Hauser Philippe ; Amato Pierandrea ; Lopez Petit S
MIMESIS
18,00 €
Epuisé
EAN :9788857520889
Dans le quatrième numéro d'O?ti? ! on ébauche une analytique de la démocratie contemporaine en rupture ouverte avec les courants dominants de la philosophie politique. Il ne s'agit pas en effet de s'y demander ce qui définirait un vrai régime démocratique, quelles seraient les normes de la culture démocratique, à quelles valeurs se réfèreraient les usages de démocratie, en quoi consisterait la vie démocratique, quelles en seraient les institutions appropriées. On affronte plutôt un autre genre de question : de quelle espèce est l'opération contemporaine consistant à faire valoir le nom de la démocratie comme celui de la seule figure d'organisation et de vie politique acceptable et conforme aux exigences d'une vie civilisée ? De quoi cet usage du mot démocratie est-il la manifestation ou le symptôme ? Evidemment, une déconstruction de la démocratie doit se lier à la recherche d'un autre nom pour penser une autre politique encore à inventer qui ne se laisserait pas capturer sous un terme comme démocratie bon pour tous les usages. Ce qu'il faut destituer ce n'est pas "la démocratie", objet introuvable, mais, avant tout, les pratiques discursives impliquées dans ce mot/fétiche.
Nombre de pages
354
Date de parution
16/02/2014
Poids
350g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9788857520889
Titre
Outis N° 4, 2/2013 : Deconstructing "democracy"
Auteur
Hauser Philippe ; Amato Pierandrea ; Lopez Petit S
Editeur
MIMESIS
Largeur
170
Poids
350
Date de parution
20140216
Nombre de pages
354,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La politique étatique ne se laisse pas penser sans la possibilité de la guerre. Renouveler la politique, la penser aux conditions de la paix, supposerait qu'elle soit, dans ses fondements et dans ses pratiques, dissociée de la " vie de l'Etat ". Cette question redoutable et redoutablement actuelle, cet essai l'aborde de front. Il la passe au crible de la philosophie politique classique pour mettre en exergue les formes d'intrication de la politique comme déploiement d'une puissance, affrontement d'un Autre, enjeu de mémoire historique. Sortir de la logique de la guerre sans fin, c'est, plaide l'auteur, inscrire la politique sous un paradigme nouveau, celui du rassemblement. Mais ceci supposerait, comme l'ont fortement suggéré Nietzsche et Heidegger, que notre monde soit à nouveau habitable...
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Au mépris des peuples est une réfutation des thèses révisionnistes selon lesquelles le désastre actuel est imputable aux Africains eux-mêmes et les errements du colonialisme appartiennent au passé. En réalité, tout continue : les liens de l'extrême droite avec les mercenaires en tout genre et les services de sécurité des pires tyrans locaux ; l'importance de la Grande Loge Nationale Française, à laquelle sont affiliés tous les chefs d'Etat de la Françafrique ; la force des réseaux financiaro-barbouzards, avec le tandem FalconeGaydamak, pivot de l'" Angolagate " ; le rôle personnel de Jacques Chirac, au cœur depuis quarante ans des politiques de secret et d'impunité. L'un des scandales dénoncés est la complicité de la France dans le génocide rwandais, qui se prolonge en un négationnisme rampant lorsque le pouvoir et les médias parlent " des " génocides au Rwanda. Mais ce livre ne cède pas au catastrophisme à la mode sur l'Afrique. Il montre que malgré toutes les fraudes, des pouvoirs légitimes émergent progressivement sous la pression des contre-pouvoirs locaux. Il faut en finir avec de prétendues fatalités : en Afrique ; celles de la corruption et de la manipulation de l'ethnisme ; chez nous, en France, l'asservissement de la justice et la tolérance générale face aux mécanismes autoritaires de la " raison d'Etat ".
La question « qui suis-je ? » occulte souvent celle de savoir quelle place occupe l'autre dans le processus d'édification de l'identité personnelle. L'autre n'est sans doute pas absent des discours portant sur l'identité et le sujet, mais il est le plus souvent envisagé comme un élément extérieur gravitant autour d'un Moi considéré comme un centre de référence. Or l'autre n'est pas toujours celui qui me fait face, il est bien plus souvent celui qui me fait être. C'est notamment le cas quand l'autre est un modèle, que je le choisisse (figure d'exemple), ou qu'il soit socialement construit et imposé (figure d'exemplarité). L'autre, par qui je deviens celui que je suis, se manifeste donc comme une source féconde de construction de soi.
Dans Le film qui m'est resté en mémoire, Victor Burgin s'intéresse aux souvenirs fragmentaires de films qui traversent fugacement nos pensées, se mélangeant par la suite aux souvenirs d'autres films ou d'événements réels. Constituées, pour l'essentiel, de perceptions et de souvenirs, de telles « images-séquences » n'ont pas été étudiées par la théorie du cinéma ou de la photographie. Nous conduisant des écrits de Roland Barthes à La Jetée de Chris Marker, et en s'appuyant sur les apports de la psychanalyse, l'auteur nous invite à réfléchir sur les enjeux et les usages de nos souvenirs fragmentaires de films.
Louis Althusser est l'initiateur d'une ambitieuse tentative de relecture de l'oeuvre de Marx et de redéfinition du matérialisme historique, afin de déterminer une stratégie révolutionnaire et d'orienter les organisations de lutte de classe. Loin de se limiter à étudier Althusser comme le témoin critique d'une histoire révolue - celle de la crise du mouvement communiste international - cet ouvrage présente des publications posthumes, des textes inédits et des écrits de collaborateurs - Etienne Balibar, Nicos Poulantzas, Jacques Rancière, Alain Badiou, Christian Baudelot et Roger Establet - qui reflètent l'effervescence intellectuelle d'une époque de grande créativité théorique de la pensée française. Car l'intérêt du travail althussérien réside avant tout dans sa tentative de formuler un véritable programme de recherches collectives. Un ouvrage pour redécouvrir un penseur qui pourrait influencer la pratique politique aujourd'hui encore.