Pour le pape-roi. Les catholiques français et l'unification italienne (1856-1871)
Hérisson Arthur
ECOLE ROME
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EAN :9782728316014
Une mobilisation catholique internationale de masse entre politique et religion.Au milieu du XIXe siècle, l'unification de l'Italie autour du royaume de Piémont-Sardaigne conduit à la disparition des États pontificaux. Cet événement a des répercussions dans toute l'Europe, et notamment en France. Le soutien apporté par Napoléon III à la cause italienne pousse en effet les catholiques, inquiets du sort du pape, à se détacher du régime impérial. Cet ouvrage met en lumière la mobilisation massive des catholiques français en faveur de la papauté au cours des années 1860 et montre comment le Saint-Siège a cherché à en tirer profit pour faire face aux difficultés causées par l'effondrement de son pouvoir temporel. À ce titre, une attention particulière est accordée aux aspects militaire (engagement au sein des zouaves pontificaux) et financier (dons au denier de Saint-Pierre) du mouvement. L'ampleur de ce soutien et la diversité des formes qu'il prend montrent que, à rebours de certaines idées reçues, le XIXe siècle constitue pour la papauté et l'Église bien moins une période de déclin qu'un moment d'élaboration de nouveaux moyens d'action destinés à perpétuer leur influence.
Nombre de pages
611
Date de parution
13/06/2023
Poids
1 017g
Largeur
166mm
Plus d'informations
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EAN
9782728316014
Titre
Pour le pape-roi. Les catholiques français et l'unification italienne (1856-1871)
Auteur
Hérisson Arthur
Editeur
ECOLE ROME
Largeur
166
Poids
1017
Date de parution
20230613
Nombre de pages
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Jean-Luc Hérisson voulait éviter la poésie, les grands jeu, les grandes poésies. Comme il cherchait ses vers, le vers l'emporte sur la prose, il a emprunté souvent un dictionnaire, sans pour autant piller, sans pour autant écrire avec un couteau. Il a pris doucement sur les bords. C'est un petit jeu simple dans le littéral et la distance, et le neutre. Il a fait ensuite que le subjectif l'emporte sur l'objectif. C'est lui dans un dictionnaire; un voyage sans chercher un autre moi, un autre temps, un autre espace. Petit jeu, donc, écrit avec un dictionnaire dans la cour des petits... Poésie lapidaire, poésie simple.
Vercingaytorix unifie la Gaule à travers le mouvement queer. Josué de Saint-Nazaire est le véritable Christ à l'origine de la première fraude commerciale massive. Le roi Dagobert n'a jamais mis sa culotte à l'envers. Charles Martel a pactisé avec les Arabes à Poitiers. Un kebab a provoqué un millénaire de guerres saintes. Touchée par la grâce et les mains de dix-mille soldats anglais, Jeanne d'Arc n'avait rien d'une pucelle. L'homme au masque de fer, une affaire DSK sous le règne du Roi-Soleil. Imposteur et alcoolique, le vrai visage de Napoléon Bonaparte. Durant la Belle Epoque, les bobos nous les brisaient déjà. La Première Guerre mondiale n'a jamais existé. Hitler n'est pas mort à Berlin mais a vécu cinquante ans dans la Creuse. L'appel du 18 joints, un hippie converti à l'American way of life dirige la France. Le débat d'entre-deux-tours Chirac ? Le Pen de 2002 a bien existé mais ne fut jamais diffusé. Jospin ne s'est jamais retiré de la vie politique. La révolte des banlieues de 2007 embrase la France, de Neuilly-sur-Seine à Saint-Tropez. L'homme de Cro-Macron, le transhumanisme paye sa tournée à la Rotonde.
L'auteur ne voulait pas faire une histoire de la banque à Rome. Pour ne pas moderniser l'Antiquité, il a choisi de s'intéresser aux métiers des manieurs d'argent, changeurs, prêteurs, dépositaires, vendeurs aux enchères, etc., qui ne sont pas tous des "banquiers" comme nous l'entendons. Jean Andreau, pour comprendre la logique propre du système économique romain, n'a pas voulu non plus isoler la banque ni de l'ensemble des pratiques financières des Romains (essai des monnaies (validation), change, dépôt et crédit, service de caisse, transfert de fonds), ni de la division du travail des métiers d'argent selon les conditions sociales (les banquiers professionnels, les notables, les esclaves et affranchis). A travers l'entrée des métiers et celle des statuts de travail, l'auteur réussissait à reconstruire de manière différenciée, identifiant des groupes et des pratiques différentes, les cadres technique, juridique et social de la vie économique romaine.
Le déploiement désordonné de la cruauté infernale semble rétif à toute mesure et à toute chronologie. Il s'agit pourtant, dans cet ouvrage, d'historiciser les conceptions et les représentations de l'enfer. Le livre montre que l'importance des représentations infernales ne cesse de s'accentuer au cours de la période étudiée. On ne bascule pas dans le "christianisme de la peur", car l'enfer s'inscrit toujours dans une séquence et le faire peur n'est que le point de départ d'un faire agir. L'image de l'enfer invite à se libérer de la faute qu'elle fait voir, grâce aux moyens de salut offerts par l'Eglise. L'analyse de plusieurs centaines d'oeuvres permet de situer au Camposanto de Pise, dans les fresques de Buonamico Buffalmacco, l'épicentre d'une mutation décisive. S'impose alors un compartimentage des lieux infernaux et une logique pénale prenant pour base principale le septénaire des péchés capitaux. C'est le signe d'une recherche accrue d'efficacité, en rapport étroit avec la pratique de la confession. Dès lors, la figuration de l'enfer est à la fois une incitation à avouer ses fautes et une préparation à l'examen de conscience dont elle anticipe la forme.
En combinant une histoire sociale de la région à une anthropologie historique du christianisme moderne, cet ouvrage constitue une introduction à l'histoire des chrétiens du Proche-Orient à partir du XVIIe siècle. Il offre des clés pour saisir leur situation concrète et légale dans l'islam et dans le régime politique ottoman. Il met en lumière la proximité structurelle des chrétiens avec leur entourage musulman, mais il démontre aussi la nécessité d'une réflexion sur l'organisation interne des Eglises et des communautés. L'ouvrage porte également sur les conditions de la rencontre et de l'interaction entre les chrétiens locaux et le catholicisme moderne. Terre Sainte, Croisade et Réforme de l'Eglise forment le cadre idéologique et spirituel dans lequel se déploie l'activité missionnaire sur le terrain, selon des méthodes qui s'apparentent à celles des missions en direction des catholiques européens, et s'adaptent mieux aux dissidents de l'islam qu'aux sunnites. A travers le développement de l'enseignement et de l'alphabétisation, ou la constitution de confréries, émerge progressivement un catholicisme oriental, différencié de l'orthodoxie et de l'islam, et caractérisé par une mentalité dévote, une mort "christianisée", un nouveau culte des saints, une pratique matrimoniale transformée.
L'établissement de la domination romaine sur le monde grec ne relève pas seulement de l'histoire politique et militaire, mais aussi d'une histoire culturelle qui conduira à la mise en place d'un véritable empire bilingue. Centré sur la période allant de 200 à 85 av J-C, cet ouvrage aborde les thèmes suivants : la liberté des Grecs dans la propagande romaine et l'écho qu'il rencontra ; la réflexion sur la conquête et l'empire de Rome menée par les historiens et les philosophes grecs ; le contenu des messages que les Grecs adressèrent tant aux Romains qu'à leurs compatriotes ; la signification politique et proprement culturelle du philhellénisme de certains aristocrates romains.