En France, on connaît surtout Hans Kelsen (Prague, 1881 - Berkely, Californie, 1973) pour ses travaux en théorie du droit. Mais l'oeuvre du juriste autrichien dépasse largement la Théorie pure du droit, et sa conception est loin de l'asepsie par laquelle on l'a souvent caricaturée. Au contraire, elle s'inscrit dans une histoire : celle des transformations politiques et sociales qui éclosent dans notre siècle. Ce n'est nullement par hasard s'il pensait que c'était précisément par sa tendance anti-idéologique que la théorie pure du droit se révélait comme une véritable science du droit. En effectuant une reconstruction conceptuelle de la théorie politique de Hans Kelsen, ce livre cherche à déterminer la portée politique du formalisme juridique, par le biais notamment de la dimension techniciste du normativisme et ses liens avec le versant artificialiste de la philosophie politique. L'ouvrage étudie en particulier ses confrontations avec les idées politiques et juridiques contemporaines (le marxisme, Schmitt, Hayek) et explore ses rapports avec les courants intellectuels et politiques de son temps. La théorie kelsénienne apparaîtra alors sous un jour plus complexe.
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Nombre de pages
331
Date de parution
01/11/1998
Poids
438g
Largeur
145mm
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EAN
9782841741069
Titre
Théorie juridique et politique chez Hans Kelsen
Auteur
Herrera Carlos Miguel
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
438
Date de parution
19981101
Nombre de pages
331,00 €
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L'expression "droits sociaux" évolue dans une situation paradoxale. Si elle fait florès en sciences sociales et en politique, elle suscite encore la méfiance des juristes: les droits sociaux restent percus comme des droits spéciaux, particuliers, contingents, se confondant souvent avec une politique sociale et se résumant, en tous les cas, à des prestations matérielles de l'État. Face à ces débats doctrinaux, force est de constater que, depuis les années 1970, au niveau international, européen et même français, les droits des travailleurs en particuliers mais aussi à la santé, au logement, etc. n'ont cessé d'augmenter.Du droit de grève au DALO, cet ouvrage analyse la pertinence de la catégorie "droits sociaux'. Il dresse un état des lieux des débats doctrinaux autour de cette notion comme des évolutions juridiques en France et à l'étranger. Biographie de l'auteur Carlos Miguel Herrera est professeur de droit public à l'Université de Cergy-Pontoise, où il dirige le Centre de philosophie juridique et politique."
Résumé : Longuement délaissé, sinon caché, le rapport entre le droit et le politique est susceptible de multiples éclairages. On a pu ainsi prioriser, pour délimiter ses contours, un certain regard volontairement extérieur, " sociologique ", sur la production du droit. Mais on peut se proposer aussi de le retrouver dans les théorisations propres des juristes, cette " doctrine ", qui se veut souvent comme une partie du dispositif juridique. En effet, les productions doctrinales nous offrent un extrait sublimé, mais hautement concentré de ce rapport au politique. C'est cette dernière direction qu'on privilégie dans ce livre, qui continue l'exploration de la culture juridique française d'entre-deux guerres à l'aune d'un ensemble de concepts novateurs, dont celui de juriste de gauche.
Résumé : Les idées, et même la personnalité de Georges Sorel (1847-1922), ont exercé un attrait considérable dans la culture française, mais également en Italie ou en Amérique Latine. Une pensée originale mais souvent mouvante, déroutante, qui a fait l'objet d'appropriations multiples, et contradictoires. Ce volume emprunte un chemin peut-être plus inattendu, mais non pas pour autant moins significatif : l'exploration de ses vues sur le droit. Chez Sorel, en effet, le droit apparaît dans une place centrale pour la compréhension du social, mais également pour sa transformation. Un ensemble de contributions s'attelle à explorer la signification de cette vision complexe. Le livre présente un essai inédit en français de Sorel, " Les idées juridiques dans le marxisme ".
Résumé : Ce livre est une méditation sur la condition juive et le destin du sionisme à travers trois pensées philosophiques. Celle de Buber, qui illustre l'engagement sioniste à partir d'un renouveau spirituel ; celle de Levinas, qui représente la vitalité du judaïsme de la diaspora en France ; celle de Simone Weil, qui est l'une des figures les plus paradoxales d'un judaïsme apparemment assimilé. Quelle lumière une étude comparée de ces trois oeuvres peut-elle jeter sur l'impasse où se trouve aujourd'hui Israël, condamné à une guerre sans fin, incompatible avec les valeurs autour desquelles le sionisme s'est construit ? A travers ces trois situations historiques bien distinctes où le judaïsme du vingtième siècle s'est trouvé et à travers les contradictions des philosophies qu'il a inspirées, l'ouvrage dégage les problèmes que posent à toutes les civilisations la confusion entre les lieux et les territoires, le recours à la guerre, l'ordre géopolitique des Etats-nations, les maléfices de la politique et, par-dessus tout, les apories de l'identité, qu'elle soit personnelle ou collective.