L'art comme autobiographie de la subjectivité absolue. Schelling, Balzac, Henry
Hatem Jad
ORIZONS
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EAN :9782296087255
La thèse de cet ouvrage est que 1'art est une expression de la subjectivité, non seulement de la subjectivité relative, déjà psychologisée et mêlée au monde, mais tout autant et primordialement, de la subjectivité humaine absolue que la démarche transcendantale s'efforce, sinon de mettre au jour, du moins de cerner. I.'entreprise de l'auteur s'appuie sur Schelling qui a su découvrir dans le produit de l'art le "fruit de la conjonction des deux activités du psychisme conscient et inconscient, sur Balzac chez qui, en dépit du parti titis réaliste, émerge le projet de donnera voir la cause dans l'effet, soit l'âme à travers le corps, et sur Michel Henry qui conçoit l'art comme une phénoménologie, un rendre visible. Les résultats de l'analyse sont appliqués st la théorie de la littérature fantastique."
Nombre de pages
177
Date de parution
08/01/2010
Poids
190g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296087255
Titre
L'art comme autobiographie de la subjectivité absolue. Schelling, Balzac, Henry
Auteur
Hatem Jad
Editeur
ORIZONS
Largeur
135
Poids
190
Date de parution
20100108
Nombre de pages
177,00 €
Disponibilité
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Si l'amour est un excès, il se donne à comprendre comme extase, décentrement et aliénation. Le discours de l'amour a confié à la poésie le soin de décrire ces élancements. L'auteur a ici convoqué des poètes de plusieurs aires culturelles, le tout étant placé sous l'égide de Shakespeare et Louise Labé auxquels deux chapitres sont consacrés.
La morale est plus importante que l'arithmétique ", disait Leibniz de qui est largement inspiré cet ouvrage qui examine un type très particulier du rapport des mathématiques et de la charité. En ce qu'il a d'évident, ce rapport est inessentiel : la charité ne calcule pas. C'est dans un sens second, mais non moins vital, qu'elle se lie aux mathématiques. Sans être elle-même nombrée, elle s'adonne au calcul des miettes. Il lui arrive de donner un presque rien qui est tout et prend garde à ne pas briser un roseau froissé. Elle calcule le fort peu en vue d'octroyer l'infini et de contrer la réduction au néant qui menace l'être et la conscience. L'ouvrage peut se lire non seulement comme un croisement de la Bible et de Leibniz, mais tout autant comme un essai sur Stevenson, Cocteau et Matheson. Les fictions, dit le philosophe, si bizarres soient-elles " ont leur usage dans la spéculation pour bien connaître la nature de nos idées "
Ce livre expose, sous le nom de "Poétologie première", une nouvelle conception de la création poétique fondée sur la mise en évidence d'un contenu transcendantal du poème et de l'idée d'un poème matriciel (où se cherchent les mots). L'acte poétique ?uvre à partir de matrices virtuelles comme l'Eros, la Mort, l'Expérience de l'Eternité et l'Immanence poétique. L'essai forge, sur cette base, les instruments de l'interprétation et, à cet effet, prend comme matière de son illustration des poèmes de Georges Schehadé.
Sans aspirer à être complet, les vingt contributions ici réunies peuvent être lues comme un abrégé de l'histoire du livre, de l'Antiquité au XXème siècle : de la tablette au volume, de la propagation du livre par l'imprimerie à la mise en question de l'autorité de l'Eglise, de la lente émancipation à un potentiel subversif et à son pouvoir énigmatique, de son éclatement à son sacrifice. Le livre est ainsi un point de cristallisation de la culture. Et dans ce domaine, il y a toujours profit de comparer ce qui est à ce qui fut.
Les contributions qui vont suivre examineront, librement, les variations de la temporalité chez certains romanciers du XXe siècle, riche en avatars et en subversion. Petit à petit, le temps devient lui-même un acteur privilégié de l'univers romanesque. Selon le mot de Claude Lévi-Strauss, que Proust n'aurait pas contredit, il accède au statut de " héros du roman ". Si le temps raconte son histoire, c'est qu'il " est né de l'exténuation des mythes ", et même " se réduit à une poursuite exténuante de sa structure. " (Mythologiques, t. III, 1968). Le temps romanesque peut se jouer des lois du temps réel, le contracter ou le dilater, l'accélérer ou le ralentir. Il mélange des segments et des séquences parfois fort éloignés au plan diachronique. Pour avoir été considéré comme un miroir du temps, un Zeit-Spiegel, le temps romanesque devient, au XXe siècle, un Zerr-Spiegel, un miroir déformant. Ainsi que le montrent les études de cet ouvrage, cet effritement ne nuit pas au genre : la liberté de la fiction y puise un renouvellement constant et assure à sa propre création un avenir qui déjoue les lois du temps. Pari gagné à en juger les auteurs de ce volume.
Le journal d'Henri Heinemann est, par excellence un document littéraire : il en a la sensibilité et, souvent, la beauté. Du mitan au viellissement, il y décline un magnifique don d'observation et d'analyse. Des hommes, des femmes, illustres ou inconnus, traversent son existence. Cependant, l'essentiel de cette matière est fait de l'amour qu'il porte aux livres. Claude martin, l'un des éminents spécialistes d'André Gide, emploie, dans sa préface, le mot de "monument" à propos de L'éternité pliée.