Cet ouvrage fait apparaître les attitudes, les thèses essentielles, les thèmes majeurs de la réflexion marxiste sur la question nationale et la pluralité des tendances qui se sont affrontées au sein du marxisme. Les textes les plus significatifs de Marx et Engels, de Kautsky et Rosa Luxemburg, des autro-marxistes Bauer et Renner, de la gauche radicale Strasser et Pannekoek, des bolcheviks Lénine et Staline, du militant irlandais James Conolly sont réunis dans ce volume et réinsérés dans leur contexte historique idéologique et politique. Les auteurs font ressortir, dans leurs études, les étapes de la pensée marxiste dans le domaine national qui ne sont connues que fragmentairement ou sous un éclairage particulièrement déformant.
Nombre de pages
392
Date de parution
26/05/1997
Poids
486g
Largeur
135mm
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EAN
9782738452818
Titre
Les marxistes et la question nationale, 1848-1914
ISBN
2738452817
Auteur
Haupt Georges ; Löwy Michael ; Weill Claudie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
486
Date de parution
19970526
Nombre de pages
392,00 €
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Rosa Luxemburg (1871-1919) est une célèbre militante révolutionnaire, née en Pologne puis naturalisée allemande, active pendant trois décennies dans le mouvement socialiste international, cofondatrice du Parti communiste d'Allemagne peu avant d'être assassinée par des paramilitaires. Emprisonnée à plusieurs reprises, notamment pour s'être opposée à la Première Guerre mondiale, elle continue depuis sa cellule à analyser les évolutions sociales, à remonter le moral de ses amies, et elle reste "à l'affût de chaque lueur de vie, de chaque rayon de lumière, de chaque son". Théoricienne marxiste, elle était aussi passionnée par la botanique, la littérature, la musique, l'histoire, la peinture. Ce recueil accessible à toutes et à tous propose une sélection de lettres où Rosa Luxemburg aborde des sujets très variés, toujours attentive au monde qui l'entoure, aux souffrances, aux événements qu'elle observe, et surtout gardant toujours l'espoir d'une révolution qui amènerait un monde meilleur. Elle voulait "vivre pleinement", et elle souhaitait changer la société afin que chacune puisse y vivre harmonieusement.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...