Qu'est-ce qu'une société juste ? Existe-t-il un modèle de justice capable de s'imposer à tout esprit rationnel, et de maintenir ainsi l'harmonie au sein de la société ? De Platon à John Rawls, nombre de philosophes ont répondu par l'affirmative. Cependant, selon Stuart Hampshire, leurs théories négligent une constante de l'histoire humaine : en tout lieu et en tout temps, le conflit est inévitable, aussi bien dans l'esprit des individus qu'au sein de la société, où s'opposent nécessairement plusieurs conceptions légitimes de la justice. Est-ce à dire que la notion de justice est purement relative ? Non. Selon Hampshire, bien qu'aucun modèle de justice particulier, qu'il soit conservateur, libéral ou socialiste, ne puisse prétendre à l'universalité, la notion de justice présente tout de même un caractère absolu : une société ne peut être juste que si tous les acteurs de la scène politique peuvent faire entendre leur voix, défendre leur propre idée de la justice, et si les conflits inévitables qui les opposent sont réglés selon des procédures rationnelles, équitables et reconnues. Testament politique d'un socialiste sceptique, cet essai séduit à la fois par sa clarté, par son érudition et par l'originalité de son argumentation. Il nous permet de comprendre pourquoi le mot " justice " nous évoque à la fois un idéal universel et une variété irréductible de valeurs et de conceptions morales.
Nombre de pages
117
Date de parution
03/03/2011
Poids
147g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782940427116
Titre
La justice est conflit
Auteur
Hampshire Stuart ; Hirèche Salim
Editeur
MARKUS HALLER
Largeur
130
Poids
147
Date de parution
20110303
Nombre de pages
117,00 €
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Au XXIe siècle, la religion prospère dans le monde entier, malgré son déclin apparent dans certaines parties de l'Europe et de l'Amérique. Depuis toujours, les différents mouvements religieux se livrent une concurrence acharnée pour la richesse et le pouvoir. Dans les faits, les religions sont aujourd'hui des acteurs économiques : elles recrutent du personnel, collectent des fonds, gèrent des budgets et des infrastructures, organisent des transports, motivent leurs employés et transmettent leur message. Dans LA DIVINE ECONOMIE, l'économiste Paul Seabright affirme que les mouvements religieux sont une forme particulière d'entreprise. Ce sont des plateformes qui rassemblent des membres en quête d'épanouissement spirituel, de réseaux d'amitié et de mariage ou d'occasions de faire des affaires. C'est la pluralité des services proposés qui a permis aux religions de se consolider et d'exercer leur pouvoir. Souvent bénéfique pour ses membres, notamment lorsqu'elle leur offre une assurance contre les aléas de l'existence ou un sentiment de reconnaissance, la religion peut aussi être utilisée pour nuire : les dirigeants politiques l'instrumentalisent souvent à des fins autoritaires, et les chefs religieux peuvent exploiter la confiance des croyants afin d'abuser d'eux ou de provoquer des violences à l'encontre de personnes extérieures. Sans prendre parti, Seabright s'appuie sur les résultats récents des sciences économiques et sociales pour montrer comment la religion et la société laïque peuvent coexister dans un monde où certains individus ne ressentent pas le besoin de religion, mais où beaucoup répondent encore avec enthousiasme à son appel.
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