Leçons sur la philosophie de la religion. Tome 1, Introduction, le concept de religion
Hegel Georg Wilhelm Friedrich
PUF
90,00 €
Epuisé
EAN :9782130463641
Pièce essentielle de l'enseignement berlinois de Hegel, les Leçons sur la philosophie de la religion manquaient jusqu'ici d'une édition vraiment digne d'elles. Rompant avec la recherche d'une cohérence intemporelle de la pensée hégélienne, par la constitution hasardeuse d'assemblages sélectifs de documents issus des différents cours, la nouvelle édition de ces Vorlesungen über die Philosophie der Religion (Hambourg, F. Meiner, 1983-1986), présente une reconstitution distincte de chacun des quatre cours berlinois, qui se réfère à l'ensemble des documents qui nous en sont parvenus. C'est la traduction française du premier des trois tomes de cette édition que nous proposons ici. Discipline nouvelle et encore subordonnée aux alentours de 1800, la Philosophie de la religion prend avec Hegel toute sa dimension : chez lui, elle absorbe en elle la théologie rationnelle, la considération de Dieu in abstracto (cf. Wolff, etc.) ; c'est elle qui devient la véritable théologie rationnelle, concrète, dialectique, spéculative. C'est ce que Hegel réalise par sa reprise interprétative de la représentation chrétienne centrale, la Trinité : le Dieu concret est l'Esprit, résultat de sa nécessaire incarnation, de l'assomption de la finitude, de la naturalité, de la mortalité, comme tel il est communauté d'amour effectif, Eglise ; ainsi, ce n'est qu'en tant que religion qu'il est conscience de soi, lui-même comme identité de l'infini et du fini. C'est donc dans cette perspective pensante sur la religion accomplie, chrétienne - objet particulier du tome III de ces Leçons - qui livre le concept de la religion, c'est-à-dire la pensée de toute religion possible - concept dont le présent tome I étudie les implications philosophiques générales, et dont le tome II considère les déterminations particulières dans leur développement manifesté par les figures de l'histoire des religions et aboutissant (t. III) à la religion chrétienne, prélude à l'élévation au concept de la religion en général - à la philosophie de la religion. P.G.
Nombre de pages
511
Date de parution
01/11/1998
Poids
800g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782130463641
Titre
Leçons sur la philosophie de la religion. Tome 1, Introduction, le concept de religion
Auteur
Hegel Georg Wilhelm Friedrich
Editeur
PUF
Largeur
150
Poids
800
Date de parution
19981101
Nombre de pages
511,00 €
Disponibilité
Epuisé
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En juillet 1796, Hegel, alors âgé de vingt-cinq ans, part en randonnée dans les Alpes bernoises en compagnie de trois précepteurs saxons. C'est sa première (et dernière) expérience de la haute montagne. A travers la manière dont le jeune Hegel découvre les Alpes, il ne s'agit pas pour nous de déceler seulement un regard individuel, mais surtout de faire ressortir la tradition qui façonne le regard, l'oriente et l'anime. Car une vue sur les montagnes n'est jamais vierge, si ingénue qu'elle puisse paraître. Cette vision est toute pénétrée d'une compréhension qui s'est élaborée au cours du XVIIIe siècle, à travers l'appréhension de la nature par l'art.
Ancrée dans les travaux d'Alexandre Kojève et de Jean Hyppolite, la tradition hégélienne, en France, s'est principalement attachée, au cours de ce dernier demi-siècle, à l'étude de la Phénoménologie de l'Esprit, tenue pour l'expression d'une pensée plus concrète, plus existentielle. Cette première des grandes oeuvres de Hegel fut ainsi lue et comprise comme un « roman de la culture » foisonnant et non encore marqué par la systématique des oeuvres de la maturité. La présente version entend pour sa part honorer la consigne que se donne Hegel lorsqu'il entreprend, en 1831, d'éditer à nouveau cet ouvrage: « Logique derrière la conscience. » Les textes structurels disposés aux moments clés du développement (Introduction à la religion, savoir absolu) rendent compte d'une architecture conceptuelle puissante qu'il convient de prendre en compte pour interpréter chacune des figures de la conscience. L'écriture de la Phénoménologie de l'Esprit se présente de la sorte comme un acte logique, et cette dimension des choses commande jusqu'à l'intelligence des termes les plus simples dont elle vient à faire usage. Lecture philosophique, par conséquent, pour cette oeuvre qui relève déjà, et de façon éminente, de la pleine maturité hégélienne.
Éditée en deux tomes, cette édition de référence de la Phénoménologie de l Esprit respecte la césure propre au texte de Hegel. Le tome premier regroupe la préface à la « Science de la phénoménologie de l'Esprit » et les six premiers chapitres (La certitude sensible; La perception; Force et entendement, phénomène et monde suprasensible; La vérité de la certitude de soi-même; Certitude et vérité de la raison; L'esprit). Ce tome deuxième comprend les chapitres VII et VIII (La religion; Le savoir absolu) ainsi que la notice de G. Jarczyk et P. J. Labarrière sur la genèse et la structure de la Phénoménologie suivie des glossaire et index.
L'homme tout autant que le philosophe apparaît dans la Correspondance de Hegel dont le tome I va de 1785 à 1812. Il commence alors à être connu du public cultivé par la publication de La Phénoménologie et du premier tome de la Logique. Nous découvrons dans ces lettres un Hegel inconnu : le journaliste à la Gazette de Bamberg, le directeur du gymnase de Nuremberg accablé de soucis administratifs et pécuniaires, l'ami fidèle à ses anciens condisciples Shelling et Hölderlin, l'amoureux qui envoie des poèmes à sa fiancée Marie von Tucher. La lecture de ce volume aide ainsi à corriger l'image trop simplifiée que l'on se fait d'ordinaire de Hegel en qui l'on a tendance à ne voir qu'un pur intellectuel dominé par sa cérébralité.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.