Travail dissimulé et estime de soi. Une sociologie du rapport moral face aux règles formelles
Heim Jérôme
L'HARMATTAN
34,50 €
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EAN :9782343047287
Dans le but de mieux comprendre le recours au travail dissimulé - communément appelé travail au noir - par des personnes qui disposent de toutes les autorisations nécessaires, ce livre approfondit le rapport que celles-là entretiennent face au Droit et à l'Etat. Loin de se réduire à une stratégie rationnelle de fraude économique, le travail au noir s'explique davantage par la saisie d'opportunités de rémunération, qui s'avèrent finalement non déclarées et donc illégales. Or, si les personnes acceptent de telles conditions, c'est parce que ces dernières suscitent l'espoir d'une reconnaissance sociale qui a pu faire défaut dans leur parcours de vie. Tout en violant les lois régissant les activités économiques, les travailleurs au noir tendent à se conformer aux normes de l'employabilité valorisées par l'organisation contemporaine du travail. Les pratiques non déclarées au fisc et aux assurances sociales confèrent certainement une estime sociale à ceux qui y recourent en ce qu'elles améliorent leur performance sur le marché du travail. Toutefois, en opérant dans l'illégalité, et en absence de protections sociales, ces personnes s'exposent non seulement à des sanctions pénales, mais également à une plus grande vulnérabilité. La reconnaissance sociale espérée à travers une activité dissimulée s'avère donc bien souvent un leurre, car elle ne s'accompagne pas des conditions légales et matérielles aptes à garantir un épanouissement, ni au travail ni dans la sphère privée.
Nombre de pages
320
Date de parution
21/11/2014
Poids
385g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343047287
Titre
Travail dissimulé et estime de soi. Une sociologie du rapport moral face aux règles formelles
Auteur
Heim Jérôme
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
385
Date de parution
20141121
Nombre de pages
320,00 €
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Le travail non déclaré est une plaie, tant pour les économies que pour les travailleurs eux-mêmes. Cet ouvrage enquête sur les raisons qui incitent salariés, petits indépendants ou personnes bénéficiant d'aides sociales à travailler au noir. Il en rapporte les problèmes, les dangers et les avantages, ainsi que les contextes, les logiques, la place de l'honneur et de la dignité, les histoires personnelles qui prévalent pour y entrer et les innombrables difficultés pour en sortir.
Dans une vaste demeure aristocratique vivent une femme altière et ses trois enfants presque adultes : Nanthilde, Marovée et Vénérande. Après la mort mystérieuse du père, un inconnu, Waldebert, se présente et se propose d'effectuer les travaux de jardinage. En un huis-clos chauffé à blanc, les liaisons dangereuses et les haines infusent, et les personnages se percutent jusqu'à l'irréparable. Bénédicte Heim scrute avec une précision rare les renversements d'alliance et les sensations physiques. Elle bâtit un roman atmosphérique puissant, empreint de mystère, porté par une prose charnelle, qui taille dans le vif. Un texte d'une singularité totale.
Nous revêtirons la gloire de l'incorruptibilité, sans refuser la nature de la chair, mais du fait de notre rétablissement dans l'honneur de cette incorruptibilité, et parce que, avec notre chair aussi, nous resplendirons d'une gloire ineffable, celle qui vient du Christ. "Car il transfigurera notre corps de misère et le rendra conforme à son corps de gloire" (Ph 3, 21), ainsi qu'il est écrit. Et comme, précisément, malgré notre nature corruptible, nous avons été mis en présence de Dieu le Père, nous demeurerons incorruptibles, revêtus de la gloire du Sauveur [...]. C'est ce qui nous arrivera à nous aussi, nul n'en doutera, je pense. Car celui qui est réellement le saint grand prêtre de nos âmes, c'est-à-dire le Christ, entourera notre corps de la gloire divine comme d'un vêtement d'or, et, après l'avoir pour ainsi dire déposé à la vue de Dieu le Père, il le fera passer à l'incorruptibilité. Car nous ne serons plus soumis à la corruption ; bien plus, nous subsisterons pour toujours. La manne a été prise pour signifier cette réalité [...]. Pour tous ces motifs, nous aurons raison de célébrer cette fête splendide, ne vivant plus pour nous-mêmes, comme le dit la divine Ecriture, mais pour le Christ qui nous a tous rachetés [...]. Nous commencerons le saint Carême le dix-neuf du mois de méchir, et la semaine de la Pâque salutaire le vingt-quatre du mois de phamenoth ; nous cesserons les jeûnes le vingt-neuf du même mois, à la fin de la soirée, selon la tradition évangélique, et nous célébrerons la fête à l'aube du dimanche suivant, le trente du même mois de phamenoth ajoutant aussi à la suite les sept semaines de la sainte Pentecôte, selon l'ordonnance de la loi divine. "
Des agendas qui débordent, des notifications qui s'accumulent... Au travail, il faut "se donner à fond" ou disparaître. Dans les loisirs, même la fête devient une performance. Beaucoup rêvent de ralentir, mais craignent de décrocher. Ces ressentis loin d'être individuels sont les symptômes d'une société devenue centrifuge, où l'accélération est devenue un mécanisme de tri. Plus la machine s'emballe, plus elle rejette ceux qui ne tiennent pas la cadence. Dans cet essai percutant, Guillaume Heim dévoile les ressorts de cette mécanique : comment le culte de la performance a envahi l'économie, puis nos vies , pourquoi les métropoles surchauffent tandis que les territoires périphériques sont à bout de souffle , comment l'école installe cette course dès le plus jeune âge , pourquoi nos institutions, dépassées par les événements, ne parviennent plus à réguler ce rythme devenu fou. Cet essai révèle que le burn-out, l' "épidémie de fatigue" ou la fracture territoriale découlent d'une même cause : en refusant à tout prix de perdre notre temps, nous avons collectivement perdu le contrôle de notre temps. Mais tout n'est pas perdu. L'auteur esquisse les contours d'une politique du temps moderne : reconnaître le bon rythme comme un bien commun, encadrer l'accélération toxique, revaloriser la proximité, assumer une éthique personnelle du temps. Ni éloge passéiste de la lenteur ni résignation, mais des propositions concrètes pour habiter enfin son époque au lieu de la subir.