Qui donc se sent seul, dans notre société inégale et désabusée. Le réflexe premier est d'éviter la question, de désigner, comme pour s'en défaire, les vieux, les malades, les pauvres, les victimes de la vie, de l'erreur, du hasard. Michel Hannoun ? dont les travaux sur le racisme ont fait date ?, s'appuyant sur une étude spécialement réalisée pour ce livre, montre que le sentiment de solitude traverse de part en part l'ensemble du corps social. Certains se sentent seuls tout en vivant en couple. Et d'autres ne se sentent pas seuls tout en vivant seuls. Tout est complexe, tout est nuance. Le solitaire, ce n'est pas forcément le voisin : c'est sûrement vous, sûrement moi. Pour la première fois en France, un inventaire complet de nos solitudes est ainsi dressé. Et les données objectives, peu à peu, cèdent la place à d'innombrables témoignages bouleversants, patiemment et pudiquement recueillis. Sans jargon, dans une langue accessible, Michel Hannoun évalue le « prix » de la solitude, puis s'applique à en interpréter les figures avec émotion et subtilité. La « solitarité », conclut-il, est et sera le problème majeur de notre époque. A la campagne comme à la ville. Chez les jeunes comme chez les plus anciens. Chez beaucoup d'hommes de quarante ans comme chez les « célibattantes ». Aucun parti, aucun ministère ne saurait refermer ce dossier. Nos solitudes sont notre affaire.
Nombre de pages
288
Date de parution
20/03/1991
Poids
380g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782020130905
Titre
Nos solitudes. Enquête sur un sentiment
ISBN
2020130904
Auteur
Hannoun Michel
Editeur
SEUIL
Largeur
155
Poids
380
Date de parution
19910320
Nombre de pages
288,00 €
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Qui ne s'est pas senti, un jour, seul, isolé, esseulé ... Qui n'a pas connu au moins une fois dans sa vie les affres ou les délices de la solitude ? La solitude qui demeure diversement appréciée selon qu'on est homme ou femme, jeune ou âgé, en ville ou à la campagne, si différemment vécue selon qu'elle est momentanée ou durable, fortuite ou délibérée, acceptée ou redoutée... A partir de multiples témoignages et d'une enquête spécialement réalisée pour son livre, Michel Hannoun expose les facteurs qui, sans nécessairement provoquer la solitude, la favorisent ou l'entretiennent, nous fait découvrir, à travers la variété des comportements et des réactions, l'attitude de celles et ceux qui s'opposent à leur solitude ou qui composent avec elle... Au-delà de l'objectivité de l'enquête et de l'analyse, une approche sensible des solitudes. De nos solitudes.
Les maladies infectieuses ont toujours été parmi les plus grands fléaux de l'humanité. La connaissance des agents infectieux et des mécanismes de défense mis en ?uvre par l'organisme pour les combattre a permis de mettre au point des outils spécifiques pour battre. Le tournant le plus décisif fut la naissance de la microbiologie, science de la connaissance des êtres microscopiques responsable d'une grande partie des maladies transmissibles. L'espérance de vie a fait un bond formidable dès l'application des premières notions d'hygiène et surtout à l'apparition des vaccins. Le principe même de la vaccination est de reproduire artificiellement, avant l'exposition au risque, l'état d'immunité qui suit la maladie en copiant la nature par des moyens n'entraînant pas de danger pour le sujet traité. Les substances actives pour induire l'immunité sont les antigènes et les principaux éléments de la réponse immunitaire sont les anticorps. Les vaccins ont déjà permis d'éradiquer la variole, nous donnent des outils pour faire disparaître la poliomyélite et la rougeole et permettent de réduire considérablement le risque que représentent la plupart des autres maladies infectieuses. On trouvera, dans ce volume, l'histoire de la vaccination, ses grands principes et l'état actuel des réalisations et des projets pour le développement ou l'amélioration des vaccins.
Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
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Disjoindre le sexe et le genre est un geste éminemment moderne, théoriser cette dissociation l'est plus encore.Ce livre est d'une certaine manière l'histoire de ce geste. Il nous mène des grandes entreprises déconstructrices de la Modernité des années 1960-1980 jusqu'au triomphe contemporain de la théorie du genre : de Sartre, Lacan, Deleuze, Barthes, Derrida ou Foucault jusqu'à Judith Butler.Pourtant, parce qu'il s'agit d'un objet aussi fuyant que précieux, le sexe des Modernes est aussi un révélateur. Loin d'être tout à fait commun aux deux espaces intellectuels que sont l'Europe et les États-Unis, il est peut-être témoin de leurs divisions : disputes, équivoques, héritages détournés, et guerres silencieuses ou avouées...Il s'agit ici non seulement d'éclairer des doctrines récentes que la confusion des temps travaille à obscurcir, mais d'explorer ce qui s'est déplacé au tournant des XXe et XXIe siècles entre le continent européen et le continent américain. Transmission ou au contraire fracture ...Car le moment est venu d'interroger le partage du sexe et du genre sous l'angle de son histoire puisque cette histoire est la nôtre, et sans doute plus que jamais.E.M.
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