Le monde de Zola. Les Rougon-Macquart au-delà de l’hérédité
Haustgen Thierry
ORIZONS
29,00 €
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EAN :9791030905656
L'oeuvre d'Emile Zola a été élaborée quelques années avant les débuts de la psychanalyse, ce qui a fait apparaître la psychologie de ses personnages comme dépassée. C'est méconnaître que l'environnement y occupe une place aussi importante que la théorie de la dégénérescence. Une relecture des vingt volumes du cycle romanesque des Rougon-Macquart, publiés entre 1871 et 1893, permet de restituer l'originalité de descriptions qui, loin d'être datées, concernent l'ensemble des perturbations mentales, jusqu'à nos jours. A côté des classiques évocations de l'hystérie et de l'alcoolisme, on y rencontre des troubles moins étudiés. Les obsessions de Lazare Chanteau voisinent avec le stress post-traumatique de Maurice Levasseur. Les dépressions suicidaires de Claude Lantier et du Docteur Pascal côtoient le délire de Madame Chanteau. On découvre l'idéalisme passionné de l'abbé Mouret et d'Etienne Lander, trente ans avant sa description par les psychiatres. Le narcissisme d'Eugène Rougon, la psychopathie d'Antoine Macquart et d'Aristide Saccard, illustrent le passage du tempérament à la personnalité. En pleine Belle Epoque, Zola éclaire le développement et la transmission de ces affections par l'articulation entre un terrain héréditaire et des facteurs de stress environnementaux. Il anticipe ainsi les données de l'épigénétique du XXIe siècle.
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Nombre de pages
308
Date de parution
06/03/2025
Poids
467g
Largeur
155mm
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EAN
9791030905656
Titre
Le monde de Zola. Les Rougon-Macquart au-delà de l’hérédité
Auteur
Haustgen Thierry
Editeur
ORIZONS
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155
Poids
467
Date de parution
20250306
Nombre de pages
308,00 €
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Depuis une trentaine d'année, les troubles bipolaires ont fait leur apparition dans les classifications des pathologies mentales. Cette maladie à l'évolution déroutante, qui alterne normalité apparente et phases aiguës d'excitation et de dépression, a suscité de nombreuses recherches. Plus fréquente qu'on ne le croyait, elle reste encore pourtant largement méconnue. Destiné à un large public, aux patients, à leurs proches ainsi qu'aux soignants, cet ouvrage fait le point sur les connaissances et les incertitudes actuelles. Au travers d'une analyse précise des caractéristiques cliniques et des facteurs de risque, Thierry Haustgen détaille les différentes formes de troubles bipolaires et les thérapeutiques adaptées.
La cour de Louis XIV vieillissant, telle que l'a dépeinte le duc de Saint-Simon, est une pépinière de personnalités remarquables, insolites ou grotesques. En regard de la chape de plomb moralisante que fait régner Madame de Maintenon, on y côtoie des maréchaux narcissiques, des duchesses hystériques, des princes du sang psychotiques ou sujets à des phobies, des ministres paranoïaques, frappés du délire de jalousie ou en burnout, un haut magistrat obsessionnel, un autre atteint de stress post-traumatique. Quelques aristocrates finissent par se suicider. Des couples d'illustres figures de l'armorial se déchirent. De grandes dames sont battues par leur mari, des enfants de la haute noblesse maltraités, délaissés ou abandonnés. Les addictions au jeu, à l'alcool et au sexe fleurissent. La Régence de Philippe d'Orléans ne le cède en rien dans ce domaine à l'époque du Roi-Soleil, avec sa première dame borderline et son cardinal-ministre cyclothymique, Dubois, bête noire du mémorialiste. De l'autre côté des Pyrénées, l'Espagne évolue au rythme des accès dépressifs du monarque Philippe V, élevé à Versailles. Paradoxalement, de tels travers ne font pas que de mauvais gouvernants ! Cette relecture des plus célèbres Mémoires de la littérature française, comme une galerie d'observations psychologiques visionnaires, n'avait jamais été entreprise jusqu'à maintenant.
Granger Bernard ; Haustgen Thierry ; Jallon Pierre
Depuis un siècle, la psychiatrie a fait des progrès considérables dans la connaissance et le traitement des troubles mentaux. Pourtant, ces pathologies restent méconnues par nombre d'entre nous, souvent résumées en "folie", une folie qui effraie... Or, qu'y a-t-il de commun entre les troubles bipolaires, la maladie d'Alzheimer, l'épilepsie, la schizophrénie, les TOC ou la dépression, pour ne citer que quelques-uns de ces troubles ? Comment le cerveau dysfonctionne-t-il ? Quels sont les facteurs extérieurs, génétiques, héréditaires ? Quels sont les traitements disponibles ? C'est à toutes ces questions que répondent les spécialistes, psychiatres, psychologues, gériatres..., qui ont participé à cet ouvrage.
Résumé : André Lelasseux nous narre les difficultés, le tragique mais aussi le comique d'un hommme sérieusement affecté par la maladie : Pas de purée, pas de dessert ! menaçait ma mère quand j'étais en-fant. Un dessert, une dialyse ! ajoutait Sophie, ma tendre épouse, quelques décennies plus tard, en comparant l'évolution inquiétante de mon goût pour les desserts et de mon taux de glycémie. Eh bien voilà ! ... Aujourd'hui, ni purée ni dessert. Un cancer du rein, une ablation et douze heures de dialyse par semaine. Ad vi-tam ! Mieux vaut en rire? Ou mourir avant la débâcle. Il y a une alternative suggéra Sophie : Observe ta maladie, [?] ces malades, plus éclopés les uns que les autres, plus touchants ou plus ridicules les uns que les autres, tu leur ressembles. Ecris ! " Ce livre, ajoute l'auteur, est dédié aux explorateurs hilares de la tragédie humaine ! Misère et nirvana, dialyse et dessert.
Voici ce qu'écrit Elisa Schlésinger à sa petite Célie : "Ici sont mes souvenirs les plus tendres et les plus pénibles à la fois, et je les aborde avec une émotion toute religieuse. Gustave a-t-il jamais su que j'avais appris des fragments entiers de ses Mémoires d'un fou ? Mes souvenirs sont vivants à ma mémoire et presque encore chauds pour mon âme, tant cette passion l'a fait saigner. C'est une large cicatrice au cur, qui durera toujours. Mais au moment de retracer cette page de ma vie, mon cur bat comme si j'allais remuer des ruines chéries… Tu vois, ma Célie, c'était il y a quarante-cinq ans et ces mots touchants d'un gamin de quinze ans, ils sont toujours là, gravés…" Jean-Pierre Prévost narre l'une des belles histoires d'amour de la littérature française.
Les contributions qui vont suivre examineront, librement, les variations de la temporalité chez certains romanciers du XXe siècle, riche en avatars et en subversion. Petit à petit, le temps devient lui-même un acteur privilégié de l'univers romanesque. Selon le mot de Claude Lévi-Strauss, que Proust n'aurait pas contredit, il accède au statut de " héros du roman ". Si le temps raconte son histoire, c'est qu'il " est né de l'exténuation des mythes ", et même " se réduit à une poursuite exténuante de sa structure. " (Mythologiques, t. III, 1968). Le temps romanesque peut se jouer des lois du temps réel, le contracter ou le dilater, l'accélérer ou le ralentir. Il mélange des segments et des séquences parfois fort éloignés au plan diachronique. Pour avoir été considéré comme un miroir du temps, un Zeit-Spiegel, le temps romanesque devient, au XXe siècle, un Zerr-Spiegel, un miroir déformant. Ainsi que le montrent les études de cet ouvrage, cet effritement ne nuit pas au genre : la liberté de la fiction y puise un renouvellement constant et assure à sa propre création un avenir qui déjoue les lois du temps. Pari gagné à en juger les auteurs de ce volume.