Un Etat commun. Entre le Jourdain et la mer, avec 1 DVD
Hazan Eric ; Sivan Eyal
FABRIQUE
14,00 €
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EAN :9782358720335
Le premier plan de séparation de la Palestine historique en deux États, l?un pour les Juifs et l?autre pour les Arabes, date de? 1937. Trois quarts de siècle plus tard, on n?est pas plus avancé: malgré les résolutions de l?ONU, les innombrables cycles de négociations, les mille et une missions de diplomates américains, sans compter toutes les souffrances et le sang versé, aucune « solution » n?est en vue du côté des deux États.Ce n?est pas par hasard, montrent Hazan et Sivan dans ce livre: c?est que la partition n?est tout simplement pas possible: un vrai État palestinien n?est pas possible, et un État hébreu viable à long terme non plus. La partition est un simulacre pour maintenir le statu quo, ce n?est pas une solution, c?est un discours. Remplaçons, disent Hazan et Sivan, la partition par le partage, la mise en commun de l?espace entre le Jourdain et la mer. Ils montrent que cette idée ne sort pas d?un chapeau: elle date des années 20, où les meilleurs parmi les intellectuels juifs, de Arendt à Sholem et Buber, luttaient dans Brit Shalom pour un État commun où tous les habitants de cet espace seraient égaux et jouiraient des mêmes droits. Ils démontent un par un les arguments des adversaires de l?État commun, dont certains sont de mauvaise foi, et d?autres, qui méritent une discussion approfondie, peuvent être réfutés. Ils expliquent pour la première fois au public français que partout dans le monde, de Sydney à Londres en passant par Haïfa et Tel Aviv, des colloques, des groupes de réflexion, des universitaires se réunissent pour discuter de l?État commun (One State, chez les Anglo-Saxons). Il est largement temps que la France rattrape son retard sur ce sujet, n?en déplaise à ceux qui voient dans les mots d?« État commun » un simple slogan antisémite.Avec ce livre est offert un DVD d?Eyal Sivan, réalisé pour la circonstance: Sivan a interviewé plus de 40 personnes, qui vont d?un rabbin dans une colonie extrémiste à l?ancien maire adjoint de Jérusalem en passant par des enseignants à l?université de Bir Zeit et des réfugiés des camps palestiniens. Émouvant et édifiant, sur la prétendue « haine » entre les peuples et l?impossibilité de vivre ensemble.
Nombre de pages
67
Date de parution
21/03/2012
Poids
88g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782358720335
Titre
Un Etat commun. Entre le Jourdain et la mer, avec 1 DVD
Auteur
Hazan Eric ; Sivan Eyal
Editeur
FABRIQUE
Largeur
130
Poids
88
Date de parution
20120321
Nombre de pages
67,00 €
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Comment les barricades fleurissent-elles ? En quoi bouleversent-elles la cartographie des villes ? Quelle tribune offrent-elles aux insurgés ? Depuis les guerres de Religion jusqu'à la Commune, ces amas d'objets disparates ont accompagné les revendications sociales et politiques des Français. Curieusement, que les barricades aient été victorieuses ou non, on semble avoir retranché leurs héros et leurs héroïnes du récit officiel. A Paris ou à Lyon, ce sont pourtant ces gamins, étudiants et cantinières, ces aristocrates ou prolétaires, maîtres fugaces d'un quartier de la ville, qui ont fait de la barricade un obstacle à la souveraineté. Un essai édifiant, qui fait singulièrement écho aux insurrections contemporaines.
Eric Hazan nous convie à une traversée de Paris, du sud au nord, d'Ivry à Saint-Denis. Au fil des pas, il mêle son histoire personnelle et celle de la ville dans son entassement d'époques et d'événements. Il note les évolutions et les changements à l'oeuvre, observe l'architecture, évoque la littérature et le cinéma tout en revenant sur ses souvenirs de chirurgien et d'éditeur. Editeur et écrivain, Eric Hazan dirige les éditions de La Fabrique, fondées en 1998. Il est notamment l'auteur de L'Invention de Paris. " Plus encore qu'historien, Eric Hazan est ici un écrivain ; il s'inscrit même dans une lignée prestigieuse de promeneurs solitaires, dont l'histoire littéraire est déjà très riche. Autant phénoménologique qu'historique, autant ethnographique que politique, autant documentée que rêvée, cette traversée est d'abord une expérience littéraire. " Les Inrockuptibles
Avec leurs racines dans le photoreportage, les images de Magnum sur Paris sont dominées par la présence humaine. Peu de monuments donc, mais des portraits des grands artistes et intellectuels (Sartre, Barrault, Duras, Piaf, Dior ou Giacometti) ; des lieux parisiens photogéniques habités (cafés, étalages, fêtes foraines et... défilés de mode) avec la prééminence de la rue ; un grand sujet collectif, la foule, traité, à intervalles réguliers, par les manifestations (Front populaire, Libération de Paris, Mai 68 ou CPE) ; une nette influence du cinéma dans les compositions. Ce livre rassemble environ 270 images prises par 46 photographes entre 1932 et 2014, depuis les photos inaugurales de Cartier-Bresson jusqu'aux derniers clichés de Pinkhassov. La cohérence de l'ouvrage résulte d'une conception de la photographie variant au fil du temps et de l'évolution de la ville et de ses habitants mais gardant quelque chose de l'esprit, hors de toute convention, des pères fondateurs de l'agence.
Parmi les textes réunis dans ce livre, certains sont historiques : la défense de Paris contre les Alliés en mars 1814, les journées de juin 1848 et leur oubli programmé, la photographie des quartiers sous l?Occupation, le Paris de Baudelaire... D?autres sont plus liés à la ville actuelle : les noms de ses rues et ce qu?ils portent comme éclairage sur les édiles successifs, la manière dont l?apartheid parisien ménage des communautés fermées à l?américaine, les modifications de la ville dans les dix dernières années ou encore les projets de Grand Paris. Ce qui réunit ces textes apparemment éclatés, c?est qu?ils ont en commun de parler de la tension propre à Paris, de la force de rupture de Paris. Bien qu?il soit devenu habituel de considérer que Paris « gentryfi?, glacé, vidé de sa substance populaire, est devenu inoffensif, la conviction qui porte ces textes est que la nouvelle couche située au-delà du périphérique va lui rendre, conformément à la tradition de cette ville depuis Charles V, tout son potentiel de subversion.
« Qu est-ce donc qu un démocrate, je vous prie? C est là un mot vague, banal, sans acception précise, un mot en caoutchouc. » Cette question, ce jugement sans appel d Auguste Blanqui datent d un siècle et demi nais gardent une actualité dont ce livre est un signe. Il ne faut pas s attendre à y trouver une définition de la démocratie, ni un mode d emploi et encore moins un verdict pour ou contre. Les huit philosophes qui ont accepté d y participer n ont sur le sujet qu un seul point commun: ils et elles rejettent l idée que la démocratie consisterait à glisser de temps à autre une enveloppe dans une boîte de plastique transparent. Leurs opinions sont précises dans leurs divergences, voire contradictoires ce qui était prévu et même souhaité. Il en ressort, pour finir, que tout usé que soit le mot « démocratie », il n est pas à abandonner à l ennemi car il continue à servir de pivot autour duquel tournent, depuis Platon, les plus essentielles des controverses sur la politique.
Depuis le 22 février 2019, chaque vendredi, les Algériens descendent dans les rues, parfois par millions, pour réclamer le départ du régime en place depuis l'indépendance : "Qu'ils dégagent tous ! " , "Les généraux à la poubelle" . Un mou-vement, appelé "hirak" en arabe, d'une ampleur inédite dans l'histoire du monde contemporain : on n'a jamais vu la majorité de la population opprimée d'un pays ma-nifester ainsi pacifiquement dans les rues de ses villes pendant des mois pour exiger une authentique démocratie. Ce livre tente de rendre compte de cette extraordinaire ébullition, qui a sidéré tous les observateurs. Il réunit les contributions de journalistes et professionnels algériens qui ont suivi sur place le mouvement au jour le jour, ainsi que celles de spécialistes, algériens et français, qui observent l'actualité du pays depuis des décennies. D'où l'intérêt de ce livre sans équivalent, qui montre d'abord comment les slogans exprimés de mille manières dans les manifestations du hirak ont révélé la remarquable lucidité du peuple sur la nature du régime. Ils expriment sans détours que, depuis les années 1980, celui-ci est dirigé par l'équivalent d'une coupole mafieuse, principalement com-posée par les chefs de l'armée et de la police politique, réunis autour du partage des circuits de corruption. Une coupole qui se cache derrière une façade politique civile constituant une fausse démocratie à base de ministres et de partis, "laïques" ou "islamiques" , sans aucune autonomie réelle. Après avoir rappelé les évolutions récentes de ce régime, qui permettent de com-prendre les origines profondes du soulèvement, les auteurs rendent compte en détail de ses multiples facettes, comme l'inventivité et l'humour des manifestant. e. s, la place essentielle des jeunes et des femmes ou la revendication centrale d'une "seconde libé-ration" , celle du peuple après celle du pays en 1962. Mais aussi la mobilisation spéci-fique des étudiant. e. s, sans négliger le rôle de la presse et des réseaux sociaux, ni les réactions à la répression exercée par les forces de sécurité. En se concluant par une série de révélations sur les effets du hirak au sein du pou-voir (règlements de comptes à la tête de l'armée et de la police politique, arrestations d'oligarques liés aux réseaux de corruption de certains clans...), ainsi que sur les réac-tions des grandes puissances, cet ouvrage très accessible apporte des clés essentielles pour comprendre l'un des plus puissants mouvements sociaux de l'histoire moderne. Omar Benderra (économiste), François Gèze (éditeur), Rafik Lebdjaoui (journa-liste) et Salima Mellah (journaliste) sont membres de l'association Algeria-Watch, créée en 1997 pour dénoncer les violations des droits humains en Algérie et faire con-naître les réalités de son régime et de sa société. Son site est considéré comme une référence incontournable par de nombreux acteurs, en particu-lier en Algérie même. Les contributeurs : Abdelghani Badi, Lakhdar Benchiba, Omar Benderra, Ré-douane Boudjemaâ, José Garçon, François Gèze, Moumen Khelil, Rafik Lebdjaoui, Hocine Malti, Hassina Mechaï, Mohamed Mehdi, Salima Mellah, Drifa Mezenner, Habib Souaïdia.
On pourrait dire que ce livre est déguisé. En apparence c'est une oeuvre, somme toute traditionnelle, du grand historien de Paris que fut Louis Chevalier ? des parties et sous-parties, des notes, des références ? mais sous ces dehors académiques, c'est d'une féerie qu'il s'agit. En l'ouvrant à n'importe quelle page, on y rencontre des personnages fabuleux, Salis au Chat Noir, Bruant au Mirliton, Lautrec au Moulin-Rouge avec la Goulue et Valentin, et Yvette Guilbert, Damia, Fréhel. Au fil des chapitres, les belles courtisanes, Liane de Pougy, la belle Otéro, Emilienne d'Alençon, côtoient Barrès et Mac Orlan, Carco et Zola qui s'en inspirera pour ces grandes héroïnes du plaisir et du crime, Gervaise dans son lavoir de la rue des Islettes, et Nana, inoubliablement représentée par cet autre montmartrois que fut Edouard Manet. Les lieux parcourus sont ceux du crime, "décor d'ombre, de misère, de vengeance, de peur" ? plutôt à l'est, du côté de La Chapelle ; et ceux du plaisir, la scintillante place Blanche, le boulevard de Rochechouart où, à l'Elysée-Montmartre, on regarde danser Grille d'Egout, "laquelle fait exercice avec sa jambe gauche comme avec un Remington". "Vous êtes la Sybille conduisant Enée dans le royaume des ombres" dit à Chevalier un ami américain. "Montmartre, pour vous, c'est le temps retrouvé. Non pas seulement votre Montmartre, celui de vos souvenirs et de ces romans qui se mêlent à vos souvenirs, mais Montmartre lui-même qui, à vous entendre, n'a d'autre réalité, d'autre forme assurée d'existence, de durée, que d'être, en permanence, une féerie ou un délire de sensations et toujours les mêmes." Prodigieux livre où il faut accepter de se perdre entre Barbès et Clichy, de se laisser aller à un plaisir non défendu, l'enchantement de l'écriture et d'une impeccable érudition.
La question communiste ne revient pas: elle ne nous a jamais quittés. C'est l'homme occidental lui-même qui la porte partout, en portant partout sa folie d'appropriation. "Communisme" est le nom du possible qui s'ouvre chaque fois et en tout lieu où l'appropriation échoue - sur une grève sauvage, une planète ravagée ou un féminisme extatique. C'est dire si le sentiment de désastre qui nous hante naît d'abord de la difficulté que nous éprouvons à trouver le passage, à forger le langage, à embrasser le dénuement d'où nous parviendrons à saisir une tout autre possibilité d'existence. C'est dire si le communisme est peu affaire d'hypothèse ou d'Idée, mais une question terriblement pratique, essentiellement locale, parfaitement sensible. Les textes rassemblés dans ce volume, et tout le travail de Tiqqun, ne font qu'explorer cette dimension de l'expérience que nous devinons tous sans savoir l'habiter. "La solution au problème que tu vois dans la vie est une façon de vivre qui fasse disparaître le problème."