Le retable de l'Annonciation d'Aix. Récit, prophétie et accomplissement dans l'art de la fin du Moye
Heck Christian
FATON
29,00 €
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EAN :9782878443400
La merveilleuse peinture de l'Annonciation, conservée à Aix-en-Provence dans l'église de la Madeleine et réalisée en 1443-1444, formait le centre d'un retable qui dominait l'autel fondé par le drapier Pierre Corpici pour sa sépulture, à l'entrée du choeur de la cathédrale Saint-Sauveur. Dans les trois premières décennies du XXesiècle, la réapparition de panneaux représentant Isaïe et Jérémie (achats des musées d'Amsterdam, Rotterdam et Bruxelles), révèle qu'ils constituaient les faces internes des volets, le Christ et Marie-Madeleine étant visibles sur le retable fermé. Parallèlement, la recherche a permis de mettre un nom sur son auteur : Barthélémy d'Eyck, formé dans le monde flamand, devenu peintre en titre du roi René, installé en Provence et auteur entre autres des sublimes miniatures des romans écrits par le souverain. Mais alors que l'identification de l'artiste a fait l'objet d'un nombre considérable de publications, il manquait jusqu'à ce jour une étude d'ensemble de la signification profonde du retable. Après un rappel des étapes de la redécouverte de l'artiste, et une présentation de son corpus, qui montre à quel point le peintre vit dans un milieu d'intense culture littéraire et artistique, le livre analyse toutes les facettes de l'iconographie du retable, qui pour la première fois est compris dans sa totalité. Car les figures d'Isaïe et Jérémie, sur les volets, sont en rapport direct avec la scène de l'Annonciation. Les versets de leurs prophéties donnent les clés qui éclairent les motifs du panneau central. Cette Annonciation n'exprime pas, comme on l'a longtemps cru, une confrontation entre la vérité du Nouveau Testament et ce qui serait l'obscurité de l'Ancien, et leur relation n'est pas à penser en termes d'opposition, mais dans une parfaite cohérence entre la parole des prophètes et l'accomplissement évangélique. Au moment où la recherche confirme la place centrale de Barthélémy dans la peinture du XVe siècle, le livre apporte un regard entièrement neuf sur l'oeuvre d'un peintre qui met sa liberté d'invention au service de l'accord de la forme et du sens.
Nombre de pages
208
Date de parution
12/01/2024
Poids
1 018g
Largeur
207mm
Plus d'informations
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EAN
9782878443400
Titre
Le retable de l'Annonciation d'Aix. Récit, prophétie et accomplissement dans l'art de la fin du Moye
Auteur
Heck Christian
Editeur
FATON
Largeur
207
Poids
1018
Date de parution
20240112
Nombre de pages
208,00 €
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L'art médiéval fait une large place à la scène de l'Échelle de Jacob, décrite dans la Genèse: Jacob endormi voit en songe les anges montant et descendant une échelle dressée de la terre au ciel, et au sommet de laquelle se tient Dieu. Mais à partir d'une interprétation, apparue chez les Pères de l'Église, qui fait de l'échelle de Jacob le modèle du chemin proposé aux hommes, un autre thème iconographique, celui de l'échelle céleste, se développe dans l'art du Moyen Age.Du IVe au début du XVIe siècle, l'échelle céleste que le chrétien est appelé à gravir pour se rapprocher du ciel, est représentée dans l'enluminure, la fresque, la sculpture ou la gravure. Des récits des premiers chrétiens à saint Benoît, saint Bernard, Bonaventure, Dante ou Christine de Pisan, elle s'intègre dans des spiritualités diverses, s'épanouissant au XIIe siècle dans le monde monastique, avant d'être associée à partir du XIIIe siècle aux oeuvres didactiques et morales, en particulier chez les ordres mendiants, puis à la mystique féminine et à la dévotion des laïcs.Allégorie de l'ascension spirituelle, l'échelle céleste exprime à la fois un fervent désir du ciel, mais aussi des notions capitales de la pensée religieuse médiévale: une cosmologie et une topographie spirituelle, permises par une doctrine de la Création comprise comme séparation des espaces et relation entre eux; une histoire du monde où la Chute fait perdre à l'homme la place originelle, l'Incarnation du Christ rétablissant la voie qui permet le retour; une théologie et une mystique, concevant l'élévation spirituelle comme une progression par degrés. Cette allégorie est aussi la reprise du thème néo-platonicien de la remontée vers le lieu d'origine, mais à travers la conception spécifiquement chrétienne que lui donne la théologie de l'Incarnation. Car l'échelle céleste est une image paradoxale, qui invite à l'élévation par l'abaissement, et qui ne sépare pas la montée - par la contemplation - de la descente - par compassion.À travers l'analyse d'un ensemble d'oeuvres jamais réuni jusque-là, cet ouvrage montre l'apport majeur d'un thème iconographique original et fécond à la pensée médiévale du ciel et du salut.
Résumé : Allégorie de l'ascension spirituelle, l'échelle céleste exprime à la fois un fervent désir du ciel, mais aussi des notions capitales de la pensée religieuse : une cosmologie et une topographie spirituelle ; une histoire du monde où la Chute fait perdre à l'homme la place originelle, l'Incarnation du Christ rétablissant la voie qui permet le retour ; une théologie et une mystique, concevant l'élévation spirituelle comme une progression par degrés. Image paradoxale, qui invite à l'élévation par l'abaissement, l'échelle céleste ne sépare pas la montée - par la contemplation - de la descente - par compassion. A travers l'analyse d'un ensemble d'?uvres jamais réuni jusque-là, et citant de nombreux textes, souvent évocateurs, cet ouvrage révèle l'importance d'un thème majeur de l'imaginaire occidental.
METHODOLOGIE- Jalons pour l'étude de l'architecture romane - L'architecture gothique : les éléments d'un système cohérent - Diversité de la sculpture romane - La sculpture gothique (XII ? - XV ? siècle) : les mutations de l'image monumentale - La peinture romane : l'église et son décor peint - L'enluminure gothique : le texte, son décor et son illustration - Iconographie et symbolisme - Comprendre l'art byzantin - Construire une église byzantine - Patronage et production en terre d'Islam - De l'art "islamique" aux arts des pays d'Islam. L'ART DE BYZANCE- L'architecture : de Constantin le Grand à la fin de l'empire - L'empereur et sa capitale - La cour et les puissants - L'église protobyzantine et son décor - Nature et enjeux de l'image - Le décor des églises après l'iconoclasme - Le développement de l'icône - La tradition byzantine. L'ART DE L'OCCIDENTLe haut Moyen Age et l'art roman- L'art mérovingien : sous le signe de la continuité - Le goût de l'ornement dans les royaumes barbares - L'architecture à l'époque carolingienne - Enluminure et arts précieux à l'époque carolingienne - L'architecture et son décor autour de l'an mil - Enluminure et arts précieux autour de l'an mil - L'église romane : ordres monastiques et pèlerinages - L'église romane : diversité formelle et régionale - La sculpture romane - La peinture romane - Les arts précieux à l'époque romane - L'architecture civile et militaire. L'ART DE L'OCCIDENTL'art gothique et la fin du Moyen Age- L'architecture gothique : des origines au début du XIII ? siècle - Le gothique rayonnant - La sculpture gothique - La peinture gothique aux XIII ? et XIV ? siècles - Le Trecento - L'Europe à la fin du Moyen Age - Les nouvelles images - Le gothique tardif 1350-1500 - Les arts précieux - De l'art courtois au réalisme flamand - La peinture hors des Flandres - L'architecture civile et militaireL'ART DE L'ISLAM- La culture étrusco-italique - L'art omeyyade : la genèse de l'art islamique - L'art impérial abbasside (750-945) - L'art des provinces (IX ? - X ? siècles) - Les Seldjoukides d'Iran et d'Anatolie - Les Fatimides et le Proche-Orient arabe - L'Occident islamique (XI ? - XV&esup siècle) - Les Mamelouks (1250-1517) - Les Mongols et les Timourides.
L'exposition Art et diplomatie. Les oeuvres japonaises du Château de Fontainebleau (1862- 1864) sera inaugurée dans les salles du château lors du Festival de l'histoire de l'art le 5 juin 2020 et restera visible jusqu'au 6 juillet 2020. Elle présentera au public des cadeaux diplomatiques offerts par l'avant-dernier Shôgun Iemochi à Napoléon III, lors de deux ambassades japonaises en 1862 et 1864. Un temps exposé et admiré, cet ensemble d'oeuvres d'art a par la suite été rangé dans les réserves du château et progressivement oublié. L'exposition sera l'occasion de les redécouvrir. Les ambassades itinérantes de 1862 et 1864 avaient pour ambition de sonder les intentions des gouvernements européens et de tenter de renégocier les traités dits inégaux qui venaient d'être signés à la suite de l'ouverture forcée du Japon par le Commodore Perry en 1854. Le Japon, par son inscription dans le monde sinisé, avait une grande expérience de l'art d'offrir des cadeaux. C'est donc en s'appuyant sur cette tradition qu'il envoie en France des peintures, des objets en laque et dans d'autres matières. Les archives diplomatiques japonaises nous renseignent sur le soin qui a présidé au choix des oeuvres et sur le processus de fabrication et comment elles ont parfois été adaptées au goût occidental. Ces présents doivent avant tout permettre au Japon de manifester son prestige sur la scène internationale. Mais leur présence au Château de Fontainebleau s'inscrit aussi dans la grande tradition du goût des élites européennes pour l'art de l'Asie orientale, à la veille de l'éclosion du japonisme. A la croisée de deux univers, cette exposition donne ainsi vie à un ensemble d'oeuvres au statut particulier, situées à une période de transition où le Japon fait ses premiers pas sur la scène internationale. Elle est le résultat de découvertes faites par une équipe de chercheurs et conservateurs français et japonais.
Jean-Baptiste Greuze à Tournus ... quoi de plus naturel ! A l'occasion du trois-centième anniversaire de la naissance de l'artiste en 1725, la célèbre cité bourguignonne où il vit le jour s'associe au musée du Louvre pour lui rendre un hommage mérité. Sélectionnées parmi la riche collection du Cabinet des dessins, trente feuilles du maître témoignent à la fois de son processus créatif et de sa volonté de faire de certains de ses dessins les plus aboutis des oeuvres à part entière destinées à une clientèle d'amateurs et de collectionneurs. Tous les thèmes de prédilection du maître sont ici illustrés, scènes de genre, sujets à connotation moralisatrice, têtes d'expression, portraits. Avec évidence ils soulignent combien Denis Diderot avait eu raison en considérant que Jean-Baptiste Greuze s'était imposé à son siècle en "âme délicate et sensible" .
Les peintures réalisées dans le Saint Empire romain germanique de la fin du Moyen Âge à la Renaissance se rencontrent partout dans les collections françaises, formant un ensemble de plus de 500 oeuvres.Cet ouvrage en présente une sélection et suit un itinéraire à la fois pictural, chronologique et muséographique. Les spécialistes réunis dans ce livre proposent de nouvelles attributions ou restituent une identité à des artistes restés anonymes, tout en offrant au lecteur l'occasion d'un parcours commençant par Maître Bertram et s'achevant avec Albrecht Dürer, en passant par Martin Schongauer ou Hans Holbein. Plus qu'un catalogue d'exposition, ce volume constitue un outil de référence sur la peinture germanique des années de 1370 à 1550.Il invite au voyage à la lisière de l'Allemagne, puisque ces oeuvres sont présentées conjointement au musée des Beaux- Arts et d'Archéologie de Besançon, au musée Unterlinden de Colmar et au musée des Beaux-Arts de Dijon.Table des matières : HISTOIRE DES COLLECTIONS DE PEINTURE GERMANIQUE EN FRANCELE MUSÉE DISPERSÉ.AU SUJET DES COLLECTIONS DE PEINTURE GERMANIQUE EN FRANCE ET DE LA FORTUNE CRITIQUE DE CET ARTIsabelle Dubois-Brinkmann et François-René MartinLES COLLECTIONS GRANVELLE ET GIGOUX À BESANÇONYohann Rimaud et Amandine RoyerAUTOUR DE DÜRER, CRANACH ET HOLBEIN : LES COLLECTIONS DU MUSÉE DU LOUVREBaptiste RoellyÀ L'OMBRE DU RETABLE D'ISSENHEIM : LES PEINTURES ANCIENNES AU MUSÉE UNTERLINDEN PANTXIKA DE PAEPEUN ENSEMBLE REMARQUABLE : LA COLLECTION DARD DE DIJONLola FondbertasseANTOINE BRASSEUR, ARTISAN DU FONDS GERMANIQUE DE LILLEDonatienne DujardinENTRE NATIONALISME ET RÉGIONALISME : LES POLITIQUES D'ACQUISITION STRASBOURGEOISESCécile DupeuxLE SAINT EMPIRE ROMAIN GERMANIQUE : UN CADRE GÉOPOLITIQUE COMPLEXE ET MOUVANTIsabelle Dubois-BrinkmannCATALOGUEDu gothique international aux écoles locales (1370- 1450)Le gothique tardif : diversité des langages, uniformité des fonctions (1450-1500)La Renaissance : des artistes au style singulier (1500- 1550)La fortune des peintures et des gravures allemandes entre 1550 et 1800Que dire de Martin Schongauer et d'Albrecht Dürer ...Leurs estampes et les peintres (1470-1800)BibliographieIndex des artistes