Confrérie populaire du Maroc pratiquant un culte de possession, les Gnawa ont acquis leur notoriété en Occident par le biais de leur musique : ils ont inspiré Santana, Led Zeppelin, certains se produisent aux Francopholies de La Rochelle, aux Eurockéennes de Belfort ou accompagnent la chanteuse Sapho en France, le pianiste Randy Weston aux Etats-Unis... Au-delà de cette désacralisation à laquelle le tourisme et l'industrie du disque ne sont pas étrangers, les Gnawa constituent pour l'anthropologue un terrain d'investigation riche. Comment comprendre les phénomènes de possession et le dialogue que les Gnawa établissent avec l'invisible ? Sacrifice, danse, effluves, musique, couleurs, saveurs : en orchestrant, sous la forme d'un journal de bord, tous les éléments qui constituent ce rite sacré, Bertrand Hell nous fait pénétrer dans le monde de ceux qui sont "ravis" et connaissent les secrets des Génies.
Nombre de pages
371
Date de parution
29/08/2002
Poids
375g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782082115810
Titre
Le tourbillon des génies. Au Maroc avec les Gnawa
Auteur
Hell Bertrand
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
375
Date de parution
20020829
Nombre de pages
371,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Le chamanisme et la possession n'appartiennent pas au passé,bien au contraire. Partout, que ce soit en Sibérie, en Asie duSud-Est, en Afrique ou aux Amériques, l'idée d'une alliancepossible avec la surnature est vivante. Le désenchantementannoncé du monde tarde, car, lorsque le malheur frappe etébranle les certitudes, le recours aux spécialistes des espritsdemeure privilégié. En quoi le vaudou haïtien ou lechamanisme coréen permettent-ils de faire face à l'infortune,de surmonter l'adversité? Comment le tambour du chamanebouriate ou le couteau ensanglanté du possédé marocainpeuvent-ils faire refluer la maladie? Confrontant saconnaissance approfondie des cultes de possession au Maroc,en particulier celui des Gnawa, avec d'autres études, BertrandHell met en évidence le fondement anthropologique de cespratiques. Pour cela, il nous invite à comprendre la placeextraordinaire réservée, dans chaque société, à l'allié desesprits. Alors se dessine la figure universelle d'un maître dudésordre associé à l'ambivalence, à la transgression et au«bricolage». Rompant avec les a priori réducteurs, cet ouvragelivre un éclairage original sur l'efficacité symbolique duchamanisme et de la possession.
Le chamanisme et la possession n'appartiennent pas au passé, bien au contraire. Partout, que ce soit en Sibérie, en Asie du Sud-Est, en Afrique ou aux Amériques, l'idée d'une alliance possible avec la surnature est vivante. Le désenchantement annoncé du monde tarde, car, lorsque le malheur frappe et ébranle les certitudes, le recours aux spécialistes des esprits demeure privilégié. En quoi le vaudou haïtien ou le chamanisme coréen permettent-ils de faire face à l'infortune, de surmonter l'adversité? Comment le tambour du chamane bouriate ou le couteau ensanglanté du possédé marocain peuvent-ils faire refluer la maladie? Confrontant sa connaissance approfondie des cultes de possession au Maroc - en particulier celui des Gnawa - avec d'autres études, Bertrand Hell met en évidence le fondement anthropologique de ces pratiques. Pour cela, il nous invite à comprendre la place extraordinaire réservée, dans chaque société, à l'allié des esprits. Alors se dessine la figure universelle d'un maître du désordre associé a l'ambivalence, à la transgression et au "bricolage". Rompant avec les à priori réducteurs, cet ouvrage livre un éclairage original sur l'efficacité symbolique du chamanisme et de la possession.
Biographie de l'auteur Bertrand Hell est ethnologue et spécialiste du chamanisme et de la possession. Ses travaux se situent à l'entrecroisement de l'anthropologie religieuse et de l'anthropologie de la maladie et portent sur l'efficacité symbolique des cultes et des rituels liés aux esprits. Il est connu pour ses recherches menées dans la longue durée au Maroc (en particulier sur les confréries populaires dont celle des Gnawa) et à Mayotte (cultes des esprits patros et trumba). Soucieux de s'inscrire dans une perspective anthropologique, il a aussi entrepris des enquêtes de terrain au Brésil, en Mongolie, en Haïti et plus récemment chez les Navajo. Sang noir a été couronné du prix de l'Académie française en 1995.
Confrérie populaire du Maroc pratiquant un culte de possession, les Gnawa ont acquis leur notoriété en Occident via la musique - ils ont ainsi inspiré Santana et Led Zeppelin - avant de voir leurs pratiques nourrir les médecines alternatives. Ces musiciens-guérisseurs, ont construit une voie proche du candomblé brésilien et du vaudou haïtien, qui confère à leurs pratiques de transe un pouvoir de guérison. Au cours de la "nuit de possession" , pour dialoguer avec l'invisible et s'allier aux génies, les Gnawa entreprennent le "voyage" de la lila : une cérémonie dont les étapes sont ponctuées par le sang et le sucre, le rire et l'extase, les couleurs et les parfums, la danse et la fureur, le jeu et le drame.