De l'obsolescence programmée, du recyclage insuffisant et de toutes ces sortes de choses
Heger Bernard
ATLANDE
15,00 €
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EAN :9782350303482
Mais quelle mouche bagarreuse m'a donc piqué ? J'aurais pu rester bien au chaud dans mon cocon de lobbyiste des industries électriques et électroniques des biens grand public. Eh bien non, il a fallu que je la ramène et que j'écrive cet ouvrage où je traite de l'obsolescence programmée, mais aussi des taux de pannes, de la rentabilité des extensions de garantie, du mécanisme de formation des prix, du calcul des éco-contributions, du scandale du recyclage au Ghana ou en Chine et de tant d'autres choses... Certains s'époumoneront : "ouvrage à la solde des industriels et des distributeurs". Non ! Explication ne veut pas dire acceptation et encore moins bénédiction. Présenter les raisonnements, mettre au grand jour les données chiffrées ne vaut pas accord sur les desseins. D'autres s'exclameront : "ouvrage à la solde des écolos". Pas plus ! Même si nombre d'indignations sont justifiées, protestation ne vaut pas raison. Tout n'est pas noir, tout n'est pas blanc, tout n'est pas qu'idéologie, il importe de manier cinquante nuances de gris. Cet ouvrage prend fait et cause pour les consommateurs. Achat vaut contrat. S'il n'existe pas un lien de confiance entre l'acquéreur et le vendeur, le risque est grand d'assister à une désaffectation à l'encontre des produits. Si un industriel se croit plus malin qu'un consommateur et qu'il gruge ce dernier c'est, en pratique, sa propre tombe qu'il creuse. Dernier enjeu et non des moindres : l'emploi. Tout ce secteur a connu une véritable bérézina de l'emploi, presque plus d'usines, de moins en moins de distributeurs, presque plus de réparateurs... Le numérique, l'environnement vont créer de l'activité ; le défi est que ces activités soient localisées en France et que toute la substantifique moelle ne soit pas captée par les professionnels américains ou asiatiques. Quelques pistes sont ici suggérées.
Nombre de pages
187
Date de parution
04/11/2015
Poids
170g
Largeur
119mm
Plus d'informations
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EAN
9782350303482
Titre
De l'obsolescence programmée, du recyclage insuffisant et de toutes ces sortes de choses
Auteur
Heger Bernard
Editeur
ATLANDE
Largeur
119
Poids
170
Date de parution
20151104
Nombre de pages
187,00 €
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C'est un témoignage capital et bouleversant qu'il nous est donné de lire dans ce livre. Parce qu'il est homosexuel, Heinz Heger est arrêté par la Gestapo le 12 mars 1939, emprisonné puis déporté au camp de Sachsenhausen. Là-bas, il apprendra à se servir de sa jeunesse et de son charme, et il survivra. Des années plus tard, il raconte le sort effroyable réservé aux "hommes au triangle rose" par le régime nazi. Mais son discours, loin du politiquement correct - en particulier sur la sexualité dans les camps -, choque et dérange encore dans les sociétés d'après-guerre dont aucune n'a alors abandonné les lois répressives contre l'homosexualité. Cette parole, si précieuse pour comprendre les combats d'aujourd'hui, se devait d'être remise à la portée du plus large public.
Dans les années cinquante, à Paris, un ancien déporté français est attablé à la terrasse d'un café et discute avec un camarade norvégien rencontré au camp de concentration de Sachsenhausen. Ils évoquent avec émotion cette jeune femme blonde qui venait tous les vendredis devant l'entrée du camp, chargée de victuailles ou de messages d'espoir. Ils lui envoient une carte sur laquelle est écrit en allemand Jeden Freitag vor dem Tor. Cette jeune Norvégienne s'appelle Wanda Heger et elle ignore encore que la carte qu'elle reçoit va lui offrir le titre de son livre. Un récit autobiographique qui témoigne des années de guerre qu'elle vécut en Allemagne où sa famille était assignée à résidence. Wanda évoque la cruauté et l'injustice qui se répandent comme une traînée de poudre autour d'elle et sa volonté farouche de résister, coûte que coûte, à une réalité insoutenable. Un émouvant témoignage sur le sauvetage de milliers de prisonniers des camps lors de la débâcle hitlérienne.
La gamme des produits dérivés du bois s'élargit quotidiennement grâce aux avantages uniques de ce matériau : grande disponibilité, renouvellement permanent et bilan écologique favorable ; mais c'est surtout ses capacités inégalées de transformation qui redonnent au bois ses lettres de noblesses aux yeux des scientifiques et des ingénieurs. Cet ouvrage s'appuie sur une description approfondie de la microstructure et des constituants polymériques du bois pour décrire son comportement thermo-hydromécanique. Le bois subit en effet des sollicitations combinées tant mécaniques que thermiques et hydriques, depuis sa croissance jusqu'à son utilisation. Une sélection de technologies de mise en ?uvre du bois (première transformation, bois reconstitué, bois modifié par action thermo-hydromécanique) est par ailleurs exposée en détail dans ces pages. Rédigé par deux spécialistes du domaine, ce livre offre un large aperçu des disciplines scientifiques nécessaires pour appréhender le comportement du bois, tant lors de son traitement que durant son utilisation. Il constitue à ce titre une véritable référence pour tous les ingénieurs, cadres d'entreprise, chercheurs et professeurs en matériaux, génie civil, architecture et technologie du bois.
Au tournant du XXe siècle, Antun Radic (1868-1919), fin connaisseur de la littérature russe, théoricien de l'ethnologie et écrivain engagé, consacre ses efforts intellectuels et sa plume à l'achèvement du mouvement national des Croates qui s'épanouit alors dans les territoires méridionaux de la monarchie des Habsbourg. Convaincu que la nation à forger s'incarne dans le peuple des campagnes, il se voue à l'instruction des paysans, appelés à s'émanciper des dominations culturelles, politiques et sociales qu'ils subissent. Il développe un système d'idées complexe et cohérent, destiné à synthétiser les valeurs, la culture et les traditions terriennes, tout en les harmonisant avec la modernité. Avec son frère Stjepan (1871-1928), il fonde en 1904 le Parti populaire paysan croate, condamné à traverser les turbulences qui mènent à la Grande Guerre et à l'absorption des pays croates par le bricolage étatique "yougoslave". Roseau pensant, conscient jusqu'au bout et imperturbablement droit dans un monde peinant à résister aux tempêtes qui l'assaillent et qui finira englouti par le séisme de 1914, Antun Radic livre un regard lucide, inspiré et perçant sur les convulsions qui accompagnent la décadence de sa patrie et le suicide de l'Europe.
Une histoire de la presse parisienne venue d'ailleurs Paris est une ville-monde. Nulle part ailleurs, la presse en langue étrangère n'a été aussi foisonnante qu'à Paris. Seules aujourd'hui peuvent se comparer Londres et New York. Elle n'a jamais été étudiée en tant que telle. Paris, capitale polyphonique est le fruit de douze ans de travail, celui du réseau Transfopress qui recense la presse allophone à travers le monde. Ici seize langues sont convoquées : anglais, arabe, chinois, espagnol, géorgien, grec, hébreu, hongrois, italien, khmer, polonais, portugais, russe, tamoul, tchèque et yiddish. Plusieurs titres sont concernés dans chacune, du XIXe au XXIe siècle. Richement illustré, l'ouvrage regorge d'histoires méconnues, d'anecdotes, de parcours de vie, de lutte, de témoignages d'acculturation et de métissage mais aussi de rejets et de drames. A un moment où l'identité plurielle de la France est remise en cause et où le sens de l'assimilation est questionné, cette mosaïque apporte une réflexion salutaire et un éclairage inédit tant sur l'histoire de l'immigration que sur celle de la ville-lumière.
Novembre 1918. Alors que l'armistice se prépare entre la France et l'Allemagne, outre-Rhin, la révolution gronde. Le pays se couvre de Conseils ouvriers dans l'euphorie et, le 9 novembre, la République est proclamée. L'embrasement semble toutefois de courte durée. Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, les deux principales figures de la révolution spartakiste, sont assassinées dès janvier 1919. La révolte de Berlin dont ils étaient le fer de lance est réprimée dans le sang. Elle aura duré une semaine. Décapitée, la révolution allemande ? Loin s'en faut. Alors qu'elle est souvent réduite par les historiens à une insurrection de quelques semaines, Anne Deffarges lui redonne toute son ampleur. Son ouvrage déploie ainsi une histoire longue où l'intensité des sursauts - proclamation de la République des Conseils de Bavière, grandes grèves de 1920 - n'a d'égale que la férocité de la répression, implacable de bout en bout. Ce travail, inédit dans l'historiographie française, redonne également aux femmes toute leur place dans la structuration des actions révolutionnaires, souvent résumée à la figure de Rosa Luxembourg. Sources à l'appui, Anne Deffarges démontre que l'échec de la révolution allemande est aussi dû à la trahison des sociaux-démocrates du SPD, un parti jusque-là révolutionnaire qui, dès 1914 et plus encore après novembre 1918, change son fusil d'épaule pour s'associer à l'armée et aux bandes paramilitaires d'extrême-droite. En poursuivant son ouvrage jusqu'en 1923, "année inhumaine" de montée du fascisme et de la tentative de coup d'Etat d'Adolf Hitler, elle tisse des liens particulièrement frappants entre reculs révolutionnaires et montée des nationalismes les plus extrémistes. Si l'histoire ne se répète pas, comprendre les mécanismes à l'oeuvre il y a un siècle est précieux pour s'orienter dans notre propre époque, également grosse de bouleversements.
100 cartes historiques, politiques, économiques, sociologiques et futuristes accompagnées chacune d'un texte, le tout complété par une galerie de portraits des pays de la région.
Atlande réédite un ouvrage fondamental sur la Révolution française, la seule histoire " populaire " de la révolution, c'est-à-dire relatée du point de vue du peuple, débarrassée de ses mystifications sur le 14 juillet ou la nuit du 4 août : un texte qui tranche avec l'histoire traditionellement " bourgeoise " de la Révolution. Originellement paru en 1909, de façon concomitante à Paris, Londres, Leipzig, Rome et New York, ce texte, révolutionnaire en lui-même, est l'oeuvre d'un aristocrate russe exilé à Paris car il a épousé la cause du peuple, d'un historien hors pair et d'un visionnaire. Kropotkine est largement oublié de nos jours ; rappelons simplement qu'une chaîne de montagnes porte son nom en Sibérie, qu'il fut le page de la tsarine aussi bien que l'interprète de Louise Michel en Angleterre, l'intime d'Elisée Reclus et d'Octave Mirbeau et que tant Victor Hugo qu'Ernest Renan le défendirent ardemment quand il fut poursuivi par les autorités françaises. Le texte intégral est ici éclairé par une kyrielle de notes d'Arno Lafaye-Moses qui propose également une galerie des personnages cités ainsi qu'un glossaire. Signe de sa résonnance aujourd'hui, il est préfacé par François Ruffin.