Des agendas qui débordent, des notifications qui s'accumulent... Au travail, il faut "se donner à fond" ou disparaître. Dans les loisirs, même la fête devient une performance. Beaucoup rêvent de ralentir, mais craignent de décrocher. Ces ressentis loin d'être individuels sont les symptômes d'une société devenue centrifuge, où l'accélération est devenue un mécanisme de tri. Plus la machine s'emballe, plus elle rejette ceux qui ne tiennent pas la cadence. Dans cet essai percutant, Guillaume Heim dévoile les ressorts de cette mécanique : comment le culte de la performance a envahi l'économie, puis nos vies , pourquoi les métropoles surchauffent tandis que les territoires périphériques sont à bout de souffle , comment l'école installe cette course dès le plus jeune âge , pourquoi nos institutions, dépassées par les événements, ne parviennent plus à réguler ce rythme devenu fou. Cet essai révèle que le burn-out, l' "épidémie de fatigue" ou la fracture territoriale découlent d'une même cause : en refusant à tout prix de perdre notre temps, nous avons collectivement perdu le contrôle de notre temps. Mais tout n'est pas perdu. L'auteur esquisse les contours d'une politique du temps moderne : reconnaître le bon rythme comme un bien commun, encadrer l'accélération toxique, revaloriser la proximité, assumer une éthique personnelle du temps. Ni éloge passéiste de la lenteur ni résignation, mais des propositions concrètes pour habiter enfin son époque au lieu de la subir.
Nombre de pages
144
Date de parution
04/09/2026
Poids
300g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782385192938
Auteur
Heim Guillaume
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
130
Date de parution
20260904
Nombre de pages
144,00 €
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Dans une vaste demeure aristocratique vivent une femme altière et ses trois enfants presque adultes : Nanthilde, Marovée et Vénérande. Après la mort mystérieuse du père, un inconnu, Waldebert, se présente et se propose d'effectuer les travaux de jardinage. En un huis-clos chauffé à blanc, les liaisons dangereuses et les haines infusent, et les personnages se percutent jusqu'à l'irréparable. Bénédicte Heim scrute avec une précision rare les renversements d'alliance et les sensations physiques. Elle bâtit un roman atmosphérique puissant, empreint de mystère, porté par une prose charnelle, qui taille dans le vif. Un texte d'une singularité totale.
Nous revêtirons la gloire de l'incorruptibilité, sans refuser la nature de la chair, mais du fait de notre rétablissement dans l'honneur de cette incorruptibilité, et parce que, avec notre chair aussi, nous resplendirons d'une gloire ineffable, celle qui vient du Christ. "Car il transfigurera notre corps de misère et le rendra conforme à son corps de gloire" (Ph 3, 21), ainsi qu'il est écrit. Et comme, précisément, malgré notre nature corruptible, nous avons été mis en présence de Dieu le Père, nous demeurerons incorruptibles, revêtus de la gloire du Sauveur [...]. C'est ce qui nous arrivera à nous aussi, nul n'en doutera, je pense. Car celui qui est réellement le saint grand prêtre de nos âmes, c'est-à-dire le Christ, entourera notre corps de la gloire divine comme d'un vêtement d'or, et, après l'avoir pour ainsi dire déposé à la vue de Dieu le Père, il le fera passer à l'incorruptibilité. Car nous ne serons plus soumis à la corruption ; bien plus, nous subsisterons pour toujours. La manne a été prise pour signifier cette réalité [...]. Pour tous ces motifs, nous aurons raison de célébrer cette fête splendide, ne vivant plus pour nous-mêmes, comme le dit la divine Ecriture, mais pour le Christ qui nous a tous rachetés [...]. Nous commencerons le saint Carême le dix-neuf du mois de méchir, et la semaine de la Pâque salutaire le vingt-quatre du mois de phamenoth ; nous cesserons les jeûnes le vingt-neuf du même mois, à la fin de la soirée, selon la tradition évangélique, et nous célébrerons la fête à l'aube du dimanche suivant, le trente du même mois de phamenoth ajoutant aussi à la suite les sept semaines de la sainte Pentecôte, selon l'ordonnance de la loi divine. "
Heim Manfred ; Wilwerth-Guitard Marie-Lys ; Kremer
Voici, pour la première fois en format poche, un panorama complet de l'histoire de l'Eglise, fondé sur une chronologie qui s'étend de l'Antiquité jusqu'au début du XXIe siècle en passant par la séparation entre Constantinople et Rome, la Réforme et la naissance des diverses Eglises protestantes. Les conciles, synodes, schismes et refondations sont mis en perspective; les institutions et les personnages marquants sont resitués dans leur contexte, dans un mouvement qui fait ressortir les traits fondamentaux de chaque époque. Une liste chronologique des papes et des conciles oecuméniques, un glossaire et un index des noms complètent cet ouvrage de référence au maniement très pratique, qui permet d'avoir à chaque instant sous la main les repères essentiels.
Heim Pat ; Murphy Susan ; Golant Susan-K ; Deriver
Quel est le pire ennemi de la femme ? Qui lui mettra le plus de bâtons dans les roues, sabotera le plus son travail, tentera le plus de la rabaisser aux yeux des autres ? Un homme ? Pas du tout Dans le monde du travail, les femmes entrent beaucoup plus souvent en conflit avec d'autres femmes qu'avec les hommes ou que les hommes entre eux... On choisit ses amis, pas ses collègues de bureau. Autant donc le savoir tout de suite : la femme est un loup pour la femme. Comment les femmes se comportent-elles entre elles ? Quelles stratégies utilisent-elles pour entrer en conflit ? Que doit faire une femme si elle est " attaquée " par une autre femme ? Peut-on éviter ou désamorcer ce genre de conflit ? Que l'on soit un homme ou une femme, au travail, mieux vaut apprendre l'art de gérer et de résoudre les conflits entre femmes...
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...