La politique étatique ne se laisse pas penser sans la possibilité de la guerre. Renouveler la politique, la penser aux conditions de la paix, supposerait qu'elle soit, dans ses fondements et dans ses pratiques, dissociée de la " vie de l'Etat ". Cette question redoutable et redoutablement actuelle, cet essai l'aborde de front. Il la passe au crible de la philosophie politique classique pour mettre en exergue les formes d'intrication de la politique comme déploiement d'une puissance, affrontement d'un Autre, enjeu de mémoire historique. Sortir de la logique de la guerre sans fin, c'est, plaide l'auteur, inscrire la politique sous un paradigme nouveau, celui du rassemblement. Mais ceci supposerait, comme l'ont fortement suggéré Nietzsche et Heidegger, que notre monde soit à nouveau habitable...
Nombre de pages
187
Date de parution
02/02/2005
Poids
260g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747577021
Titre
La désolation du monde. Politique, guerre & paix
ISBN
2747577023
Auteur
Hauser Philippe
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
260
Date de parution
20050202
Nombre de pages
187,00 €
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Hauser Philippe ; Amato Pierandrea ; Lopez Petit S
Dans le quatrième numéro d'O?ti? ! on ébauche une analytique de la démocratie contemporaine en rupture ouverte avec les courants dominants de la philosophie politique. Il ne s'agit pas en effet de s'y demander ce qui définirait un vrai régime démocratique, quelles seraient les normes de la culture démocratique, à quelles valeurs se réfèreraient les usages de démocratie, en quoi consisterait la vie démocratique, quelles en seraient les institutions appropriées. On affronte plutôt un autre genre de question : de quelle espèce est l'opération contemporaine consistant à faire valoir le nom de la démocratie comme celui de la seule figure d'organisation et de vie politique acceptable et conforme aux exigences d'une vie civilisée ? De quoi cet usage du mot démocratie est-il la manifestation ou le symptôme ? Evidemment, une déconstruction de la démocratie doit se lier à la recherche d'un autre nom pour penser une autre politique encore à inventer qui ne se laisserait pas capturer sous un terme comme démocratie bon pour tous les usages. Ce qu'il faut destituer ce n'est pas "la démocratie", objet introuvable, mais, avant tout, les pratiques discursives impliquées dans ce mot/fétiche.
Michon Pascal ; Hauser Philippe ; Carnevale Fulvia
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Au mépris des peuples est une réfutation des thèses révisionnistes selon lesquelles le désastre actuel est imputable aux Africains eux-mêmes et les errements du colonialisme appartiennent au passé. En réalité, tout continue : les liens de l'extrême droite avec les mercenaires en tout genre et les services de sécurité des pires tyrans locaux ; l'importance de la Grande Loge Nationale Française, à laquelle sont affiliés tous les chefs d'Etat de la Françafrique ; la force des réseaux financiaro-barbouzards, avec le tandem FalconeGaydamak, pivot de l'" Angolagate " ; le rôle personnel de Jacques Chirac, au cœur depuis quarante ans des politiques de secret et d'impunité. L'un des scandales dénoncés est la complicité de la France dans le génocide rwandais, qui se prolonge en un négationnisme rampant lorsque le pouvoir et les médias parlent " des " génocides au Rwanda. Mais ce livre ne cède pas au catastrophisme à la mode sur l'Afrique. Il montre que malgré toutes les fraudes, des pouvoirs légitimes émergent progressivement sous la pression des contre-pouvoirs locaux. Il faut en finir avec de prétendues fatalités : en Afrique ; celles de la corruption et de la manipulation de l'ethnisme ; chez nous, en France, l'asservissement de la justice et la tolérance générale face aux mécanismes autoritaires de la " raison d'Etat ".