- Moi, dit Moustarab, Si j'avais une fille, je ne commettrais pas la même bêtise que M'zé Hadji... - Quelle bêtise? s'écrie le vieillard à s'arracher les poumons, M'zé Hadji n'a commis aucune bêtise. Il a choisi un mari pour sa fille mais Allah en a décidé autrement! - Moi en tous cas, soutient Moustarab mordicus, je ne donnerais pas ma fille de dix-sept ans à un homme de... Le patriarche se lève brusquement et brandit sa canne: - Attention à ce que tu vas dire, fils d'excréments! Attention! D'ailleurs, qui es-tu, toi, pour parler en public? Hein? Fais ton anda d'abord avant d'ouvrir ta bouche qui sent le boeuf mort! Vous êtes une génération perdue! Tu m'entends, espèce de charogne? Tu appartiens à une génération qui pousse sans respect, ni morale!" Le anda, mariage traditionnel, régit la société comorienne. S'il fait le bonheur des uns - les hommes qui acquièrent un noble statut social et la famille qui voit son honneur agrandi - il engendre des victimes: ces jeunes filles contraintes d'accepter un mariage imposé par leur famille. Dans Le Sang de l'obéissance, dialoguent la désolation et la réclusion de Fatma, dix-sept ans, forcée d'épouser Toufik âgé de soixante ans. Le Sang de l'obéissance est écrit pour que parle le silence.
Nombre de pages
113
Date de parution
03/05/2000
Poids
168g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738441997
Titre
Le sang de l'obéissance
ISBN
2738441998
Auteur
Hatubou Salim
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
168
Date de parution
20000503
Nombre de pages
113,00 €
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Résumé : J'ai dit comme ça : - Jellounah, vraiment, t'es compliquée ! Tu sais comme moi que les Comores, c'est crise, sauf pour politichiens qui ont ventres comme volcan Karthala, grosses voitures et belles maisons. Moi, mon père n'a pas travail et ma mère vend bidons essence. Ils n'ont pas argent ! - Hé, Issou, arrête de pleurer comme chèvre qui accouche ! Vraiment là, tu es comme Râpe-Cocos, tu manges en pleurant ! Tu te plains, tu te plains, mais si tu fais pas efforts, à quoi bon la vie ? C'est vrai, école publique c'est mort. Normal, enseignants pas payés depuis des mois. Vas-y à école privée ! - Tsifude ! que j'ai fait. Comment payer école privée ? - Aide-toi et ciel t'aidera même ! a répondu Jellounah. Mais ciel n'est pas bailleur de fonds de mon pays, alors il veut pas aider. Donc, je suis devenu vendeur d'unités. C'est quoi même vendeur d'unités ? Lis livre, tu sauras. Nous, on était des enfants mais comme hommes politiques ont mangé tout pays, nous sommes devenus démons. Alors faut pas s'étonner que si tu plantes orties, tu récoltes grattage de fesses ! Obligé ! C'est moi Issou, âgé de douze ans de misère qui dis ça. Mon histoire là, c'est à se cogner la tête contre baobab même !
Nous restions pendus aux lèvres de grand-mère, conteuse aux charmes d'argent. Elle contait telle histoire comme si elle était l'héroïne ou un témoin. Les Comores, îles de l'Océan indien, sont riches de contes et de légendes. Jadis, tout le monde se retrouvait la nuit et une voix s'élevait pour faire voyager l'assistance dans un monde imaginaire...
Rabah et Karim sont nés et vivent à "Belle Ile", quartier Nord de Marseille. Lorsqu'ils obtiennent leur diplôme universitaire de technologie en techniques de commercialisation, ils pensent trouver rapidement et facilement un emploi. Ensemble, ils vont découvrir les dures réalités du marché du travail : exploitation, mensonges, précarité et surtout ségrégation raciale. Aspiré par le chômage et l'exclusion, le jeune Karim perd tout espoir et dérape. Mais jusqu'où glissera-t-il ?
J'avais retrouvé mon enfance à Milépvani, aux Comores. Ma grand-mère maternelle me raconta ses plus beaux contes. Je devais partir pour Marseille, la ville de ma deuxième enfance. Sur le chemin de Milépvani, en m'en allant, chaussé de drôles de babouches, je rencontrai des vieillards qui me firent don des histoires que renferme ce livre. Je vous les confie, mais souvenez-vous : transmettez-les, car qui a une chèvre et une chèvre détient deux chèvres, qui a un conte et un conte détient trois contes. Moi, je rejoins les Ancêtres. Que la paix soit sur vous !
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.