la glace qui fond sur les étals. Le rhum. L'odeur de la canne à sucre coupée. Il me reste cette familiarité-là. Des couleurs, des couleurs. "
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...