La Compagnie française des Indes au XVIIIe siècle. 2 volumes, 2e édition revue et corrigée
Haudrère Philippe
INDES SAVANTES
75,00 €
Epuisé
EAN :9782846540483
Après des débuts difficiles au XVIIe siècle, la Compagnie française des Indes connaît une croissance rapide au XVIIIe siècle. Les commerçants français sont devenus les plus dangereux de nos rivaux, assurent les directeurs de la compagnie anglaise en 1737. Le présent ouvrage précise quelques-unes des raisons du succès des Français. Il y a d'abord le montant élevé du capital, appartenant pour les trois quarts à des actionnaires privés. Il y a aussi la bonne gestion des directeurs, armateurs expérimentés venus de divers ports de France, ou grands financiers, ou encore anciens commerçants ayant fait fortune en Asie. Les cargaisons sont bien composées et répondent à la demande des consommateurs européens: cotonnades blanches, teintes ou "peintes" dont la variété et la richesse des coloris enchantent le public, du café, du thé, de la porcelaine et des bois de teinture. Il y a enfin l'excellente qualité technique de la marine. En Chine, la Compagnie française développe activement le commerce par son comptoir de Canton. En Inde, la Compagnie se trouve imbriquée dans les rivalités et les conflits locaux. Dupleix, gouverneur de Pondichéry, est le premier des Européens à essayer de trouver une solution en créant une région pacifiée autour du principal établissement des Français. Son projet est critiqué par les actionnaires qui, redoutant une augmentation des dépenses militaires, imposent son rappel. La compagnie anglaise parvient à faire aboutir une entreprise analogue autour de Calcutta. Le contrôle du commerce du Bengale donne aux Britanniques une telle supériorité sur les autres Européens qu'ils parviennent rapidement à les supplanter et donc à mettre fin aux activités des Compagnies des Indes, en particulier celle des Français.
Nombre de pages
1072
Date de parution
24/02/2005
Poids
1 810g
Largeur
169mm
Plus d'informations
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EAN
9782846540483
Titre
La Compagnie française des Indes au XVIIIe siècle. 2 volumes, 2e édition revue et corrigée
Auteur
Haudrère Philippe
Editeur
INDES SAVANTES
Largeur
169
Poids
1810
Date de parution
20050224
Nombre de pages
1 072,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Après trente-trois années d'enseignement à l'université d'Angers, Jacques Maillard ayant souhaité prendre sa retraite, ses collègues et ses amis ont voulu, en témoignage de remerciement pour son activité, lui offrir ce volume de mélanges. Les vingt-six contributions de celui-ci donnent un aperçu des orientations actuelles de l'histoire urbaine de l'Antiquité à nos jours, autour de cinq thèmes : évolution des institutions municipales, relations entre pouvoir central et autorités locales, formes du contrôle de la ville sur le " plat-pays ", richesse de la culture des élites, ferveur des pratiques religieuses. Sur chacun de ces thèmes l'ouvrage établit une. comparaison entre l'histoire d'Angers, objet privilégié dés recherches du professeur Maillard, et celle d'autres villes, tant en France qu'en Europe et sur d'autres continents, ainsi au Canada et en Égypte. Le résultat est un tableau à la fois riche et nuancé des recherches contemporaines sur l'histoire des villes, qui renouvelle magistralement nos connaissances et ouvre la voie à de nouvelles perspectives comparatives.
Le désenclavement planétaire (ce que le point de vue européocentriste appelait "les grandes Découvertes"), réalisé au XVIe siècle par une poignée de pionniers, à la fois marins et soldats, explorateurs et négociants, est bien vite entré dans une phase d'exploitation croissante et de plus en plus systématique par un capitalisme marchand. Ce fut là, déjà, une étape décisive d'un procès de mondialisation qui s'inscrit en fait dans une très longue durée. Depuis la publication de sa thèse en 1989, La compagnie française des Indes au XVIIIe siècle (1719-1795), Philippe Haudrère a été reconnu internationalement comme le grand spécialiste des traites transocéaniques et des compagnies européennes des Indes aux XVIe-XVIIIe siècles. Il est l'auteur aussi de la première synthèse scientifique sur Les compagnies européennes des Indes orientales. C'est surtout aux activités transocéaniques des français que revient le présent volume : activités maritimes, marchandes ou coloniales, de navires de la Compagnie des Indes ou d'armateurs privés. Il réunit vingt-neuf articles qui sont autant d'études originales résultant de recherches toujours renouvelées dans les sources. Avec l'octroi de privilèges, les trafics vers l'Océan indien étaient organisés dans le cadre d'une économie mixte, réalisant un compromis entre l'Etat et les initiatives privées. La première partie est consacrée à l'organisation des compagnies, leur administration, leurs directeurs, leurs ressources financières et les relations avec l'Etat. L'ouvrage étudie ensuite la route des Indes : les itinéraires, les flottes, les hommes, les naufrages. Il décrit la présence et l'activité des Européens aux Indes orientales. Dans le cas de la France, il pose le problème auquel a eu à faire face la monarchie, celui de la politique à mener pour soutenir une activité marchande croissante, et de ses moyens. C'est donc un triptyque sur les trafics dans l'océan Indien qui, avec cet ouvrage, est réalisé par l'auteur.
Du début du 17ème siècle au milieu du 19ème siècle, l'essentiel des échanges entre les Orientaux et les Occidentaux passe par les Compagnies des Indes. Chaque grande nation européenne veut disposer de sa propre Compagnie et met en place de puissantes institutions qui bénéficient du monopole des relations commerciales par voie de mer. Pour leur marine, elles développent une organisation remarquable qui fait de cette grande aventure une véritable épopée maritime. La demande croissante des produits provenant d'Asie conduit les Compagnies à rivaliser entre elles pour la conquête de nouveaux marchés. Installées peu à peu dans toutes les Indes orientales, elles deviennent de formidables machines de pouvoir qui vont conduire à transformer les échanges commerciaux en domination coloniale. Le présent ouvrage est la première étude comparative consacrée aux différentes Compagnies des Indes.
La Bourdonnais a fortement marqué de sa personnalité et de son action la présence française dans l'océan Indien au XVIIIe siècle : qu'il s'agisse de combattre les Anglais, de développer l'Ile de France (aujourd'hui Ile Maurice) ou de faire du commerce avec l'Inde, le marin breton a été partout présent. Son biographe, Philippe Haudrère, publie ici un texte inédit de La Bourdonnais sur le commerce des Français dans l'océan indien, et particulièrement avec l'Inde : il y est question des réseaux commerciaux, des produits à acheter ou vendre, des particularités des différentes régions, des espoirs et des possibilités des commerçants français. Le plus grand fait d'arme de La Bourdonnais reste la prise de Madras, alors capitale des possessions anglaises en Inde. Cette campagne navale victorieuse fait l'objet du " Journal du Voyage fait aux Indes " de Rostaing.
L'histoire de la Révolution et de l'Empire s'est écrite en tenant compte, entre autres, d'une littérature abondamment produite par les acteurs des années 1789-1815. Mais derrière la célébrité des textes d'une marquise de La Rochejaquelein, d'un baron Marbot ou d'un sergent Bourgogne se cache l'histoire éditoriale de ces ouvrages, parfois rocambolesque, souvent aventureuse, toujours passionnante. À partir de 1814 en effet, des textes des témoins de la Révolution et de l'Empire passent du domaine privé à l'espace public, et contribuent à marquer la culture romantique et l'identité nationale de leurs récits. Forts connus, ces textes n'ont pourtant jamais été l'objet d'une histoire expliquant comment ils sont devenus des livres. La façon dont les témoins ont mis par écrit leurs souvenirs est pourtant riche d'enseignements sur la portée des événements révolutionnaires et impériaux. Elle éclaire aussi le rôle de la mémoire dans la culture romantique, politique et nationale du XIXe siècle. Elle révèle comment les héritiers de ces acteurs se sont sentis à leur tour investis de la mission de transmettre aux générations futures des témoignages dont certains n'étaient initialement voués qu'à exister dans un cercle privé. Natalie Petiteau se livre ici à une étude systématique des processus de mise par écrit et de publication des mémorialistes de la Révolution et de l'Empire, en mettant toutefois l'accent sur les témoins des années impériales, plus nombreux et plus célèbres. Quelques études de cas montrant par ailleurs l'apport de ces textes aux historiens prolongent ce travail.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé « l'Inde entrevue », est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume « Les relations bilatérales » est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif ) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly."
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.