Hermetet Anne-Rachel ; Le Blay Frédéric ; Le Nan F
PU RENNES
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EAN :9782753589872
Le bonheur en littérature ?? Le bonheur, en tant qu'état de l'âme, peut emprunter à diverses représentations s'exprimant à travers une terminologie labile (eudémonisme, bien-être, joie de vivre, etc.)? ; il peut être présenté aussi bien comme un projet de vie, un idéal, construit et pensé dans un cadre philosophique ou spirituel, que comme un état de fait, une expérience existentielle ressentie et vécue dans son immédiateté et sa dimension émotionnelle. Ephémère ou durable, il se vit dans l'intimité subjective comme dans le partage. On se propose de penser sa matérialisation ou sa réalisation à travers les lieux que l'écriture et la littérature peuvent susciter. Plusieurs perspectives sont posées dans cet ouvrage pour tenter de répondre à cette question ? : que fait la littérature au bonheur ?? On y interroge d'abord la manière dont la fiction inscrit le bonheur dans une quête, une trajectoire spirituelle, voire mystique, dans un ailleurs qu'offre parfois la perspective d'une migration. On peut aussi rapporter la dimension intérieure du bonheur comme état de l'âme à un objet extérieur, "? le lieu construit ? " imaginé, en privilégiant les relations et interactions qu'il entretient avec les contextes de sa réalisation. Les "? lieux du bonheur ? " invitent encore à considérer le concept, non seulement dans sa dimension subjective et individuelle, mais encore au sein de représentations où le bonheur est pensé comme collectif, voire communautariste. Les genres littéraires, comme le récit allégorique, l'autobiographie, l'autofiction, les journaux intimes et les mémoires, le roman notamment où la dimension fictionnelle peut développer la matérialisation d'un bonheur collectif, entre utopies et dystopies, ou encore le théâtre, ont à voir avec cette articulation. Enfin, il importe de considérer l'objet-livre comme lieu construit par l'acte même de l'écriture, un refuge pour l'auteur/l'autrice, pour le lecteur/la lectrice, favorisant certaines formes de bonheur ? : la littérature où l'on se "? recueille ? ", l'objet-livre qui peut encore être le lieu d'un engagement, volontariste et politique. Cette perspective de l'engagement renvoie au rôle que la littérature occupe au sein de la société, en tant qu'elle constitue elle-même un lieu à part entière - une scène - où peuvent se jouer et s'exprimer les conflits, aspirations ou grandes questions qui occupent le corps social dans le temps présent comme dans le temps long de l'imaginaire partagé.
Nombre de pages
316
Date de parution
18/04/2024
Poids
501g
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EAN
9782753589872
Titre
Les lieux du bonheur. Approches littéraires
Auteur
Hermetet Anne-Rachel ; Le Blay Frédéric ; Le Nan F
Editeur
PU RENNES
Largeur
0
Poids
501
Date de parution
20240418
Nombre de pages
316,00 €
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Tandis que la Première Guerre mondiale s'achève et que tous les équilibres sont rompus, le sentiment dominant est que cette destruction radicale se double d'une crise de l'esprit". Que faire ? Que faire lorsqu' on est écrivain, critique, artiste ? A travers l'étude comparée de trois revues, une française, La Nouvelle Revue Française, une italienne, La Ronda, et une anglaise, The Criterion, au début des années 1920, le présent ouvrage explore la réponse apportée à cette question par certains intellectuels et écrivains. Ces hommes de revue font l'hypothèse que l'ordre dans la langue et l'ordre dans société ont partie liée : l'un et l'autre devraient sortir l'Europe du chaos où la guerre l'a jetée. A partir de la confrontation des projets esthétiques et des politiques éditoriales des trois revues est analysée la tension féconde qui s'établit entre le discours sur la tradition et la conscience de la modernité.
L'autobiographie, sous ses différentes formes, du journal intime au récit de vie prétendument factuel, n'est pas simplement un rapport avec le lecteur matérialisé, la main sur le c?ur, par un serment de sincérité, dont Rousseau aurait fourni le modèle insoupçonnable, mais plus encore, une relation à soi-même, à un moi énigmatique pour celui qui est censé le révéler au public dans toute sa vérité. Sans négliger la genèse du texte et ses modes de dévoilement, matière privilégiée de nombre d'études érudites sur les écritures autobiographiques, mais en les considérant surtout comme des instruments et des révélateurs, cet ouvrage tente de remonter au sens et à l'origine de la démarche existentielle qui conduit un écrivain à se choisir soi-même comme sujet de sa création. Au-delà du témoignage irréprochable que le lecteur aimerait s'approprier en toute confiance, celle-ci s'avère fatalement, par la vertu de son origine, ?uvre subjective où la vérité est plus Insaisissable que l'eau qui file entre les doigts. A l'aide d'exemptes empruntés à des écrivains des deux siècles précédents, cet ouvrage tente à partir d'approches méthodologiques diverses de cerner la relation psychologique et subversive, voire mystificatrice, qui s'établit entre l'auteur et ses écrits autobiographiques.
L'ouvrage explore les manières dont la littérature et les arts visuels réagissent à la crise écologique. Face aux bouleversements climatiques et aux transformations profondes des écosystèmes, il interroge les récits, les discours et les représentations qui portent témoignage d'une telle inquiétude, en proposant des analyses d'oeuvres issues d'Europe, d'Amérique, d'Asie et d'Afrique. Il met ainsi en évidence la diversité des perceptions culturelles et des préoccupations environnementales à l'échelle globale. Le recueil éclaire les stratégies narratives et esthétiques qui façonnent cette prise de conscience et questionne la possibilité d'un monde encore habitable. En décentrant les perspectives anthropocentrées, il invite en outre à repenser les relations entre les vivants et leurs milieux.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.