LES REVUES ITALIENNES FACE A LA LITTERATURE FRANCAISE CONTEMPORAINE. ETUDE DE RECEPTION (1919-1943)
HERMETET ANNE-R
CHAMPION
71,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782745306807
Lieux collectifs d'élaboration littéraire et critique, les revues italiennes font, entre les deux guerres mondiales, une large place à la littérature française contemporaine, la plus citée et la plus commentée des littératures étrangères. Dans le contexte politique particulier que constitue le régime mussolinien, l'ampleur de ces commentaires souligne le rayonnement de la culture française auprès des intellectuels et des écrivains italiens. Ceux-ci s'intéressent en particulier aux auteurs qui relèvent d'un "esprit français", incarné, à leurs yeux, par La NRF : Gide, Proust, mais aussi Mauriac ou Chardonne interviennent dans le débat sur le roman italien, tandis que les critiques français offrent une pratique alternative à celle de Benedetto Croce. L'étude se propose de mettre en évidence les attentes des lecteurs transalpins et l'imaginaire dans lequel s'inscrit la représentation de la France et de sa littérature, de mesurer la place effective de la référence française et son évolution, de l'expansion au déclin.
Date de parution
01/04/2003
Poids
605g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782745306807
Titre
LES REVUES ITALIENNES FACE A LA LITTERATURE FRANCAISE CONTEMPORAINE. ETUDE DE RECEPTION (1919-1943)
ISBN
2745306804
Auteur
HERMETET ANNE-R
Editeur
CHAMPION
Largeur
150
Poids
605
Date de parution
20030401
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Tandis que la Première Guerre mondiale s'achève et que tous les équilibres sont rompus, le sentiment dominant est que cette destruction radicale se double d'une crise de l'esprit". Que faire ? Que faire lorsqu' on est écrivain, critique, artiste ? A travers l'étude comparée de trois revues, une française, La Nouvelle Revue Française, une italienne, La Ronda, et une anglaise, The Criterion, au début des années 1920, le présent ouvrage explore la réponse apportée à cette question par certains intellectuels et écrivains. Ces hommes de revue font l'hypothèse que l'ordre dans la langue et l'ordre dans société ont partie liée : l'un et l'autre devraient sortir l'Europe du chaos où la guerre l'a jetée. A partir de la confrontation des projets esthétiques et des politiques éditoriales des trois revues est analysée la tension féconde qui s'établit entre le discours sur la tradition et la conscience de la modernité.
L'autobiographie, sous ses différentes formes, du journal intime au récit de vie prétendument factuel, n'est pas simplement un rapport avec le lecteur matérialisé, la main sur le c?ur, par un serment de sincérité, dont Rousseau aurait fourni le modèle insoupçonnable, mais plus encore, une relation à soi-même, à un moi énigmatique pour celui qui est censé le révéler au public dans toute sa vérité. Sans négliger la genèse du texte et ses modes de dévoilement, matière privilégiée de nombre d'études érudites sur les écritures autobiographiques, mais en les considérant surtout comme des instruments et des révélateurs, cet ouvrage tente de remonter au sens et à l'origine de la démarche existentielle qui conduit un écrivain à se choisir soi-même comme sujet de sa création. Au-delà du témoignage irréprochable que le lecteur aimerait s'approprier en toute confiance, celle-ci s'avère fatalement, par la vertu de son origine, ?uvre subjective où la vérité est plus Insaisissable que l'eau qui file entre les doigts. A l'aide d'exemptes empruntés à des écrivains des deux siècles précédents, cet ouvrage tente à partir d'approches méthodologiques diverses de cerner la relation psychologique et subversive, voire mystificatrice, qui s'établit entre l'auteur et ses écrits autobiographiques.
Hermetet Anne-Rachel ; Le Blay Frédéric ; Le Nan F
Le bonheur en littérature ? Le bonheur, en tant qu'état de l'âme, peut emprunter à diverses représentations s'exprimant à travers une terminologie labile (eudémonisme, bien-être, joie de vivre, etc.) ; il peut être présenté aussi bien comme un projet de vie, un idéal, construit et pensé dans un cadre philosophique ou spirituel, que comme un état de fait, une expérience existentielle ressentie et vécue dans son immédiateté et sa dimension émotionnelle. Éphémère ou durable, il se vit dans l'intimité subjective comme dans le partage. On se propose de penser sa matérialisation ou sa réalisation à travers les lieux que l'écriture et la littérature peuvent susciter. Plusieurs perspectives sont posées dans cet ouvrage pour tenter de répondre à cette question : que fait la littérature au bonheur ? On y interroge d'abord la manière dont la fiction inscrit le bonheur dans une quête, une trajectoire spirituelle, voire mystique, dans un ailleurs qu'offre parfois la perspective d'une migration. On peut aussi rapporter la dimension intérieure du bonheur comme état de l'âme à un objet extérieur, « le lieu construit » imaginé, en privilégiant les relations et interactions qu'il entretient avec les contextes de sa réalisation. Les « lieux du bonheur » invitent encore à considérer le concept, non seulement dans sa dimension subjective et individuelle, mais encore au sein de représentations où le bonheur est pensé comme collectif, voire communautariste. Les genres littéraires, comme le récit allégorique, l'autobiographie, l'autofiction, les journaux intimes et les mémoires, le roman notamment où la dimension fictionnelle peut développer la matérialisation d'un bonheur collectif, entre utopies et dystopies, ou encore le théâtre, ont à voir avec cette articulation. Enfin, il importe de considérer l'objet-livre comme lieu construit par l'acte même de l'écriture, un refuge pour l'auteur/l'autrice, pour le lecteur/la lectrice, favorisant certaines formes de bonheur : la littérature où l'on se « recueille », l'objet-livre qui peut encore être le lieu d'un engagement, volontariste et politique. Cette perspective de l'engagement renvoie au rôle que la littérature occupe au sein de la société, en tant qu'elle constitue elle-même un lieu à part entière – une scène – où peuvent se jouer et s'exprimer les conflits, aspirations ou grandes questions qui occupent le corps social dans le temps présent comme dans le temps long de l'imaginaire partagé.
L’ouvrage explore les manières dont la littérature et les arts visuels réagissent à la crise écologique. Face aux bouleversements climatiques et aux transformations profondes des écosystèmes, il interroge les récits, les discours et les représentations qui portent témoignage d’une telle inquiétude, en proposant des analyses d’oeuvres issues d’Europe, d’Amérique, d’Asie et d’Afrique. Il met ainsi en évidence la diversité des perceptions culturelles et des préoccupations environnementales à l’échelle globale. Le recueil éclaire les stratégies narratives et esthétiques qui façonnent cette prise de conscience et questionne la possibilité d’un monde encore habitable. En décentrant les perspectives anthropocentrées, il invite en outre à repenser les relations entre les vivants et leurs milieux.